Faure Gnassingbé n’a pas trouvé de mots pour traduire ce qu’il a ressenti à son arrivée à Sokodé. Théâtre de la contestation populaire et des violences enregistrées entre août 2017 et décembre 2018, Sokodé a drainé du monde jeudi pour accueillir le candidat UNIR. Et pour Faure Gnassingbé, qui s’attend à une victoire retentissant, c’est le plus beau cadeau de toute la campagne.

La journée du 06 janvier 2020 a été  mouvementée aussi bien pour les habitants de Kadambara que pour les forces de l’ordre et de sécurité. Les deux camps se sont véritablement heurtés durant toute la journée. Tout est parti d'une manifestation spontanée d'un groupe de jeunes de la localité.

Le Colonel Mateindou Mompion a notifié mercredi à la Fédération Tchaoudjo nord de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) sa décision de s’opposer à  la visite du Chef de file de l’opposition dans la ville de Sokodé. Le préfet de Tchaoudjo justifie sa décision par des  différends qui existeraient entre le Parti national panafricain (PNP) et le parti politique de Jean-Pierre Fabre. Le secrétaire fédéral  de l’ANC dénonce des allégations mensongères et infondées à travers une lettre qu’il a envoyée au préfet.

Le gouvernement togolais avait annoncé jeudi au cours de sa conférence de presse que des dispositions étaient en cours pour la remise en liberté des imams de Sokodé et de Bafilo arrêtés en marge des manifestations organisées par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. C’est désormais chose faite. Alfa Hassan Mollah (Sokodé) et Abdoul Wahid (Bafilo) ont recouvré vendredi leur liberté sous contrôle judiciaire selon une source gouvernementale.

Les forces de défense et de sécurité vont se retirer de la ville de Sokodé (338 km de Lomé). L’annonce a été faite lundi par le gouvernement togolais à travers un communiqué. Dans le même temps, les autorités décident de mettre en place un plan sentinelle devant renforcer la surveillance des lieux publics et sécuriser les marchés.

En marge du lancement de la ferme agricole moderne Egypto-togolaise de Lama-Tessi samedi dernier, le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé s’est rendu dans la ville de Sokodé (338 km de Lomé), meurtrie depuis le mois d’août par de violentes manifestations et assiégée par les forces de défense et de sécurité. A l’issue de ce déplacement, M. Gnassingbé a indiqué que ce qui se passe dans cette ville lui fait de la peine et le rend triste. Il appelle à trouver des solutions pour que Sokodé retrouve son calme.

Depuis les violentes manifestations qu’a connues la ville de Sokodé entre les mois d’août et de septembre et les violences enregistrées dans la ville voisine de Bafilo à l’occasion des manifestations de septembre, ces deux villes sont quadrillées par les forces de défense et de sécurité et les manifestations de l’opposition n’y sont plus autorisées. Mardi dernier, des militants de l’opposition avaient tenté de se regrouper mais ont été littéralement dispersés. La coalition de l’opposition prévoit une stratégie pour libérer ces deux villes.

On en sait un peu plus sur les raisons qui sous-tendent  la répression des manifestants  ce mardi 07 novembre,  le premier des  trois jours  des manifestations  de l’opposition  à Sokodé et à Bafilo.  Le ministre de la sécurité et la protection civile, le Colonel Yark Damehame justifie ces « exactions » par les précédentes violences  qu’a connues la ville de Sokodé et par la présence des armes qui n'ont toujours pas été retrouvées.

La ville de Sokodé renoue avec les violences ce mardi 07 novembre. Suite au nouvel appel des 14 partis politiques  de l’opposition à manifester ce jour et ce pour trois jours,  la ville située à 338 Km de Lomé connaît depuis le matin un regain de tensions  entre manifestants et forces de l’ordre.  Une situation que le ministre de la sécurité ne comprendrait pas.

Après le gouvernement, c’est au tour de la coalition des 14  partis de l’opposition de  réagir suite à l’arrestation de l’Imam Djobo Mohamed Alassani. Et comme on pourrait s’y  attendre, l’opposition condamne ce qu’elle appelle l’enlèvement d’un proche de Tikpi Atchadam  et exige sa libération immédiate et inconditionnelle. Elle remobilise ses troupes pour les manifestations de mercredi et jeudi.

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