La Croix Rouge togolaise a organisé jeudi dernier un atelier d’échange avec les médias. Il s’agit de la traditionnelle rencontre avec les professionnels des médias en vue de les entretenir sur la mission de la CRT et de faire un bref aperçu des activités menées par l’organisation durant l’année 2017 marquée au Togo par des situations de violences à savoir des manifestations politiques soldées par des blessés qui ont bénéficié de l’assistance de la Croix Rouge Togo.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile est revenu jeudi sur la dispersion de la manifestation de l’opposition pendant que celle-ci s’apprêtait à tenir un meeting au carrefour Deckon. Damehame Yark a déploré les évènements qui se sont produits mais ne rate pas du tout les organisateurs de la manifestation qu’il qualifie de « criminels ». Il promet que tant que les manifestants ne respecteront pas l'ordre, ils seront dispersés.

La manifestation organisée jeudi par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition n’a pas abouti. Un peu comme mercredi, après que les cortèges se soient croisés au Carrefour Deckon, les manifestants ont refusé d’avancer vers la plage, point de chute initialement arrêté. Et pendant que les choses se mettaient en place pour permettre aux leaders de délivrer leurs messages de circonstance, la foule a été dispersée à coups de bombes lacrymogènes. Il s’en est suivi des courses-poursuites dans les quartiers Aguiar-Komé, Lome-Nava, Amoutivé, Bè-Kpehenou, notamment.

C’est ce mercredi que démarre la nouvelle série de trois jours de manifestations prévue par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Et déjà, l’on sent de l’électricité dans l’air. L’opposition annonce un vacarme dans les rues de Lomé le vendredi pour amener les autorités à accéder à ses revendications. Mais, sur la base de certaines informations qu’il dit détenir, le ministre de la sécurité et de la protection civile met en garde le regroupement de l’opposition contre tout acte de trouble à l’ordre public. Damehame Yark indique que toutes les dispositions sont prises pour que force reste à la loi.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition ne jure que par une médiation extérieure pour participer au dialogue politique annoncé. Pour ce regroupement de l’opposition togolais, le gouvernement n’est pas qualifié à mener les consultations ni à convoquer le dialogue. La raison évoquée est le manque de confiance entre les acteurs. Le président du Parti des Togolais l’a encore réitéré jeudi. De même, Nathaniel Olympio invite Faure Gnassingbé à réaliser qu’il partira prochainement et l’exhorte à résoudre la crise pour le bien-être des populations togolaises.

Les députés togolais réunis en plénière mercredi ont voté la loi finance exercice 2018. Le vote a été uniquement fait par les députés d’Union pour la République (UNIR), parti au pouvoir. L’opposition parlementaire quant à elle  s’est abstenue. Le budget exercice  2018 sera consacré essentiellement à l’assainissement des finances publiques, à l’accélération de la croissance et la prise en charge de la demande sociale. Mais d’ores et déjà le ministre Sani Yaya s’inquiète de sa mise en œuvre à cause de la crise sociopolitique en cours. 

Le Colonel Yark Damehame a dénoncé mardi la vente et la consommation des stupéfiants notamment l’herbe du cannabis sur les points de départ et de chute des manifestations publiques qu’organise l’opposition togolaise ces derniers temps. Le ministre de la sécurité et de la protection civile  invite et les organisateurs des marches et les forces de sécurité à collaborer pour mettre fin à ce phénomène.

Les conducteurs du Togo  pourraient enfin fédérer les énergies pour contribuer à la  promotion de leur secteur et surtout trouver des solutions aux difficultés auxquelles ils sont confrontés. Ils ont porté sur les fonts baptismaux vendredi à Lomé  l’Union des Conducteurs et Transporteurs Togolais (UCTT). Le nouveau syndicat  exhorte les acteurs politiques à vite trouver une solution à la  crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis le 19 août pour favoriser un bel essor de ses activités.

La crise que connait le Togo depuis le 19 août dernier entame la cohésion sociale, paralyse l’économie du pays et risque de conduire la nation togolaise à des lendemains incertains. C’est ce qu’indiquent jeudi le Collectif des jeunes pour le développement (CJD) et ses associations affiliées et organisations partenaires. L’organisation de Kovi Adanbounou réitère sa plainte contre la Coalition des 14 partis de l’opposition et demande à Faure Gnassingbé de prendre des mesures idoines et réalistes pour amener les leaders de l’opposition à surseoir aux manifestations.

Lors de la conférence de presse animée jeudi par le gouvernement, le ministre de la sécurité et de la protection civile, Damehame Yark est revenu sur les évènements qui ont suivi la manifestation organisée samedi dernier par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition dans la ville de Lomé. Des manifestants qui rentraient chez eux après le meeting de la Plage ont été déviés au Carrefour 3K et au niveau d’Attikoumé ; ce qui a dégénéré. Pour le Colonel Yark, ces évènements déplorables sont dus à une incompréhension.

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