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Tikpi Atchadam laisse une porte ouverte au dialogue mais met en garde Featured

Written by  Sep 28, 2017

Le leader du Parti national panafricain (PNP), contraint au maquis ces derniers jours a opéré une nouvelle sortie jeudi. Tikpi Atchadam qui s’est fait discret depuis les manifestations des 6 et 7 septembre a annoncé que la coalition de l’opposition togolaise tient de nouvelles manifestations les 4 et 5 octobre prochains et que ces manifestations seront « décisives ». Il est également revenu sur les multiples appels au dialogue lancés ici et là, les accusations d'intégrisme portées contre son parti et sur la question du référendum.

Reçu jeudi sur Taxi FM, Tikpi Atchadam, contrairement à sa dernière sortie sur Rfi, n’est plus fermé à l’idée d’un dialogue avec le pouvoir.

« Ce serait illogique que des pacifistes que nous sommes rejettent une idée de dialogue pacifique », dit-il. Toutefois, le président du PNP avance que « le dialogue permet au dictateur de gagner du temps » et que l’opposition togolaise n’a pas enclenché les mouvements pour obtenir un dialogue.

Pour lui, l’opposition ne discutera pas pour discuter mais tout dépendra de l’ordre du jour des discussions. Il précise par ailleurs qu’il ne discutera pas des détails de la Constitution de 1992.

Me Atchadam annonce que l’opposition togolais est disposée à continuer les manifestations de rue jusqu’à satisfaction de ses revendications.

« Si rien ne bouge, c’est qu’on n’est pas encore arrivé au chiffre critique qui va faire basculer les choses. Et on va continuer jusqu’à  arriver à ce chiffre critique », a-t-il prévenu.

'Ce sera leur Constitution contre la nôtre'

Le leader du PNP accuse le régime togolais de ne pas vouloir l’alternance au Togo et de la retarder. Pour lui, ce que propose le gouvernement en réalité à travers son projet de loi et le référendum qu’il envisage, n’est qu’une monarchie et la mise du compteur à zéro.

« Le peuple togolais n’est pas prêt d’accepter cela. Ce sera leur Constitution contre la nôtre… En 2017, on veut nous imposer une monarchie, un pouvoir à vie. Depuis le 19 août, le chef de l’Etat n’a pas ouvert la bouche. Ce qui veut dire qu’il s’en fout peut-être. S’il s’en fout, pourquoi il s’intéresse au pouvoir et s’y accroche ?», a-t-il averti.

Tikpi Atchadam compte mobiliser davantage de togolais dans les rues la semaine les 4 et 5 octobre prochains. Et pour lui, la minorité qui s’accapare des richesses du Togo ne peut pas avoir le peuple togolais à ses côtés.

« Il y a une différence entre les manifestations. D’un côté, on vient en bus, bien véhiculé, on reçoit 5.000 francs par tête et puis on ne craint pas la police et la répression. De l’autre, les gens viennent volontairement, ils ne reçoivent pas un seul franc et c’est même là qu’ils sont les plus nombreux. L’opposition a manifesté à Lomé, à Dapaong, Mango, Kara, Bafilo, sokodé, Tchamba, Kpalimé, en Afrique et ailleurs dans le monde. Le RPT/UNIR a manifesté seulement dans un coin de Lomé…», a-t-il affirmé.

Comme pour mobiliser dans le camp du pouvoir, Me Atchadam indique que le travail que l’opposition fait actuellement contribue à libérer les candidatures au niveau du parti au pouvoir.

« … Si aujourd’hui le pouvoir de Faure Gnassingbé s’en va, on verra des dizaines de candidatures au sein d’UNIR. Nous travaillons à les libérer et ils le savent », a-t-il ajouté.

'Ils veulent nous armer... nous n’en voulons pas'

Répondant aux accusations portées contre sa formation politique considérée comme un parti intégriste, Tikpi Atchadam accuse le régime de Faure Gnassingbé d’être « sourd-muet et aveugle » qui cherche des ennemis à abattre.

« Ils veulent coûte que coûte des ennemis à abattre, voilà pourquoi ils passent par tous les moyens pour nous armer. Nous n’en voulons pas. Nous croisons les bras pour une lutte pacifique mais ils veulent nous tendre des armes. Nous avons mis deux ans à former nos militants au pacifisme. Le terrain de la violence, c’est leur terrain et comme ils ne nous voient pas sur ce terrain, celui de la violence, ils sont mal à l’aise. Ils savent que tout ce qu’ils racontent est faux et ça me fait rigoler », dit-il.

L’opposant dit ne pas comprendre non plus pourquoi le pouvoir taxe l’Islam togolais d’Islam intégriste. S’il salue la sortie de la Conférence des Evêques du Togo, il fustige celle de l’Union Musulmane du Togo qui serait inféodée au parti au pouvoir.

Last modified on jeudi, 28 septembre 2017 15:04

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