Marcel Alain de Souza séjourne depuis le début de la semaine au Togo. Le Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) menait des consultations au niveau des différents acteurs de la classe politique togolaise. Ces consultations ont pris fin mercredi avec sa rencontre avec le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

Le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) et le Conseil National de la Jeunesse Togolaise (CNJ) sont pour les réformes constitutionnelles et institutionnelles mais s'opposent aux manifestations publiques. A un point de presse animé mercredi à Lomé, les deux structures ont souligné que les questions relatives  à l'avenir du Togo ne doivent pas faire objet de manipulations à desseins politiques et partisans. Elles appellent les politiques à quitter la rue pour aller à une table de négociations.

Les autorités togolaises ont évoqué mercredi devant la presse nationale et internationale la situation sociopolitique actuelle qui prévaut au Togo. La conférence de presse animée par deux conseillers de Faure Gnassingbé a été l’occasion pour le gouvernement d’appeler toutes les parties concernées à la retenue afin que les réformes soient opérées pour un retour du climat de paix dans le pays.

Les députés togolais étaient de retour à l’Assemblée nationale mercredi mais pas pour longtemps. Tout comme la séance de mardi, celle de mercredi a également été suspendue par le président de l'Assemblée nationale. Une nouvelle est convoquée pour jeudi et sera consacrée à l’examen du projet de loi du gouvernement. Mais déjà l’opposition lève la voix pour exiger le retour de la Constitution de 1992.

La Commission de réflexion sur les réformes politiques, institutionnelles et constitutionnelles (CRRPIC) a rendu le vendredi 8 septembre dernier son rapport au Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. C’est la présidente de l’institution qui l’annonce dans un communiqué rendu public mardi.

La Nouvelle Dynamique Populaire (NDP) condamne le manque de volonté du gouvernement togolais avec à sa tête le chef de l'Etat Faure Gnassingbé exprimé dans sa dernière barbarie par la répression dans la nuit du 7 au 8 dernier. Dans un communiqué sorti lundi, la NDP rappelle au président Faure qu'il devra se plier à la demande du peuple et débarrasser le planché.

Aussitôt ouverte, aussitôt suspendue puis reportée. La session extraordinaire de l'Assemblée nationale togolaise de ce mardi 12 septembre  n'a duré que quelques minutes. L'opposition parlementaire jugeant l'ordre de jour non conforme à l'actualité politique a demandé et obtenu le report de la séance.

La population togolaise devraient être mardi devant le Palais des Congrès de Lomé, siège de l'Assemblée nationale, pas pour légiférer mais pour manifester son désaccord au sujet du projet de loi du gouvernement visant à limiter les mandats électifs et consacrer un mode de scrutin à 2 tours. Seulement voilà que tôt le matin, la zone a été bouclée par la police et la gendarmerie. Le gouvernement a averti qu'aucune manifestation illégale ne sera tolérée.

Les leaders de l'opposition togolaise veulent maintenir la pression sur le gouvernement togolais.  En conférence de presse lundi à Lomé, la coalition composée du CAP 2015, le Groupe des 6, le PNP et Santé du Peuple ont annoncé plusieurs activités sur les dix prochains jours. Tout commence demain mardi par un grand rassemblement devant l’Assemblée nationale.

L'opposition togolaise doit encore attendre pour voir le projet de loi sur les réformes étudié. Pour cause, la session extraordinaire des députés qui a lieu demain mardi n'abordera pas le sujet mais planchera sur le budget de l’hémicycle. Les députés de la majorité estiment que le projet du gouvernement n’est pas encore sur la table des parlementaires.

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