1er BIR: "la nomination d'un chef renforce la théorie du complot", Taama

Written by  Mai 08, 2020

L’assassinat du Colonel Bitala Madjoulba continue de susciter plusieurs réactions. La nomination 24 heures après de son successeur également. Si plusieurs ont jugé cette nomination incompréhensible alors même que les circonstances du drame ne sont pas encore élucidées, pour Gerry Taama, elle renforce la théorie du complot.

Le président du Nouvel engagement togolais (NET) reconnaît les compétences du nouveau Chef de corps du 1er Bataillon d’intervention rapide (1er BIR). Le Lieutenant-Colonel Tchangani Atafai a été nommé 24 heures seulement après la découverte du corps sans vie de son prédécesseur dans son bureau se trouvant au sein du camp.

« Je connais le lieutenant-colonel Atafai, qui est un ancien de Saint cyr. C'est un officier talentueux et sa valeur n'est pas mise en cause. C'est plutôt le timing de cette nomination qui pose problème », écrit Gerry Taama.

L’ancien officier des Forces armées togolaises (FAT) s’indigne du fait que la nomination du remplaçqnt ait lieu alors qu'il n'y pas encore de communication officielle, que la famille n'a pas encore réceptionné le corps de leur parent, que les obsèques ne sont pas organisés.

« … En pays nawda, un guerrier mort violemment est enterrés en procédure d'urgence, alors donc que rien n'est encore fait, on se précipite pour nommer un remplaçant », s’indigne-t-il.

 

Plus offusquant pour Gerry Taama est le fait que le 1er acte administratif à l'issu d’un tel drame soit la nomination d'un nouveau commandant. Ceci alors que plusieurs unités dans notre armée ont passé parfois « des années avec un adjoint assurant l'intérim du commandement, ou au pire des cas, l'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé ».

« Nous ne sommes pas non plus en temps de guerre pour qu'il y ait un besoin opérationnel d'un nouveau chef rapidement. Si vous vouliez renforcer la théorie du complot et exacerber la colère de ceux qui se considèrent comme héritiers du colonel Madjoulba, vous ne pouviez pas mieux faire », conclut ce militaire devenu homme politique.

Faut-il encore le rappeler, le Colonel Bitala Madjoulba a été assassiné dans la nuit du 3 au 4 mai dernier dans des circonstances encore mystérieuses. L'homme de son corps révèle qu'il a été mortellement atteint par une balle. 

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