Breaking News

Si l’un est introuvable sur le territoire togolais depuis plus d’un an et demi, l’autre parle peu, depuis que la Coalition est éclaboussée par une affaire de 30 millions qu’il a vainement tenté d’étouffer. Mais ces deux frères ennemis ont eu le mérite de tenir tête au pouvoir de Faure Gnassingbé ces 10 dernières années. Il s’agit de Jean-Pierre Fabre et de Tikpi Atchadam. Acteurs importants du regroupement de l’opposition qui a mené la lutte politique ces 18 derniers mois, ils ont également été à l’origine du délitement du mouvement. Désormais, ils se combattent mutuellement par l’entremise de leurs lieutenants. Trois raisons fondamentales expliquent la déchirure entre les deux leaders de l’opposition.

C’est pratiquement le requiem pour la Coalition de l’opposition. Le regroupement de l’opposition, qui affiche un optimisme après sa rencontre avec le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, vient de perdre un influent membre: l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Le parti de Jean-Pierre Fabre motive sa sortie de la Coalition par les « divergences grandissantes entre sa vision de la lutte de libération héroïque et historique du peuple togolais et les options inexplicables maintes fois retenues ».

Jean-Pierre Fabre, le président de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC) assume le choix du boycott des dernières élections législatives. Dans son message de vœux de nouvel an aux togolais, l’ancien Chef de file de l’opposition estime que les choix de la Coalition depuis le début de la crise togolaise sont lucides, pertinents et largement partagés par l’ensemble des forces vives en lutte. Il appelle les togolais à se départir du découragement et à se mobiliser dans le « Grand mouvement citoyen de libération nationale » auquel la Coalition appelle pour en finir avec le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Jean-Pierre Fabre a chargé vendredi la CEDEAO d’avoir été complaisante avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Celui qui était jusque-là Chef de file de l’opposition togolaise a qualifié le silence de l’organisation communautaire d’incompréhensible alors que les églises, les cadres musulmans, les organisations de la société civile appelaient au report du scrutin. M. Fabre qui faisait part de sa déception annonce une nouvelle phase de la lutte politique dans le pays.

Le Chef de file de l’opposition togolaise prévient la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) : « Proposer que Faure Gnassingbé se présente à un 4e mandat serait faire preuve d’une insoutenable légèreté ». Jean-Pierre Fabre dit comprendre certains togolais qui doutent que l’organisation sous régionale s’exprime clairement sur le sujet. Par ailleurs, il appelle à maintenir la mobilisation, quoi qu’il adviendra.

Le Colonel Mateindou Mompion a notifié mercredi à la Fédération Tchaoudjo nord de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) sa décision de s’opposer à  la visite du Chef de file de l’opposition dans la ville de Sokodé. Le préfet de Tchaoudjo justifie sa décision par des  différends qui existeraient entre le Parti national panafricain (PNP) et le parti politique de Jean-Pierre Fabre. Le secrétaire fédéral  de l’ANC dénonce des allégations mensongères et infondées à travers une lettre qu’il a envoyée au préfet.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a indiqué samedi avoir mobilisé dans les rues de Lomé plus d’un million de manifestants. Ces manifestants réclamaient le retour à la Constitution de 1992 ou le départ de Faure Gnassingbé, le vote des togolais de la diaspora et l’abandon par le gouvernement des consultations engagées en vue de l’ouverture du dialogue politique. Au point de chute à la plage où un meeting a été tenu, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition a dit ne pas attendre la communauté internationale. Des partisans de la coalition ont manifesté leur désir de marcher sur la présidence.

L’opposition togolaise a entamé une nouvelle série de manifestations mercredi à Lomé et en région. Dans les rues de la capitale, ils sont des milliers à battre le pavé pour réclamer le retour à la version originelle de la Constitution de 1992, l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora et la libération des personnes arrêtées et emprisonnées dans le cadre des manifestations depuis le mois d’août. A l’occasion, Jean-Pierre Fabre a adressé un avertissement au régime de Faure Gnassingbé.

Introuvable à Lomé lors des dernières manifestations de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, Jean-Pierre Fabre se trouve depuis une semaine en France. Le Chef de file de l’opposition s’y trouve pour des visites politiques personnelles selon le Secrétaire chargé à la Communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC). M. Fabre a rejoint mardi Tikpi Atchadam et Brigitte Adjamagbo-Johnson pour la rencontre de l’opposition avec Alpha Conde, le président en exercice de l’Union Africaine.

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition ont manifesté dans les rues de Lomé et de plusieurs localités du Togo mardi. A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, les manifestants ont exprimé, dans le calme, leur volonté de voir rétablir la Constitution de 1992 dans sa version originelle ainsi que l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora. Au point de chute de la manifestation à Lomé, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition n’a donné aucun crédit à la volonté du dialogue affiché par les autorités togolaises.

TGCEL Vogan Anfoin
  1. Populaires
  2. Tendance

Facebook

Fermer