Douze (12) membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont prêté serment vendredi devant la cour constitutionnelle du Togo. C'était en présence  des autorités gouvernementales, des ambassadeurs accrédités au Togo et les présidents des institutions de la République.

La Délégation de l'Union européenne, de la Coordination du Système des Nations Unies et des Ambassades de la République Fédérale d’Allemagne, de France et des Etats-Unis d’Amérique au Togo ont opéré vendredi une nouvelle sortie sur la crise politique que traverse le Togo. Dans une nouvelle déclaration, le Groupe des 5 condamne les violences et réitère son appel au dialogue.

Le regain de violences noté au Togo depuis l’arrestation le 16 octobre dernier à Sokodé de l’imam DJOBO Mohamed Allassani et les exactions enregistrées ces derniers jours dans plusieurs quartiers de Lomé ne laissent pas indifférent l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo solidaire (OBUTS). Le parti présidé par Agbéyomé Kodjo condamne les violences, les descentes punitives de milices et lance un coup de cœur pour la sauvegarde de la paix et pour un consensus républicain sur les réformes. L’ancien Premier Ministre en appelle à la sagesse et à la responsabilité politique de Faure Gnassingbé.

La crise politique au Togo s’exacerbe. Elle s’enlise et les conséquences sont lourdes. En deux mois, on déplore déjà une dizaine de morts et de nombreux blessés à Lomé et à l’intérieur du pays. Jeudi, Tikpi Atchadam le président du PNP avait sollicité l’intervention de la France dans la résolution de la crise. Mais avant cet appel, la France a condamné les violences et appelé les acteurs politiques à entamer un dialogue.

Le Président du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam a dénoncé jeudi une volonté du gouvernement de restreindre la liberté de manifestation au Togo. L’homme qui réagissait sur Rfi depuis son maquis dit craindre de nouveau pour sa sécurité et en appelle à l’intervention du président français, Emmanuel Macron pour faire entendre raison au président Faure Gnassingbé en vue du dénouement de la crise sociopolitique que traverse le Togo.

Le Togo traverse une crise politique sérieuse depuis exactement deux mois. La situation s’enlise et les conséquences sont déjà lourdes avec plus d’une dizaine de morts et de nombreux blessés. Au niveau sous régionale, des initiatives se prennent pour aider les protagonistes à trouver des solutions. La visite éclaire effectuée mercredi à Lomé par le président béninois, Patrice Talon en est une illustration.

L'Association Jeunesse Togo Debout (AJTD) a fait sa première sortie médiatique dimanche en vue de se faire connaitre à la population. L’organisation que dirige Assimiou Yacoubou a tenu un meeting d'information à Agoè Zongo où elle a instruit les participants sur ses objectifs.

L’interdiction des marches en semaine annoncée par les ministres Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et Yark Damehame de la Sécurité mardi dernier ne dit pratiquement rien à la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Ce regroupement a appelé jeudi à 4 jours de manifestation avant la fin du mois d’octobre.

Le gouvernement togolais reste dans la logique de l’organisation du référendum. Alors que plusieurs se lèvent pour demander une 2e lecture du projet gouvernemental, les députés de la majorité ont élu jeudi 12 membres sur les 17 que compte la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Cette commission aura la charge d’organiser les prochains scrutins prévus en 2018.

On en sait désormais un peu plus sur le déplacement effectué mercredi au Togo par le président béninois, Patrice Talon. Le Chef de l’Etat béninois qui était de passage à Lomé a longuement échangé avec son homologue togolais, Faure Gnassingbé sur les questions sous régionales et internationales. La crise politique togolaise a également été évoquée.

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