Breaking News

L’Alliance nationale pour le changement (ANC) exige l’annulation des modifications apportées à la Constitution togolaise par l’Assemblée Nationale. Le parti de Jean-Pierre Fabre vient d’introduire une requête dans ce sens auprès de la Cour constitutionnelle. Les dirigeants de l’ANC affirment que la réforme intervenue vise à « imposer la candidature de Faure Gnassingbé à un 4ème mandat avec pour objectif un pouvoir à vie et une impunité totale ». L’ANC veut également saisir les juridictions internationales à cet effet.

Tikpi Atchadam a rejeté mercredi les réformes adoptées le 8 mai dernier par l’Assemblée nationale togolaise. Le président du Parti national panafricain (PNP) qualifie les nouvelles dispositions de « costume tout cousu pour Faure Gnassingbé ». Le leader du PNP condamne l’arrestation de certains responsables de son parti politique qui se retrouvent actuellement en prison. Il appelle à des comités de résistance contre un 4e mandat de Faure Gnassingbé en 2020.

Si plusieurs observateurs de la scène politique togolaise saluent l’aboutissement des réformes constitutionnelles et institutionnelles, Jean-Pierre Fabre est plutôt critique  et condamne les députés. Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) pense que ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale le 8 mai dernier est une forfaiture. L’ex-chef de file de l’opposition, lui-même ancien parlementaire, taxe les députés de la 6e législature d’être des malfaiteurs. En outre, il accuse le pouvoir d'avoir violé le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.

Le Mouvement des Jeunes pour la Paix, la Cohésion et la Sérénité au Togo (MJPCST) a salué ce week-end l’aboutissement des réformes constitutionnelles et institutionnelles. L’organisation présidée par Razak Kouatidja se félicite d’un « grand pas vers une alternance sereine et apaisée » au Togo. Elle invite les autorités et la classe politique à une application effective des nouvelles dispositions. Par la même occasion, le MJPCST exhorte les citoyens à se faire recenser pour participer aux élections locales du 30 juin prochain.  

Même adoptées, les réformes constitutionnelles sont toujours au centre des débats au Togo. Des leaders de l’opposition et certains analystes estiment que les dispositions votées accordent 10 ans de plus au chef de l’Etat actuel Faure Gnassingbé et lui garantissent une immunité à la fin de son règne. Il n’en est rien, affirme le ministre togolais des droits de l’homme et des relations avec les institutions de la République. Christian Trimua note que les réformes n’ont pas réglé la question de la candidature du Président de la République mais laissent la possibilité pour que les principes juridiques universels se réalisent.

Les députés togolais ont opéré mercredi les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Au total 29 articles ont été modifiés dans la Constitution du 14 octobre 1992. Les modifications ont porté sur les articles 13, 52, 54, 55, 59, 60, 65, 75, 94, 100, 101, 104, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 115, 116, 117, 120, 125, 127, 128, 141, 145, 155 et 158. Que savoir des modifications introduites ? Togobreakingnews vous propose le tableau des nouvelles dispositions.

L’Union Européenne a commémoré jeudi à Lomé le 9 mai 1950, la journée de l’Europe. La célébration du 69è anniversaire de l’appel historique pour la construction d’une Europe, basée sur la mise en commun des intérêts économiques a été marquée par une soirée dinatoire organisée par le Chargé d’affaires de la Délégation de l’Union européenne auprès de la République togolaise, Bruno Hanses. Plusieurs personnalités ont pris part à la soirée. Dans son allocution, le diplomate européen a salué la révision de la constitution togolaise adoptée mercredi et encourage la tenue des locales à la date indiquée.

Sans surprise ! La coalition de l’opposition fustige les réformes constitutionnelles et institutionnelles opérées mercredi par les députés togolais. Pour ce regroupement politique, la modification constitutionnelle est taillée sur mesure pour permettre au président actuel, Faure Gnassingbe d’être totalitaire. Les 7 partis de la coalition condamnent une imposture contre laquelle ils appellent le peuple togolais à se soulever.

Le ministre togolais de la fonction publique a félicité l’Assemblée nationale pour l’adoption des réformes constitutionnelles. Pour Gilbert Bawara, ces réformes ont été faites dans le strict respect de l’esprit de la feuille de route de la CEDEAO, à l’issue d’un débat démocratique et républicain qui honore la représentation nationale. Le ministre estime qu’il s’agit d’un pas de plus franchi par le Togo et invite tous les acteurs à persévérer dans cette voie de l’ouverture, seule "condition pour des progrès continus dans la croissance et le développement économiques".

L’hymne national a retenti à l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi. Il n’y avait pas de cérémonie officielle. Mais les députés de la 6e législature venaient d’acter les réformes constitutionnelles et institutionnelles tant réclamées par l’opposition togolaise et une bonne partie des partisans du pouvoir. Votée à l’unanimité, la réforme limite à 2 le mandat présidentiel dont la durée est maintenue à 5 ans. Les mandats des députés, des membres de la Cour constitutionnelle, du sénat sont aussi limités. Il existe désormais dans la loi fondamentale une trame de statut pour les anciens présidents de la République ainsi que d’autres avancées. Pris de joie, l’ensemble des députés et les commissaires du gouvernement se mettent debout, chantent à l’unisson l’hymne national et de tirer sur les cordes vocales vers la fin « Togolais vient, bâtissons la cité ! ». Sous le coup de l’émotion, Yawa Tségan, Bayadowa Boukpessi, Christian Trimua rendent grâce à Dieu, saluant une énorme avancée pour le Togo. Retour sur une journée historique à l’hémicycle togolais.

TGCEL Vogan Anfoin
  1. Populaires
  2. Tendance

Facebook

Fermer