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Gilbert Bawara Gilbert Bawara © EMMANUEL PITA

Dialogue, Coalition, Manifestations: Gilbert Bawara se prononce et donne des indications Featured

Written by  Mar 21, 2018

Le ministre togolais de la fonction publique se prononce sur les dernières évolutions de la situation politique et confirme la reprise imminente du dialogue politique inter-togolais tout en répondant sèchement à Tikpi Atchadam et au PNP. Pour Gilbert Bawara, les violons se sont accordés entre le gouvernement togolais et la facilitation. Se prononçant sur la « logique guerrière » de Tikpi Atchadam qui a appelé le Nigéria à intervenir militairement au Togo, l’homme de confiance de Faure Gnassingbé juge que cet appel n’émeut guère. Et aux rumeurs de frictions et de désaccords au sein de la coalition, M. Bawara n’y accorde aucune importance et souhaite que les discussions de fond puissent permettre au Togo de sortir de la passe actuelle afin de retrouver le chemin du développement économique et du progrès social. Il livre par ailleurs, la nouvelle logique que compte adopter le gouvernement en ce qui concerne la gestion des manifestations publiques à l’issue du dialogue.

La visite effectuée lundi dernier à Lomé par le ministre ghanéen chargé de la sécurité nationale, Albert Kan-Dapaah a déblayé le terrain pour la prochaine reprise des discussions entre les protagonistes de la crise togolaise.

Le porte-parole du gouvernement togolais indique que les contacts sont permanents et quasi quotidiens avec l’équipe de la facilitation surtout lorsque des sujets de préoccupation surgissent.

Aucune manifestation de rue avant la reprise du dialogue

Le ministre Kan-Dapaah, principal collaborateur de Nana Akufo-Addo dans le cadre de la Facilitation était arrivé à Lomé le lundi dernier en qualité d’émissaire du Chef d’Etat ghanéen auprès des autorités togolaises. A ce titre, il a eu de manière primordiale, des concertations et échanges préalables avec les autorités togolaises. A la suite, il a rencontré la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise.

« Nous avons eu plusieurs entretiens avec le ministre Kan-Dapaah lors de son passage ce lundi 19 mars. Cela a permis de faire le point de la situation. Les discussions se sont focalisées sur la nécessité impérieuse pour tous les acteurs de préserver le climat d’apaisement actuel en respectant la suspension des manifestations et surtout l’importance de reprendre sans délai les discussions de fond dans le cadre du dialogue politique. Sur ces deux points essentiels, les violons se sont accordés avec l’envoyé du président ghanéen », confie Gilbert Bawara à Togo Breaking News.

En conséquence, le ministre togolais de la fonction publique annonce que les pourparlers reprendront dans les dix jours qui viennent, précisément avant la fin du mois de mars. Il ajoute qu’aucune manifestation de rue ne saurait avoir lieu d’ici cette reprise.

« Cette position constante de la facilitation conforte et réconforte le gouvernement dans sa sérénité, dans son engagement et sa détermination à faire aboutir la dynamique de dialogue en cours », dit-il.

La Coalition de l’opposition, Tikpi Atchadam et son appel à une intervention militaire

Les incompréhensions qui se sont révélées ces derniers jours au sein de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne préoccupent pas Gilbert Bawara. Ce ponce du pouvoir de Faure Gnassingbé déclare n’accorder aucune importance aux frictions et divisions au sein de la coalition.

« Je ne m’intéresse guère ni à d’éventuels clivages, guéguerres ou dissensions au sein des partis politiques ou regroupements de partis politiques ni aux débats et aux stratégies internes qui peuvent prévaloir en leur sein », estime Gilbert Bawara.

Pour M. Bawara, le gouvernement n’agit pas et ne se détermine pas en fonction de l’atmosphère et de la vie interne au sein de la coalition ou de tout autre parti politique, mais à l’aune de convictions profondes et de l’idée qu’il a quant aux intérêts majeurs du Togo.

« Autrement, nous risquerions de louvoyer au gré des circonstances et des vents souvent inconstants. La vie nationale ne devrait pas être rythmée au gré des péripéties et des faits divers », considère-t-il.

Par contre, le ministre n’a pas manqué de se prononcer sur le récent appel lancé par Tikpi Atchadam au Nigéria pour une intervention militaire au Togo. Une sortie que Gilbert Bawara considère comme s’inscrivant dans des logiques menaçantes et guerrières. Pour lui, ces actions qui seraient projetées par le Parti national panafricain (PNP) n’émeuvent aucunement le gouvernement.

