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Togo: le pouvoir offre le dialogue, l’opposition appelle à maintenir la pression

By November 08, 2017 177

Devant la presse dans la matinée de mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l'opposition a fait le point de la manifestation de mardi à Lomé et dans les localités de l'intérieur du pays. Le regroupement a dénoncé la situation qui prévaut à Sokodé et à Bafilo et appelle les populations togolaises à maintenir la pression.

Lundi dernier, le gouvernement a annoncé à travers un communiqué, un certain nombre de mesures devant décrisper le climat sociopolitique. Parmi ces mesures, la libération de 42 personnes arrêtées dans le cadre des manifestations populaires, la restitution des motos saisies, la levée du contrôle judiciaire dont faisait l’objet le Chef de file de l’opposition. Par la même occasion, les autorités togolaises ont annoncé l’ouverture prochaine d’un dialogue avec toute la classe politique pour solder la question des réformes constitutionnelles.

Se prononçant sur le sujet, la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a dénoncé la duplicité du gouvernement togolais qui libère une partie des personnes arrêtées et détient les autres « aussi arbitrairement arrêtés ».

En vue d’obtenir la libération de l’ensemble des partis de l’opposition encore dans les centres de détention, le regroupement de l’opposition invite les populations togolaises à maintenir la pression dans les rues. Le but, dit-on, est de faire plier complètement le régime de Faure Gnassingbé.

En outre, la coalition avance qu’il n'est pas question pour l’heure de suspendre les manifestations de rue, même quand il s’agira d’aller dialoguer avec le pouvoir.

« Nous ne sommes pas contre le dialogue. Mais nous allons maintenir la pression », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, la coordinatrice de la Coalition.

Intervenant également dans le cadre de la conférence de presse, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l'opposition estime que les mesures dont se vante le gouvernement ne doivent pas être sélectives mais doivent prendre en compte tous les prisonniers politiques.

« Si le gouvernement veut vraiment apaiser la situation, il doit libérer tous les détenus politiques, surtout les jeunes manifestants, sans exception aucune », conditionne le patron de l’ANC.

Pour sa part, Tchatikpi Ouro-Djikpa, Conseiller de Tikpi Atchadam a regretté que Dr Kossi Sama, Secrétaire général du parti PNP et l'imam de Sokodé, Hassan Mollah ne soient pas concernés par la mesure de relaxe adoptée par le gouvernement.

La coalition de l’opposition qui a démarré mardi une manifestation de trois jours, est encore dans les rues ce mercredi et sera également là jeudi.

OTR