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Le ministère des mines et de l’énergie réforme le secteur minier au Togo. Il a lancé mardi à Lomé des Systèmes de cadastre minier (SCM), d’Information géologiques et minière (SIGM) et de gestion électronique de données (GED) au Togo. L’initiative vise à moderniser la gestion du cadastre minier.

Le Togo sera doté d’un Cadre de Politique de Réinstallation des Populations (CPRP) du secteur minier au Togo. Le document en question est soumis à validation jeudi à Adeticopé. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM).

La situation sociale et environnementale dans le secteur minier au Togo est préoccupante. Elle continue de se détériorer avec l’absence de la convention collective sectorielle des mines, la non-ratification de la convention 155 sur la sécurité et santé au travail de l’OIT; de la convention 176 de l’OIT sur la sécurité et santé dans les mines, notamment. Ainsi, les travailleurs du secteur des mines ne cessent de faire face aux abus des employeurs des entreprises multinationales. Pour mettre de l’ordre dans ce secteur, gage d’un développement rapide du Togo, des organisations de la société civile appellent à un dialogue social devant aboutir à l’adoption d’une convention collective sectorielle.

Dans le contexte de la décentralisation en cours du Togo, la Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) est décidée à organiser les populations des zones minières afin qu’elles deviennent des auteurs et des acteurs de la transformation sociale. Pour y arriver, l’organisation a entrepris des actions visant à renforcer les capacités des leaders d’opinion de ces milieux, sur le dialogue sociétal, les redevabilités sociales et économiques. Jeudi à Tabligbo, 50 acteurs locaux dont des chefs traditionnels ont été outillés sur les valeurs qui caractérisent le dialogue sociétal, gage de paix sociale.

Deux nouvelles licences professionnelles démarrent à la Faculté des Sciences de l’Université de Lomé. Elles ont été lancées mardi par le Ministre des Mines et des Énergies, Marc Dederiwe Ably-Bidamon et son collègue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, le Professeur Koffi Akpagana. Il s’agit de la licence en « Géologie Minière » et celle en « Chimie Analytique Mines et Environnement». L’initiative est appuyée par la Banque Mondiale à travers le PDGM.

Les Amis de la Terre-Togo, Milieudefensie et les Amis de la Terre-Afrique ont appelé lundi les gouvernants et les sociétés transnationales impliquées dans des projets de développement en Afrique à adopter une politique de consentement libre, préalable et éclairé. Ces organisations ont tenu lundi une conférence de presse à Lomé et ont réaffirmé son opposition contre le pillage des biens naturels. Pour elles, l’extraction de ressources à grande échelle représente un grand danger pour la vie et la survie  des communautés en Afrique.

Le Conseil national de Supervision de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (CNS-ITIE) a fait le point lundi de la mise en œuvre de l’ITIE au Togo depuis 2010. Il a aussi présenté les résultats de la dernière validation du Togo par rapport à la norme ITIE. C’est au cours de la 7ème réunion ordinaire du CNS-ITIE tenue à Lomé, présidée par le Chef du gouvernement,  Dr Komi Selom Klassou, Président du Conseil.

Le Syndicat démocratique des mines (SYDEMINES) du Togo et l’Ong Solidarité Action pour le Développement Durable (SADD) lèvent la voix contre la situation précaire et les mauvais traitements que subissent près de 400 travailleurs contractuels de l’usine SCANTogo à Sika-Condji (80 km de Lomé). Ces deux structures sont en soutien aux travailleurs dits contractuels qui sont utilisés par l’usine de cimenterie mais qui ne les reconnaît pas, les discrimine et les laisse à la merci de certains tâcherons, qui gardent une bonne partie de leurs salaires et les empêchent de réclamer quoi que ce soit. L’organisation syndicale du secteur des mines interpelle les premiers responsables de ScanTogo à mettre fin à la leur fuite de responsabilité pour rétablir les 400 travailleurs dans leurs droits. Elle invite les autorités à agir pour mettre fin à cette exploitation de ces travailleurs togolais.

Le ministère des mines et de l’énergie à travers le Projet de Développement et de Gouvernance Minière (PDGM) au Togo, avec l’appui financier de la Banque Mondiale a organisé en début de semaine un atelier de vulgarisation des textes et de sensibilisation à l’intention des orpailleurs à Atakpamé (158 km de Lomé).

Les machines de la Société nouvelle de phosphate du Togo (SNPT) tournent au ralenti depuis mardi. Et pour cause, les employés de cette société minière ont renoué avec les mouvements d’humeur. Une grève de 72 heures est lancée.

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