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MIRAMBEAU

Des partisans de l’opposition togolaise ne cessent d’interpeller l’armée togolaise et de l’inviter à suivre l’exemple de son homologue du Zimbabwe en déposant le président togolais, Faure Gnassingbé. Faisant samedi le bilan du 3e jour des manifestations de la coalition des 14 partis de l’opposition, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehame, a indiqué que les forces armées togolaises (FAT) sont loyales et républicaines. Il s'est par ailleurs félicité du comportement des forces de sécurité dans l’encadrement des manifestations. 

L’opposition togolaise clôture ce samedi ces trois jours de manifestations destinées à obtenir le retour à la version originelle de la Constitution de 1992, l’effectivité du vote de la diaspora et la libération des personnes arrêtées dans le cadre de la contestation en cours. C’est également l’occasion choisie par le président du Parti du renouveau et de la rédemption (PRR) qui, dans un cri de cœur, appelle la Coalition des 14 partis politiques à marcher sur le Palais de Lomé II pour arracher le pouvoir.

Décidemment, Emmanuel Sheyi Adebayor reste un solide soutien du président togolais. Après avoir pris fait et cause pour Faure Gnassingbé, il y a quelques jours, le capitaine des Eperviers du Togo accuse les opposants dans une nouvelle intervention et soutient que les marches ne feront pas partir le Chef de l’Etat.

Après le ministre de la communication Guy Madjé  Lorenzo, la télévision française France24 a reçu mercredi l’opposant Nathaniel Olympio qui représentait la coalition des 14 partis de l’opposition.  Le Président par intérim du Parti des Togolais (PT)  a réaffirmé l’engagement des Forces démocratiques de l’opposition à aller au bout de leurs revendications.

Ça semble être plutôt bien passé entre la coalition de l'opposition togolaise et l'émissaire du président ghanéen Nana Addo- Akufo qui discutaient mardi de la crise togolaise. La rencontre annoncée pour baliser la voie à un dialogue entre le pouvoir et l'opposition a permis à Jean Pierre Fabre et compagnie de faire des propositions au ministre ghanéen  de la sécurité.

En prélude à ses  manifestations du jeudi, vendredi et samedi prochains, la coalition des 14 partis politiques  de l’opposition a animé mardi  une conférence de presse  à Lomé. Les forces de l’opposition togolaise ont dans un premier temps répliqué à Faure Gnassingbé à la suite de sa déclaration du vendredi dernier aux éléments du camp militaire de Témédja, puis dénoncé ce qu’elles appellent  répressions aveugles. Elles sollicitent en dernier ressort l’appui de la communauté internationale pour la mise en place d’une enquête internationale afin de  situer l’opinion sur les violences en cours au Togo.  

Il y a eu de mouvement mardi au niveau de l’Hôtel 2 Février à Lomé. Des leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise y ont rencontré des émissaires ghanéens envoyés à Lomé par le président Ghanéen, Nana Akufo-Addo.

La dernière intervention du Chef de l’Etat togolais lors de sa visite au 3e Régiment d’Infanterie (3e RI) de Témedja est toujours au centre des commentaires. Se prononçant lundi sur l’actualité, le professeur Magloire Kuakuvi de la Commission Épiscopale Justice et Paix estime que les propos de Faure Gnassingbé ont trahi ses réelles intentions qui ne vont pas dans le sens de l'apaisement. De l’autre, l’intellectuel togolais accuse l’opposition de commettre une grave erreur en demandant le départ immédiat de Faure Gnassingbé.

Le dialogue politique annoncé par le gouvernement togolais aura bel et bien lieu. Mais si les choses trainent, ce n’est pas de la faute du gouvernement mais de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. C’est ce qu’a indiqué lundi le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara.

Mercredi s’est tenue à Lomé et dans certaines localités de l’intérieur la 2e des trois jours de manifestations prévues par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Les manifestations se sont déroulées dans le calme à Lomé, Aného et Tchamba, notamment. Au point de départ d’Atikoumé, des manifestants ont proposé trois options à Faure Gnassingbé pour la résolution de la crise.

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