Les mesures du gouvernement contre les violences liées à la transhumance Featured

Written by  Fév 26, 2016

Les ministres en charge de l’agriculture, Ouro-Koura Agadazi, de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehame et de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi ont réagi vendredi les affrontements en cours entre les populations autochtones et des éleveurs nomades arrivés au Togo dans le cadre de la transhumance 2016.

En effet, la transhumance 2016 a démarré officiellement le 30 janvier dernier. Le gouvernement dit constater que le démarrage de cette campagne est malheureusement émaillé d’incidents graves entre les populations autochtones et les bouviers transhumants contrairement aux objectifs visés par le plan opérationnel de gestion de la transhumance.

Les trois ministres notent que des violences aigues avec morts ont été signalées par endroits notamment dans le canton d’Agbélouvé dans la préfecture de Zio où deux personnes ont été abattues à bout portant par des bouviers transhumants entraînant des actes de vandalisme sur les édifices publics et les animaux et le déplacement de plus de 50 personnes actuellement protégées par la brigade de la Gendarmerie de Notsè.

Dans le canton d’Agou-Yiboe, dans la préfecture d’Agou, un agriculteur a été tué par balle par individu non encore identifié entrainant des représailles sur les troupeaux de bovins dans la localité, indiquent les ministres qui relèvent également que des troubles sociaux liés à la transhumance ont été enregistrés le 15 février 2016 à Tchalo et à Guerin-Kouka, respectivement dans les préfectures de Tchaoudjo et de Dankpen entrainant l’abattage de plus de 50 bœufs.

De plus, il est noté que dans la préfecture de Haho, les troupeaux transhumants ont dévasté les champs des populations occasionnant des altercations communautaires.

« Au regard de ce climat tendu, le gouvernement décide de lancer, à travers le comité national de la transhumance, une campagne d’identification et d’enregistrement systématique des bouviers transhumants sur l’ensemble du territoire national », ont annoncé vendredi les trois ministres dans un communiqué conjoint.

A cet effet, il est demandé impérativement aux bouviers transhumants de se faire enregistrer du 1er au 15 mars 2016 au niveau des postes vétérinaires le long des frontières et aux brigades de gendarmerie à l’intérieur du pays.

« Passé ce délai, des contrôles inopinés des services spécialisés seront effectués et tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi », prévient le gouvernement.

Sur les actes ignobles qui ont été commis dont les morts d’hommes, le gouvernement rassure les populations et précise que des investigations sont en cours pour rechercher et punir sévèrement ces criminels.

Le gouvernement présente ses condoléances aux familles éplorées et appelle les populations autochtones au calme.

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