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Comment incorporer les dispositions  du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) dans les systèmes juridiques nationaux des Etats francophones d’Afrique, parties au traité ? La question est au centre d’un rencontre de 3 jours qui se déroule à Lomé depuis mardi. C’est le ministre togolais en charge de la sécurité, Général Damehame Yark et son collègue de la justice, Puis Agbetomey qui ont ouvert la rencontre. C’était en présence du Représentant permanent du Togo auprès de l’Office des Nations Unies, de l’Organisation mondiale du Commerce et des autres Organisations internationales de Genève, Yackoley Johnson.

La Sous-Secrétaire Générale des Nations Unies et Haute-Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement a achevé vendredi sa visite au Togo. Mais quelques heures avant, Izumi Nakamitsu a lancé jeudi  un projet de marquage et de contrôle des armes légères et de petits calibres au Togo et à Madagascar. C’était lors de l’inauguration du nouveau siège du Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement en Afrique (UNREC) à Lomé.

A la suite des Etats de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale, les Lomé États de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe participent depuis jeudi à Lomé à la réunion préparatoire organisée à leur intention par le Centre des  Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC). La rencontre financée par l’Union Européenne vise à aguerrir ces Etats en vue de leur participation à la 3ème conférence de l’Examen du Programme d’Action des Nations Unies sur les Armes légères et de petits calibres (RevCon3) qui aura lieu du 18 au 29 juin 2018 à New York aux Etats-Unis.

Du 18 au 29 juin 2018, les Etats se réuniront à New York pour passer en revue les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action des Nations Unies en vue de prévenir, éliminer et combattre le commerce illicite des Armes légères et de petit calibre sous tous ses aspects (PoA) et l’Instrument International de Traçage (ITI) à la 3e conférence d’examen. Pour mieux participer à ce rendez-vous, les Etats africains se préparent depuis mardi à Lomé à l’initiative du Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC).

Des magistrats, des forces de sécurité, des religieux et chefs traditionnels de la région des plateaux s’approprient depuis mercredi à Atakpamé la mise en œuvre du Traité sur le Commerce des Armes. C’est dans le cadre d’un atelier de plaidoyer pour l’adoption et la vulgarisation de l’avant-projet de loi relatif au régime des armes au Togo qui se déroule jusqu’au 23 février.

Le Colonel Damehame Yark est toujours préoccupé par le fait que des armes soient emportées par les militants de l’opposition au cours des manifestations que connait le  Togo ces derniers mois. Le  ministre de la sécurité et de la protection civile a de nouveau évoqué  lundi le sujet  devant le Secrétariat du Traité sur le Commerce des Armes (TCA). Il  sollicite l’appui  de ce dernier à retrouver ces armes.

Malgré l’adoption en 2013 du Traité sur le Commerce des Armes, des armes sont toujours utilisées par les Africains pour tuer d’autres africains. Et pourtant le continent ne dispose pas de beaucoup de capacités pour en fabriquer. La situation engendre des conflits et des menaces terroristes sans cesse grandissants. Elle préoccupe le Secrétariat du TCA qui a ouvert lundi à Lomé et ce pour trois jours, une session de renforcement des capacités des acteurs africains sur la mise en œuvre du Traité sur le Commerce des Armes (TCA).

Le Togo s'allie au Centre régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) dans la lutte contre la montée du terrorisme et du djihadisme. Avec l'appui de l'institution onusienne, le pays a lancé jeudi à Lomé le projet de marquage des armes au Togo.

Quel cadre légal aujourd'hui au Togo pourra traiter efficacement et convenablement de la problématique du trafic des armes à feu et autres matériels connexes? Des experts nationaux et internationaux tentent de trouver la solution. Réunis en session de travail mardi à Lomé, ils sont à pied d’œuvre pour actualiser le cadre législatif togolais sur l'utilisation des armes.

OTR