« D’autres leaders n’ont cessé, depuis l’ouverture du dialogue, de proférer des menaces en agitant la relance des manifestations comme un chiffon rouge ou un épouvantail. Face à ces attitudes, il est important d’avoir à l’esprit que certaines choses ne se reproduiront plus. Le 19 août 2017, notre pays a échappé de peu à une tentative de déstabilisation, un véritable coup de force orchestré par des forces obscures en lien avec le PNP. Cette conspiration aurait pu emporter les institutions démocratiquement établies, plonger notre pays dans l’instabilité et ouvrir la voie à toutes les aventures n’eussent été le professionnalisme des forces de sécurité et leur sang-froid », affirme M. Bawara.

Le ministre de la fonction publique relève que les forces de sécurité ont été l’objet d’agressions et d’attaques d’une rare violence surtout à Sokodé de la part des militants du PNP, « dans une tentative vaine de provoquer des tueries et de déclencher un déferlement et une insurrection populaires ».

« Tôt ou tard, les auteurs de ce coup et leurs commanditaires auront à en répondre. Depuis lors, notre pays et de nombreux concitoyens ont payé un lourd tribut, avec d’affreuses violences et des exactions perpétrées en marge des manifestations, sans oublier les graves dommages et préjudices causés à l’économie nationale », ajoute-t-il à ce sujet.

Le porte-parole du gouvernement note que les Togolais sont foncièrement attachés aux libertés démocratiques et aux droits politiques. Les libertés de rassemblement, d’opinion et de manifestation sont, dit-il, consubstantielles à la démocratie, aux droits fondamentaux et aux principes de l’Etat de droit. Selon Gilbert Bawara, rien ne sera fait ou entrepris qui consacrerait des atteintes inadmissibles aux droits politiques et aux libertés démocratiques.

Dans le même temps, il avance que les Togolais sont aussi attachés à leur liberté et leur droit de vaquer à leurs occupations et activités sans entraves excessives. A ce sujet, il estime que le droit au développement et les droits économiques et sociaux constituent également des libertés et des exigences essentielles procédant de notre loi fondamentale et consacrées par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

« Il n’existe pas un seul citoyen qui n’aspire à la prospérité, au progrès économique et social de notre pays et au bien-être partagé pour tous et chacun. Nous ne pouvons donc plus, à l’avenir, épiloguer sur la question des manifestations sans tenir compte de tous les enjeux et défis d’intérêt national, notamment des considérations et des facteurs que je viens d’évoquer. Et c’est le rôle et la responsabilité de l’Etat que d’y veiller », déclare M. Bawara qui explique que même à l’issue du dialogue politique, les autorités vont agir différemment dans le sens de la réalisation et de la sauvegarde des aspirations et des intérêts majeurs du pays.

Une réponse adaptée à toute initiative préjudiciable aux intérêts majeurs du Togo

De façon claire, le ministre togolais de la fonction publique prévient que toute initiative ou action inappropriée et préjudiciable aux intérêts majeurs du Togo ou aux aspirations profondes des togolais, quel qu’en soit les auteurs, fera désormais l’objet d’une réponse adaptée.

 « Certaines situations ne doivent plus se reproduire et toutes les dispositions seront prises pour dissuader ceux qui y seraient tentés. Nous agirons fermement pour ôter à certains l’envie de récidiver et de rééditer certaines scènes qui visent à installer la chienlit », nous confie Gilbert Bawara.

Le ministre explique que concernant la question des manifestations, l’Etat doit agir avec une double exigence : respecter et préserver les libertés démocratiques et les droits politiques sans toutefois porter préjudice à l’ordre public, mais aussi prévenir et éviter tous les actes et agissements susceptibles de compromettre et de contrarier d’autres valeurs, aspirations et droits tous aussi fondamentaux.

Gilbert Bawara croit que de larges franges de la population togolaise aspirent plutôt à la tranquillité et à la paix, en dehors « des postures et des discours populistes et démagogiques qui procèdent de la surenchère ». Ces franges, précise-t-il, font également partie du peuple et éprouvent des frustrations et des exaspérations face aux intimidations et aux menaces de certaines tendances politiques.

« Ces concitoyens et ces franges de notre population méritent aussi d’être entendus. C’est ce que l’Etat fera », a-t-il martelé.


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Last modified on mercredi, 21 mars 2018 16:48
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