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Si l’un est introuvable sur le territoire togolais depuis plus d’un an et demi, l’autre parle peu, depuis que la Coalition est éclaboussée par une affaire de 30 millions qu’il a vainement tenté d’étouffer. Mais ces deux frères ennemis ont eu le mérite de tenir tête au pouvoir de Faure Gnassingbé ces 10 dernières années. Il s’agit de Jean-Pierre Fabre et de Tikpi Atchadam. Acteurs importants du regroupement de l’opposition qui a mené la lutte politique ces 18 derniers mois, ils ont également été à l’origine du délitement du mouvement. Désormais, ils se combattent mutuellement par l’entremise de leurs lieutenants. Trois raisons fondamentales expliquent la déchirure entre les deux leaders de l’opposition.

Jean-Pierre Fabre a chargé vendredi la CEDEAO d’avoir été complaisante avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Celui qui était jusque-là Chef de file de l’opposition togolaise a qualifié le silence de l’organisation communautaire d’incompréhensible alors que les églises, les cadres musulmans, les organisations de la société civile appelaient au report du scrutin. M. Fabre qui faisait part de sa déception annonce une nouvelle phase de la lutte politique dans le pays.

On votait jeudi au Togo pour le compte des élections législatives. Le scrutin rejeté par la principale Coalition de l’opposition togolaise s’est déroulé dans un calme, que d’aucuns justifient par les appels au boycott. Mais ce qui est constant, au vu de la constatation sur le terrain, il y a eu une faible affluence dans les Centres de vote. Une situation qui réjouit le regroupement des 14 partis politiques de l’opposition qui qualifie les élections de jeudi d’une erreur à corriger par la mise en place d’un autre processus électoral. Mais le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille. Le ministre Gilbert Bawara reconnait un "désintérêt des citoyens pour les scrutins", comme dans d'autres pays africains, mais annonce la mise en place de la nouvelle assemblée nationale.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne s’avoue pas vaincue. Le regroupement politique dont les activités sont coordonnées par Brigitte Adjamagbo-Johnson tient à empêcher la tenue des élections législatives de ce 20 décembre. Mercredi, il a appelé les populations togolaises à une "mobilisation générale et à la résistance", sur toute l’étendue du territoire national, en vue d'empêcher le scrutin de se dérouler.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise continue de s’organiser pour empêcher les élections législatives du 20 décembre, auxquelles elle ne participe pas. Samedi, sa coordinatrice a indiqué que le programme des manifestations est maintenu pour faire en sorte que le scrutin ne se déroule pas. Brigitte Adjamagbo-Johnson déclare que la coalition empêchera les élections dans les conditions qui s’offrent à elle.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a condamné lundi une répression barbare des manifestations. Selon le bilan communiqué par le regroupement politiques à la presse, il y a eu, jusqu’à lundi, 6 morts parmi les manifestants, de nombreux blessés ainsi que des arrestations. Les leaders de la Coalition s’expliquent difficilement la "passivité" du Groupe des 5 et surtout celle de la CEDEAO, médiateur de la crise togolaise. La coalition appelle les populations à maintenir la lutte jusqu'à l'arrêt du processus électoral.

Le gouvernement togolais s’est prononcé sur les évènements de samedi. Dans un communiqué, les autorités confirment deux décès dont un par balle et imputent la responsabilité à des individus à bord d’un véhicule 4x4, qui ont tiré dans la zone d’Agoè-Zongo. Le gouvernement condamne les évènements qui se sont produits tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays et promet de poursuivre les auteurs et commanditaires « de ces différents faits répréhensibles ».

C’est la confusion samedi au Togo où devrait démarrer une série de 10 jours de manifestations de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Les manifestations qui devraient se tenir simultanément à Lomé et dans plusieurs villes du pays ont été interdites par le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi. Mais cette interdiction a été bravée par des jeunes du regroupement de l’opposition. La répression a fait au moins 2 morts dont un enfant et plusieurs blessés à Lomé. Des blessés sont également signalés à Sokodé, Bafilo et Tchamba. Brigitte Adjamagbo-Johnson charge le pouvoir de Faure Gnassingbé.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a prévu tenir à Lomé jeudi une caravane de sensibilisation et de mobilisation des populations contre les élections législatives du 20 décembre. Une caravane qui a été empêchée à coups de grenades lacrymogènes par les forces de l’ordre et de sécurité. De même, les agents de la force publique ont séquestré les leaders de la coalition au siège du parti ADDI et les ont sérieusement gazés. Mais l’opposition n’entend pas en rester là. Elle remet tout sur vendredi.

La caravane et les marches de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise ne sont pas acceptées. C’est ce qu’on lit dans une lettre réponse du gouvernement togolais au regroupement de l’opposition qui entendait empêcher la tenue des législatives du 20 décembre par ces manifestations. Les autorités évoquent un « risque très élevé de troubles graves à l’ordre public ».

TGCEL Vogan Anfoin
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