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MIRAMBEAU

C’est ce jeudi que l’opposition togolaise entame une nouvelle série de manifestations de 3 jours. La nouvelle mobilisation vise à réclamer le rétablissement de la constitution originelle de 1992 ou le départ immédiat du pouvoir de Faure Gnassingbé, l’effectivité du vote de la diaspora et la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations. L’opposant Tikpi Atchadam vient d’appeler dans un message à une mobilisation record et fait un clin d’œil à l’armée togolaise.

Tikpi Salifou  Atchadam, le leader national du Parti National Panafricain (PNP) s’est de nouveau montré combattif vendredi   à travers  un de ses discours prononcé  depuis son maquis. Le natif de Kparatao annonce  d’autres manifestations publiques, au Togo, en Afrique, en Europe et aux USA. Il s’est prononcé également sur les derniers communiqués de la France et des Etats-Unis d’Amérique sur la crise togolaise et invite le Président Faure Gnassingbé à répondre à l’aspiration du peuple en quittant le pouvoir.

Alors qu’une partie de l’opinion blâme le leader du Parti national panafricain (PNP) suite à son appel lancé à la France pour le règlement de la crise togolaise, Me Jean Degli dit comprendre cette sortie de Tikpi Atchadam. L’ancien ministre togolais pense que M. Atchadam a fait preuve d’un réalisme politique qui manque jusque-là au chef de fil de l'opposition, Jean-Pierre Fabre.

La sortie jeudi de Tikpi Atchadam sur les antennes de Rfi n’a pas laissé indifférent les autorités togolaises. Un important membre de l’entourage du Président Faure Gnassingbé ironise sur l’appel lancé par le président du PNP à la France et à son président Emmanuel Macron à intervenir dans la résolution de la crise togolaise. Là-bas, on pense que le président du PNP, qui se dit nationaliste et panafricaniste végète désormais dans la contradiction.

Le Président du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam a dénoncé jeudi une volonté du gouvernement de restreindre la liberté de manifestation au Togo. L’homme qui réagissait sur Rfi depuis son maquis dit craindre de nouveau pour sa sécurité et en appelle à l’intervention du président français, Emmanuel Macron pour faire entendre raison au président Faure Gnassingbé en vue du dénouement de la crise sociopolitique que traverse le Togo.

De nombreux togolais ont répondu mercredi à l'appel de la coalition des forces démocratiques  de l'opposition pour réclamer le retour à la Constitution de 1992, le vote de la diaspora et la libération des manifestants détenus. Tous les leaders de la coalition étaient présents à cette manifestation dont Tikpi Atchadam, le président du PNP qui retrouve la foule après son absence lors des manifestations des 20 et 21 septembre dernier.

Le leader du Parti national panafricain (PNP), contraint au maquis ces derniers jours a opéré une nouvelle sortie jeudi. Tikpi Atchadam qui s’est fait discret depuis les manifestations des 6 et 7 septembre a annoncé que la coalition de l’opposition togolaise tient de nouvelles manifestations les 4 et 5 octobre prochains et que ces manifestations seront « décisives ». Il est également revenu sur les multiples appels au dialogue lancés ici et là, les accusations d'intégrisme portées contre son parti et sur la question du référendum.

Payadowa Boukpessi, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales est revenu mardi sur le projet de révision constitutionnelle actuellement sur la table de l’Assemblée nationale et qui porte sur les articles 52, 59 et 60. Un projet qui va perfectionner la démocratie togolaise selon lui. Mais pour Tikpi Atchadam, l’heure n’est plus aux réformes mais au retour de la Constitution de 1992 ou au départ de Faure Gnassingbé. Il propose à cet effet une transition.

« Un peuple qui refuse de faire l’histoire doit se préparer à la subir. Or choisir de subir l’histoire, c’est abdiquer ». C’est en ces termes que Tikpi Atchadam s’est adressé récemment à ses militants à Lomé. Le président du Parti national panafricain (PNP) mobilise ses partisans pour les prochaines manifestations de l’opposition et annonce un nouveau jour qui marquera la fin de la confiscation du pouvoir du peuple. Un jour qui sera annoncé par un soleil radieux d'Afrique qui brillera sur un Togo digne et respecté, un Togo réconcilié à jamais avec lui-même, dit-il.

Le gouvernement cherche-t-il à arrêter Tikpi Atchadam ? La question reste posée depuis que le président du Parti national panafricain (PNP) a alerté ses collègues de l’opposition sur la présence des militaires autour de sa résidence. Les leaders de l’opposition se sont déplacés sur les lieux et ont témoigné leur solidarité à Me Atchadam, à l’origine de la donne actuelle.

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