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Les habitants de Siou ne décolèrent pas. Ils ont de nouveau battu les pavés lundi pour réclamer le corps du colonel Bitala Madjoulba assassiné dans la nuit du 3 au 4 mai dernier. La manifestation a pris de l'ampleur avec la participation des populations du canton de Koka, Tenega, Niamtougou et de Baga. Gerry Taama, député, natif du milieu et parent du feu Col Madjoulba soutient le mouvement.

Des organisations de Défense des  Droits  de  l’Homme (ODDH)  ont dressé jeudi un tableau peu reluisant sur la situation des droits de l’homme au Togo ces derniers temps. Pour ces organisations, les bavures policières pendant le couvre-feu et la tuerie du colonel Bitala Madjoulba ont rendu remarquable la violation des droits ces jours-ci dans le pays. Préoccupées plus de la mort de l’officier supérieur des FAT, elles demandent à la famille éplorée de porter plainte et exigent du gouvernement des analyses balistiques sur la balle retrouvée dans le corps du défunt.

L’assassinat du Colonel Bitala Madjoulba continue de susciter plusieurs réactions. La nomination 24 heures après de son successeur également. Si plusieurs ont jugé cette nomination incompréhensible alors même que les circonstances du drame ne sont pas encore élucidées, pour Gerry Taama, elle renforce la théorie du complot.

L’assassinat du Colonel Bitala Madjoulba continue de défrayer la chronique. Jeudi, les populations de Siou, son village d’origine, ont manifesté leur mécontentement et exigé qu’une lumière soit faite sans délai. Réagissant sur le sujet, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) invite les autorités togolaises à ouvrir une enquête appropriée.

En attendant que la lumière soit faite sur l’assassinat du Colonel Bitala Madoulba, le 1er Bataillon d’intervention rapide (BIR) a un nouveau responsable. Les charges de Chef corps ont été confiées au Lieutenant-Colonel Tchangani Atafai.

La mort lundi  du colonel Bitala Madjoulba embrase, la préfecture de Doufelgou au nord Togo. Jeudi, des habitants de la localité ont envahi les rues  pour réclamer justice au Chef corps du 1er Bataillon d'intervention rapide (BIR). Pour les manifestants, le décès du colonel est une disparition de trop dans l'armée togolaise.

Essolizam Poyodi donne de détails sur la mort du Colonel Bitala Madjoulba. Selon le  procureur de la République, le Chef corps du 1er Bureau d'intervention rapide (BIR) serait victime d'un assassinat.

De quoi le Lieutenant-colonel Madjoulba Bitala est-il mort ? C'est la question que tout le monde se pose depuis que le Chef corps du 1er Bataillon d'intervention rapide (BIR) a été retrouvé mort dans son bureau lundi matin.

Dans un contexte d’insécurité caractérisé par la montée de l’extrémisme violent, les autorités togolaises s’attendent à un rapprochement entre l’armée et la population. Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile appelle à une meilleure collaboration entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations en vue de cultiver la paix et le vivre ensemble pour la prévention d’éventuels conflits. Conscient que les militaires et les civils se regardent en chiens de faïence, le Général Damehame Yark veut travailler pour résoudre la crise de confiance et le manque de collaboration. Des dialogues civilo-militaire sont en vue.

La Cohorte de djihadistes qui s’est installée depuis peu sur le territoire togolais est en débandade. Les forces de défense et de sécurité togolaises sont à leur trousse dès l’alerte donnée par les autorités burkinabé. Les recherches minutieuses ont permis de mettre la main sur une vingtaine de présumés terroristes il y a environ 2 semaines. Conséquemment, le dispositif militaire est renforcé dans le nord du pays.

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