Alors que le dialogue politique inter-togolais est actuellement bloqué sur le point concernant les implications des réformes constitutionnelles et institutionnelles lors des élections présidentielles de 2020, un nouvel élément vient relancer les débats. Il s’agit du sondage Afrobaromètre dont les résultats ont été présentés jeudi à Lomé. Il en découle que 87% de togolais veulent la limitation de mandat à deux, 70% pensent que Faure Gnassingbé ne devrait plus briguer un autre mandat en 2020. Au sein du parti au pouvoir, 53% des militants penseraient la même chose contre 34%.
 

La crise politique que connaît le Togo depuis 7 mois préoccupe. Elle interpelle davantage depuis la suspension du dialogue enclenché il y a un mois sous l’égide de Nana Akufo-Addo, le Chef de l’Etat ghanéen qui facilite les discussions. Le groupe des 5 salue la facilitation malgré les difficultés qui surgissent et appelle les parties prenantes de la crise à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue et à dépasser les positions de principe afin d’aboutir à un accord pour l’intérêt de tous les togolais.

2017 aura été marquée par des évènements qui ont fragilisé le lien social et le tissu économique du Togo. Le président de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS) est revenu sur cet état de chose samedi dans un message qu’il a adressé aux militants de ce parti et à toute la population togolaise. Dans cette adresse, Agbéyomé Kodjo est revenu largement sur la crise politique que traverse le Togo. Il a regretté l’absence d’un compromis politique et d’un consensus national pouvant mettre fin à la crispation politique. L’ancien Premier Ministre exhorte les uns et les autres à œuvrer pour la réussite du prochain dialogue de sortie de crise.

Le ministre togolais de la fonction publique a été le porte-parole du gouvernement togolais lundi dans l’émission Club de la presse sur Kanal FM. Occasion pour Gilbert Bawara de revenir sur l’interview accordée par le président togolais, Faure Gnassingbé au magazine Jeune Afrique mais aussi sur les consultations en vue de l’ouverture du dialogue politique. Les sujets sociaux tels que les mouvements de grève qui secouent le secteur de l’éducation et le département de la fonction publique n’étaient pas en reste.

On en sait désormais sur les raisons qui sous-tendent le mutisme d'Awa Nana Daboya face à la crise sociopolitique que traverse le Togo depuis le 19 août. La Présidente du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l'Unité Nationale (HCRRUN) s'est prononcée mercredi sur le sujet au cours de la conférence de presse  du lancement de la première phase d'indemnisation des victimes politiques.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a achevé samedi à Lomé et dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays la série des manifestations des trois jours démarrée le mercredi dernier. A la plage, point de chute de la manifestation, les organisateurs se sont  réjouis  de la mobilisation. Occasion pour Jean-Pierre Fabre et les autres leaders de la coalition de mobiliser les troupes pour les prochaines échéances et de se prononcer davantage sur le prochain dialogue annoncé par le gouvernement. Ils exhortent également les croyants à prier pour l’aboutissement de la lutte. 

En marge du 5è sommet Europe-Afrique qui se tient à  Abidjan en Côte d'Ivoire, le Président français s’est prononcé sur le manque d’alternance sur le continent africain et sur la crise politique en cours au Togo. Emmanuel Macron qui s’est prononcé en faveur des réformes devant permettre des processus électoraux libre et démocratique, a également estimé que la longue conservation du pouvoir n’est pas une bonne chose. Des déclarations qui paraissent ambiguës aux yeux de plusieurs togolais. L’opposition et le pouvoir y vont de leurs commentaires.

L’Union des forces de changement (UFC) veut continuer à rester aux côtés du peuple togolais dans ces temps difficiles que traverse le Togo. Dans une déclaration livrée mardi devant la presse nationale, son président Gilchrist Olympio a donné sa position au sujet de la crise que traverse le Togo depuis plus de deux mois. Il a invité notamment Faure Gnassingbé à ne pas se représenter en 2020 et demande au régime d'accepter le retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992.

La 34e session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF) dont la tenue à Lomé n’a pas été possible, s’est ouverte samedi à Paris. Le Togo est représenté par son ministre des affaires étrangères, de la coopération et de l’intégration africaine, le Professeur Komlan Edoh Robert Dussey. A l'occasion, le Chef de la diplomatie togolaise a salué la solidarité de la Francophonie au côté du Togo pour la résolution de la crise politique en cours.

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) a déclaré jeudi, dans une interview accordée à l’AFP, au journal Le Monde et à RFI à Paris, qu’il est en train d’œuvrer pour une résolution pacifique de la crise sociopolitique en cours au Togo. Alpha Condé confirme qu’il va rencontrer dans les prochains jours l’opposition togolaise.

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