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MIRAMBEAU

Le président en exercice de l’Union africaine (UA) a déclaré jeudi, dans une interview accordée à l’AFP, au journal Le Monde et à RFI à Paris, qu’il est en train d’œuvrer pour une résolution pacifique de la crise sociopolitique en cours au Togo. Alpha Condé confirme qu’il va rencontrer dans les prochains jours l’opposition togolaise.

Il y a eu de mouvement mardi au niveau de l’Hôtel 2 Février à Lomé. Des leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise y ont rencontré des émissaires ghanéens envoyés à Lomé par le président Ghanéen, Nana Akufo-Addo.

Le gouvernement togolais a annoncé lundi dans un communiqué des mesures pour,  dit-il, apaiser la tension dans le pays et aller vers la recherche de solution à la crise sociopolitique en cours. Ces mesures prises à la veille de la reprise des nouvelles manifestations publiques de l'opposition vont de la libération des personnes arrêtées dans le cadre des marches, la restitution des motos saisies à la levée du contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre. Par la même occasion, les autorités annoncent l’ouverture prochaine d’un dialogue avec l’ensemble des partis politiques.

Après plus de deux semaines de trêve, l’opposition togolaise descend de nouveau dans les rues de la capitale et des localités de l’intérieur dans le cadre de trois jours de manifestations visant à obtenir du pouvoir de Faure Gnassingbé, le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora, la libération des détenus, entre autres. Mobilisant lundi les populations de Lomé et de ses environs à sortir massivement dans les rues, Me Dodji Apevon n’a pas manqué d’égratigner les intellectuels togolais qu’il accuse de ne pas aider le pays dans ces moments difficiles.

Des femmes togolaises sont vivement en colère contre les leaders politiques du pays. Elles disent souffrir au plus profond dans leur chaire de mère de famille des conséquences des manifestations émaillées de violences, de destructions de biens publics et privés, de pertes de vies humaines, de blessés et des arrestations que connait le Togo depuis le 19 août dernier. Réunies au sein du Groupe de réflexion "Femmes mobilisées pour la paix au Togo", ces femmes ont lancé samedi un appel à l'opposition et au pouvoir à se retrouver pour un dialogue franc et sincère.

La crise politique est encore d’actualité et la tension est toujours vive. Mais le gouvernement togolais avance. La preuve en est que, même amputée des membres de l’opposition parlementaire, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est dotée d’un bureau présidé par un membre du parti au pouvoir. Dans la foulée le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi annonce la tenue des élections législatives au plus tard le 14 juillet.

Tikpi Salifou  Atchadam, le leader national du Parti National Panafricain (PNP) s’est de nouveau montré combattif vendredi   à travers  un de ses discours prononcé  depuis son maquis. Le natif de Kparatao annonce  d’autres manifestations publiques, au Togo, en Afrique, en Europe et aux USA. Il s’est prononcé également sur les derniers communiqués de la France et des Etats-Unis d’Amérique sur la crise togolaise et invite le Président Faure Gnassingbé à répondre à l’aspiration du peuple en quittant le pouvoir.

« Le gouvernement engagera sans délai les initiatives idoines afin d’évaluer ensemble avec tous les acteurs politiques, les conséquences des débordements et incidents constatées suite aux manifestations, afin de prendre les mesures appropriées pour préserver les manifestations pacifiques publiques mais aussi promouvoir une atmosphère de sérénité indispensable à la recherche de solutions durables à la question des réformes politiques ».

Le gouvernement togolais a rejeté jeudi les accusations portées à son encontre par le département d’Etat américain et le ministère français des affaires étrangères concernant les « milices » qui ont semé la terreur à Lomé les 18 et 19 octobre derniers, lors des manifestations de l’opposition à Lomé et des fois aux côtés des forces de défense et de sécurité. Dans un communiqué, le ministre Payadowa Boukpessi qui assure l’intérim de son collègue de la Sécurité et de la protection civile, pense que les accusations sont fausses et n’ont d’autres buts que de déconsidérer les autorités togolaises et créer du désordre.

L'implication d'Alassane Ouattara dans la résolution de la crise sociopolitique au Togo est désormais une réalité. Le président ivoirien a envoyé vendredi un émissaire à Lomé qui est venu proposer des pistes à Faure Gnassingbé pour une sortie de crise. Faure Gnassingbé va-t-il appliquer les propositions à lui faites par ses pairs de l’Afrique de l’Ouest ?

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