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Me Yawovi Agboyibo accuse le régime de Faure Gnassingbé © Republicoftogo

Me Yawovi Agboyibo accuse le régime de Faure Gnassingbé Featured

Written by  Aoû 15, 2017

Me Yawovi Agboyibo est persiste dans sa position sur la question des réformes politiques: elles doivent être faites selon les prescriptions de l’Accord politique global (APG) signé en août 2006 à l’issue d’un dialogue qu’il a présidé. Et selon l’ancien Premier Ministre togolais, le gouvernement a renforcé le doute sur sa sincérité à procéder aux réformes politiques prescrites par l’APG avec la  création de la commission de réflexion sur les réformes, actuellement en tournée en région pour recueillir les avis des populations sur la façon de reformer l’organisation politique de l’Etat.

Dans une interview qu’il a accordée à Republicoftogo, le Président du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) rappelle au pouvoir de Faure Gnassingbé que la crise que le Togo a traversée durant des années a pour origine le système institutionnel de gouvernance du pays.

« Je crains que le pays ne renoue avec ces tristes pages si le gouvernement ne se décide à se conformer au cadre prévu par l’APG  pour opérer les reformes politiques dont le Togo a besoin pour s’ériger en un Etat de droit qui soit à l’abri de toute forme d’arbitraire et/ou aucun dirigeant ne puisse être au-dessus des lois et du peuple », dit-il.

Pour le leader du CAR, la demande selon laquelle il faut faire les réformes via l’APG n’est pas un simple souhait mais une légitime revendication de respect des engagements souscrits par le gouvernement. 

« C’est également par erreur que d’aucuns tentent de faire croire, comme s’il était assorti d’un délai de mise en œuvre, que l’APG serait dépassé, frappé de caducité. Une telle prétention est d’autant plus inexacte que dans le décret du 3 janvier 2007 portant création du cadre juridique de négociation des réformes politiques en suspens, le gouvernement de transition avait prévu que toute formation politique qui a un élu à l’Assemblée nationale ou qui a recueilli 5% des suffrages nationaux aux élections législatives, soit habileté à y siéger. Quand bien même un ou plusieurs de ses signataires viendraient à disparaitre, l’APG ne subsisterait pas moins pour autant », déclare Me Agboyibo qui ajoute que le gouvernement cherche à se dérober au devoir de mettre en œuvre l’APG.

L’ancien Premier Ministre de Faure Gnassingbé préconise un dialogue d’application des points de l’APG concernant les réformes institutionnelles et constitutionnelles afin de parvenir au consens sur la question.

S’agissant de la méthode pour arriver à la réalisation des réformes, Me Agboyibo préconise l’instauration entre les protagonistes d’un état d’esprit sain’.

Abordant les mésententes et rivalités entre les partis politiques de l’opposition, le Président du CAR soutient que cela n’a rien d’anormal et que cela relève de l’essence de l’action politique. L’important, pour lui, est de s’efforcer de comprendre ces rivalités, de déceler leur dessous de façon à être en mesure d’y apporter les solutions appropriées en vue de la réalisation des réformes politiques.

Me Agboyibo soutient que l’APG et le gouvernement transitoire dont il était le chef ont permis au Togo de reprendre la coopération financière et économique avec ses partenaires extérieurs. Mais il accuse le régime de Faure Gnassingbé de ne pas vouloir mettre à profit l’accalmie sociale du moment pour favoriser l’épanouissement des initiatives privées et consolider le changement amorcé en s’attaquant au déficit démocratique caractérisé par le verrouillage des institutions nationales et locales.

Last modified on mardi, 15 août 2017 13:22

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