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L’ambassadeur de l’Allemagne au Togo a réclamé mardi au gouvernement togolais la réalisation des réformes constitutionnelles et la libération des détenus. Dans une adresse qu’il a prononcée à l’ouverture des négociations intergouvernementales germano-togolaises, Christoph Sander a estimé que la décrispation du climat sociopolitique passe par là. Le diplomate a également exhorté les autorités à ne pas abuser de la « loi Bodjona » pour empêcher les manifestations et meetings politiques dans le pays.

Le Parti national panafricain (PNP) entend poursuivre et renforcer la lutte politique qu’il a entamée le 17 août 2017. Le parti promet un nouveau mot d’ordre dans les jours à venir. Il exige la liberté de mouvement de son président Tikpi Atchadam. La formation politique demande aux togolais de rester mobilisés pour obtenir les réformes devant consacrer le retour à la Constitution de 1992 et le droit de vote de la diaspora. Ce sera surtout pour conclure la lutte au plus tard en 2020, selon l’axe programmatique de sa Déclaration de Tchamba.

Gerry Taama renvoie les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales à plus tard et n’a désormais d’yeux que pour les élections locales. Celui qui promettait une session extraordinaire du Parlement pour l’opérationnalisation des réformes a d’autres priorités. Vendredi, il a déclaré qu’il soutient l’organisation des locales même en l’absence des réformes. Pour lui, les réformes demandées n’ont aucun lien avec les élections locales. En plus, M. Taama n’a pas raté la Coalition qu’il accuse d’avoir mené de faux combats pour finalement tout perdre.

Le Comité d'Action pour le Renouveau (CAR) exige la mise en œuvre des  réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG) du 20 aout 2006 et la feuille de route de la CEDEAO. Pour le parti de Me Yawovi Agboyibo, ces réformes sont des préalables à satisfaire avant la tenue des élections locales. Cette position a été réaffirmée lundi par une délégation du parti reçue par le ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales.

Dama Dramani n’est plus député et n’est plus Président de l’Assemblée nationale Togolaise. Son mandat a expiré vendredi, tout comme celui des 90 autres députés suite à la clôture de la 5e législature de la IVe République. M. Dramani et ses collègues laisseront place, dans quelques jours, aux nouveaux députés élus à l’issue des élections législatives du 20 décembre. Dans un dernier discours prononcé en qualité du président de l’hémicycle, celui qui est satisfait du bilan de sa présidence, regrette toutefois n’avoir pas pu conduire les élus du peuple à un consensus sur la question fondamentale de la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il justifie les échecs répétés par le fait des "démons de la politique politicienne".

Aussitôt ouverte, aussitôt clôturée. La 7è session plénière  de l’assemblée nationale togolaise convoquée sur  ce  vendredi 30 novembre n’a duré que quelques minutes. Les députés de l’opposition, qui assurent n’avoir pas été informés de la tenue d’une telle séance ne se sont pas rendus au Parlement. Une situation qui a obligé Dama Dramani à reporter la session sur une date ultérieure. Le président du groupe parlementaire UNIR accuse ses collègues de l’opposition de mauvaise foi et annonce la saisine des facilitateurs du dialogue inter-togolais.

A l’Assemblée nationale togolaise, les propositions de la CEDEAO devant consacrer les réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que préconisées dans la feuille de route du 31 juillet ne sont toujours pas acceptées par le pouvoir togolais. Une semaine après la tentative d’étude du projet de loi du gouvernement, boycotté par les députés de l’opposition, la commission des lois constitutionnelles s’est de nouveau réunie. Mais les travaux ont connu la même fortune. Cette fois, un texte a été présenté oralement par le pouvoir pour étude et dont la copie n’était pas disponible. Les députés de l’opposition se sont retirés de la salle et les travaux ont pris fin.

Le gouvernement togolais a adopté vendredi en Conseil des Ministres le projet de loi portant modification des articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992. Les autorités indiquent dans le communiqué ayant sanctionné le Conseil que la démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo.

Conformément à la feuille de route de la CEDEAO, la constitution togolaise connaîtra de sérieuses modifications dans les prochains jours. Ces modifications porteront notamment sur la limitation à deux termes de 5 ans en ce qui concerne les mandats présidentiels. Le comité de suivi de la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO a établi un chronogramme pour l’opérationnalisation des réformes constitutionnelles au Parlement. L’organisation communautaire prévoit l’adoption de « la nouvelle constitution togolaise » au plus tard le 30 novembre prochain.

Les "Forces Vives - Espérance pour le Togo"  multiplient les sorties pour aider le Togo à sortir de la crise. L’organisation regroupant les sociétés civiles togolaises au sein d’un creuset a tenu en milieu de semaine une conférence-débat à Lomé. La rencontre a été axée sur le thème « réussir les réformes politiques et rompre avec la longue crise au Togo ». Occasion pour les initiateurs de montrer la voie à suivre pour solder définitivement le problème des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui persiste au Togo depuis 2006.

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