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Klassou invite l’opposition à oublier la rétroactivité et à être légaliste

By October 01, 2017 67

Komi Selom Klassou a enfilé dimanche le manteau du cadre d'Union pour la République (UNIR) et a présidé un meeting de sensibilisation du parti sur les réformes institutionnelles et constitutionnelles dans le Haho. L'exercice du Premier Ministre a consisté  à expliquer aux militants, sympathisants de Notsè comment et pourquoi les réformes politiques  trainent tant depuis 11 ans. Plusieurs autorités traditionnelles notamment le roi Agokoli IV, des ministres du gouvernement et d'autres cadres d'UNIR ont pris part à la séance de sensibilisation.

C'est devant les militants de Haho, Selom Klassou a révélé selon lui, ce qui constitue le point d'achoppement de la non-opérationnalisation des réformes politiques depuis 2006.

Le Chef du gouvernement indique que le Président Faure Gnassingbe est le premier à souhaiter et à travailler pour l'effectivité des réformes.

"Déjà en 2006, il a fait assoir les acteurs politiques qui a débouché sur l'APG où il était convenu d'un gouvernement d'union nationale pour la mise œuvre des réformes. Mais malheureusement certains partis de l'opposition avaient refusé  d'y participer. Pour faire court, il y a eu un dialogue  en 2014 entre les partis parlementaires et qui portait sur les articles 50 et 60, relatifs à la limitation du nombre de mandat présidentiel et au mode du scrutin. Là une partie de l'opposition avait exigé la rétroactivité, d'où le malentendu", a éclairé le natif de Haho avant d'ajouter " Le B-A-B, en droit c'est que  la loi dispose pour l'avenir, la rétroactivité non".

M. Klassou qui pense que retourner à la Constitution de 92 serait faire une certaine légèreté dans la lecture du droit  constitutionnel  rappelle  que la Constitution de 92 révisée  n'est pas la première que le Togo a connue.

Il a indiqué que la première constitutionnelle togolaise qui datait du 14  avril 1961, en son article 33 disait" Le Président de la République est élu au suffrage pour sept (7) ans. Il est réeligible. Alinéa 2: le Président est élu au scrutin uninominal majoritaire à un tour.

"En clair, une constitution n'est pas immuable. C'est la volonté et l'exigence d'une génération et au fur du temps compte tenu des préoccupations d'autres peuvent lui apporter une modification", a-t-il conclu.

Selom Klassou avance que le référendum pourrait être une sortie de crise après le vote au 2/3 du projet de loi portant modification de la constitution.

« Si on est légaliste, il faut qu’on se prépare pour le référendum pour donner la parole au peuple… Chacun doit se plier à la loi constitutionnelle », a-t-il dit.

Pour le Premier Ministre, le pouvoir est prêt à dialoguer avec l'opposition un peu comme l'a souhaité Antonio Guterres pour parvenir un à  consensus.

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