La police nationale a présenté lundi trente et une (31) personnes parmi lesquelles Yacoubou Moutawakilou, secrétaire général du Parti national panafricain (PNP Section Kpalimé). Ces personnes sont accusées de tentative  d’insurrection au Togo. Soupçonnés d’appartenir au groupe « Tigre Révolution » dirigé par le sieur Toure Madjidou, les mis en cause avaient en leur possession 38 cartouches de 7,62mm de AK 47 et 500 munitions de calibre 12mm. Ils sont  de nationalité togolaise et béninoise. 

Le gouvernement togolais a tenu lundi une réunion d’information avec l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Togo sur l’affaire de révolution manquée du 23 novembre dernier. A l’occasion, le ministre de la sécurité et de la protection civile a rassuré les diplomates des dispositions prises pour assurer la sécurité du territoire et mettre fin aux velléités insurrectionnelles. Le général Damehame Yark a pris soin de préciser que 10 nouvelles arrestations ont été opérées en lien avec le dossier.

Le Parti national panafricain (PNP)  monte à nouveau au créneau  et désavoue la police nationale togolaise. La formation politique de Tikpi Atchadam a indiqué vendredi qu’elle n’est mêlée ni de près ni de loin à une quelconque tentative d’insurrection armée. Le parti dénonce une opération de chasse à l’homme et accuse le pouvoir d’enclencher un processus macabre pour saboter  la lutte pour l’alternance au Togo.

La police togolaise a présenté une vingtaine de personnes mardi à Lomé. Accusées d’être les auteurs des évènements du 23 novembre dernier, les personnes en question ont été arrêtées à la suite des enquêtes lancées par les autorités togolaises après la tentative d’insurrection armée. Les mis en cause seraient des membres du mouvement « Tigre révolution ». Les autres membres du groupe estimés à des centaines sont activement recherchés.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle de 2020, le Togo fait de nouveau face à des actes de violence. De nouvelles violences ont été enregistrées le petit matin de samedi à Sokodé et à Agoè-Nyivé, dans la banlieue nord de Lomé. Pour le gouvernement, il s'agit d'une tentative d’insurrection armée qui a fait 5 blessés dans les rangs des gendarmes et 4 AK47 ainsi que leurs chargeurs emportés. Le ministre de la sécurité, Damehame Yark promet de traiter sévèrement les meneurs et les commanditaires de ce mouvement.

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