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Tikpi Atchadam a rejeté mercredi les réformes adoptées le 8 mai dernier par l’Assemblée nationale togolaise. Le président du Parti national panafricain (PNP) qualifie les nouvelles dispositions de « costume tout cousu pour Faure Gnassingbé ». Le leader du PNP condamne l’arrestation de certains responsables de son parti politique qui se retrouvent actuellement en prison. Il appelle à des comités de résistance contre un 4e mandat de Faure Gnassingbé en 2020.

Tchatikpi Ouro-Djikpa a été arrêté samedi par les forces de sécurité du Togo. Le Conseil du président du Parti national panafricain (PNP) serait recherché depuis plusieurs jours. Son arrestation intervient alors que 2 autres responsables du parti ont été jetés en prison en milieu de semaine. Même si les autorités évitent de se prononcer sur l’accusation portée contre les mis en cause, des informations parvenues à Togobreakingnews insistent sur les charges de trouble à l’ordre public, rébellion ou encore  groupement de malfaiteurs. Un dossier consistant aurait été constitué contre le parti et Tikpi Atchadam, son leader, apprend-on.

Tikpi Atchadam mobilise ses troupes pour la manifestation du 13 avril prochain. Dans un long message dans lequel il critique le processus de décentralisation tel qu’enclenché par le pouvoir togolais, le leader du Parti national panafricain (PNP), indique qu’il n’y a pas de démocratie sans alternance au sommet de l’Etat. Et pour parvenir au changement de régime, le guerrier de Kparatao appelle les togolais à sortir massivement pour faire aboutir l’opération « Dzitri-Bonsafo » le samedi prochain. Me Atchadam affirme que ce sera la fin du régime si « chasseur et guerrier » sortent massivement les mains  nues.

Si l’un est introuvable sur le territoire togolais depuis plus d’un an et demi, l’autre parle peu, depuis que la Coalition est éclaboussée par une affaire de 30 millions qu’il a vainement tenté d’étouffer. Mais ces deux frères ennemis ont eu le mérite de tenir tête au pouvoir de Faure Gnassingbé ces 10 dernières années. Il s’agit de Jean-Pierre Fabre et de Tikpi Atchadam. Acteurs importants du regroupement de l’opposition qui a mené la lutte politique ces 18 derniers mois, ils ont également été à l’origine du délitement du mouvement. Désormais, ils se combattent mutuellement par l’entremise de leurs lieutenants. Trois raisons fondamentales expliquent la déchirure entre les deux leaders de l’opposition.

Les actions de Tikpi Atchadam contre le régime togolais découlent d'un agenda préétabli. Après 2015 où il avait vainement appelé à empêcher l’élection présidentielle, le président du Parti national panafricain (PNP) a multiplié les actions de proximité. En décembre 2016, il a tenu un meeting à Tchamba. La rencontre a été sanctionnée par une déclaration dite de Tchamba qui n’est autre que sa feuille de route. Début janvier, Me Atchadam a menacé le pouvoir togolais de dérouler le reste des actions contenues dans cette déclaration. L’objectif est de renverser Faure Gnassingbé et le système au pouvoir, au plus tard en 2020. Voici comment !

Tipki  Atchadam donne un nouveau signe de vie. Le Président du Parti National Panafricain (PNP) qui  s’est éclipsé durant la période de la gestion de la crise togolaise par la CEDEAO a réagi mardi sur les dernières actualités nationales. M. Atchadam dans son adresse à la nation qualifie les législatives du 20 décembre de honte. Il soutient que le scrutin était « un référendum sur la constitution togolaise et de plébiscite portant sur la personne de Faure Gnassingbé ». Mécontent des dernières évolutions, l’instigateur du 19 août 2017 entend dérouler le plan d’action de Tchamba, dont la finalité est d’éloigner Faure Gnassingbé du pouvoir au plus tard en 2020.

Le leader du Parti national panafricain (PNP) est sorti de sa réserve dimanche pour dénoncer le blocage de l’exécution de la feuille de route de la CEDEAO par le pouvoir togolais. Tikpi Atchadam estime que les recommandations acceptées par l’opposition, comme une victoire d’étape, sont contournées par le gouvernement togolais, qui soutient pourtant les appliquer avec l’aval de l’organisation communautaire. Il a appelé la CEDEAO à prendre ses responsabilités et recadrer le régime de Faure Gnassingbé dont les agissements ont donné un motif sérieux à l’opposition pour reprendre les manifestations de rue. M. Atchadam annonce une gigantesque manifestation pour mettre fin au pouvoir en place. Quant aux élections, il invite à des actes de désobéissance civile pour empêcher leur organisation.

Depuis exactement un an, Tikpi Atchadam, l’homme à l’origine de la donne actuelle au Togo s’est réfugié au Ghana. Et c’était depuis là qu'il menait la lutte contre le pouvoir de Lomé. En avril 2018, le pouvoir de Faure Gnassingbé a dû interpeller le gouvernement ghanéen sur le sujet. Mais pour régulariser sa situation au pays de Kwame Nkrumah, l’ancien Secrétaire général de la Préfecture de Tchaoudjo a trouvé une astuce qui lui permet également de contourner les réglementations de la CEDEAO.

Le parti national panafricain (PNP) a annoncé mercredi qu’il se désolidarise des prochains meetings projetés par la Coalition de l’opposition sur le week-end prochain. Pour la formation politique présidée par Tikpi Atchadam, l’heure n’est pas à l’organisation des manifestations mais à la mobilisation pour l’accomplissement des mesures d’apaisement. Le parti souhaite une conduite exemplaire devant permettre le retour au pays de son président, toujours en exil.

Le Parti National Panafricain (PNP) se souvient de ses premières manifestations publiques qui sont à l'origine de la crise sociopolitique que traverse le Togo. Un an après le soulèvement populaire, Tikpi Salifou Atchadam dresse un bilan et saisit l'opportunité pour se prononcer sur les recommandations de la CEDEAO issues du sommet du 31 juillet dernier.  Pour le président du PNP, la feuille de route de la CEDEAO est un acquis que la coalition des 14 partis de l'opposition doit conserver.

TGCEL Vogan Anfoin
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