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Dama Dramani n’est plus député et n’est plus Président de l’Assemblée nationale Togolaise. Son mandat a expiré vendredi, tout comme celui des 90 autres députés suite à la clôture de la 5e législature de la IVe République. M. Dramani et ses collègues laisseront place, dans quelques jours, aux nouveaux députés élus à l’issue des élections législatives du 20 décembre. Dans un dernier discours prononcé en qualité du président de l’hémicycle, celui qui est satisfait du bilan de sa présidence, regrette toutefois n’avoir pas pu conduire les élus du peuple à un consensus sur la question fondamentale de la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il justifie les échecs répétés par le fait des "démons de la politique politicienne".

Aussitôt ouverte, aussitôt clôturée. La 7è session plénière  de l’assemblée nationale togolaise convoquée sur  ce  vendredi 30 novembre n’a duré que quelques minutes. Les députés de l’opposition, qui assurent n’avoir pas été informés de la tenue d’une telle séance ne se sont pas rendus au Parlement. Une situation qui a obligé Dama Dramani à reporter la session sur une date ultérieure. Le président du groupe parlementaire UNIR accuse ses collègues de l’opposition de mauvaise foi et annonce la saisine des facilitateurs du dialogue inter-togolais.

A l’Assemblée nationale togolaise, les propositions de la CEDEAO devant consacrer les réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que préconisées dans la feuille de route du 31 juillet ne sont toujours pas acceptées par le pouvoir togolais. Une semaine après la tentative d’étude du projet de loi du gouvernement, boycotté par les députés de l’opposition, la commission des lois constitutionnelles s’est de nouveau réunie. Mais les travaux ont connu la même fortune. Cette fois, un texte a été présenté oralement par le pouvoir pour étude et dont la copie n’était pas disponible. Les députés de l’opposition se sont retirés de la salle et les travaux ont pris fin.

Le gouvernement togolais a adopté vendredi en Conseil des Ministres le projet de loi portant modification des articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992. Les autorités indiquent dans le communiqué ayant sanctionné le Conseil que la démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo.

Conformément à la feuille de route de la CEDEAO, la constitution togolaise connaîtra de sérieuses modifications dans les prochains jours. Ces modifications porteront notamment sur la limitation à deux termes de 5 ans en ce qui concerne les mandats présidentiels. Le comité de suivi de la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO a établi un chronogramme pour l’opérationnalisation des réformes constitutionnelles au Parlement. L’organisation communautaire prévoit l’adoption de « la nouvelle constitution togolaise » au plus tard le 30 novembre prochain.

Les "Forces Vives - Espérance pour le Togo"  multiplient les sorties pour aider le Togo à sortir de la crise. L’organisation regroupant les sociétés civiles togolaises au sein d’un creuset a tenu en milieu de semaine une conférence-débat à Lomé. La rencontre a été axée sur le thème « réussir les réformes politiques et rompre avec la longue crise au Togo ». Occasion pour les initiateurs de montrer la voie à suivre pour solder définitivement le problème des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui persiste au Togo depuis 2006.

La dernière sortie de la Cour Constitutionnelle du Togo continue de soulever des vagues. Après la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise qui a condamné une manipulation partisane d’Aboudou Assouma, un Groupe de 7 Organisations de la Société Civile (OSC) vient d’appeler à une rallonge du délai constitutionnel en tenant compte de l’évolution du dialogue politique enclenché le 15 Février 2018. Pour ces OSC, les réformes sont obligatoires pour des élections sans heurts.

Le président de l’Union des forces de changement (UFC) interpelle à nouveau la classe politique togolaise qui doit opérer des réformes institutionnelles et constitutionnelles fiables devant propulser le Togo sur la voie d’une démocratie consensuelle. Gilchrist Olympio a invité jeudi les acteurs politiques à l’humilité, la modestie et au dépassement de soi pour trouver avec l’appui de la CEDEAO, des solutions durables à la crise. Celui qui regrette le non-respect de l’Accord de 2010 par le pouvoir de Faure Gnassingbé pense que la solution à la crise politique sera une alternance pacifique en 2020.

Alors que le dialogue politique inter-togolais est actuellement bloqué sur le point concernant les implications des réformes constitutionnelles et institutionnelles lors des élections présidentielles de 2020, un nouvel élément vient relancer les débats. Il s’agit du sondage Afrobaromètre dont les résultats ont été présentés jeudi à Lomé. Il en découle que 87% de togolais veulent la limitation de mandat à deux, 70% pensent que Faure Gnassingbé ne devrait plus briguer un autre mandat en 2020. Au sein du parti au pouvoir, 53% des militants penseraient la même chose contre 34%.
 

La crise politique que connaît le Togo depuis 7 mois préoccupe. Elle interpelle davantage depuis la suspension du dialogue enclenché il y a un mois sous l’égide de Nana Akufo-Addo, le Chef de l’Etat ghanéen qui facilite les discussions. Le groupe des 5 salue la facilitation malgré les difficultés qui surgissent et appelle les parties prenantes de la crise à respecter les engagements pris dans le cadre du dialogue et à dépasser les positions de principe afin d’aboutir à un accord pour l’intérêt de tous les togolais.

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