Des enseignants togolais ont observé mardi un sit-in devant le ministère en charge du travail à Lomé. Ils réclament pas moins de 11 mois de salaires non-payés par leur employeur qui n’est autre que l’Etat togolais. Ces enseignants menacent de boycotter la rentrée scolaire prévue pour le mois prochain si les autorités togolaises ne trouvent pas de solution à la situation qu’ils traversent.  Le ministre en charge de la fonction publique réagit et promet.

La grève de trois jours reconductible déclenchée mardi par les employés de la Société Togolaise de Tôles et Produits Métalo-Sidérurgique (Nouvelle Sototoles) n’a duré que quelques heures. Le mouvement a été suspendu. Les employés et la direction générale sont arrivés à un compromis après de longues discussions et les 400 grévistes bénéficieront des augmentations de salaire.

Les employés de la Société Togolaise de Tôles et Produits Métalo-Sidérurgique (Nouvelle Sototoles) ont entamé mardi une grève de trois jours reconductible pour exiger de meilleures conditions. Ces travailleurs, plus de 400 au total réclament la revalorisation de la grille salariale, l'instauration d'une indemnité de logement et la hausse de l’indemnité de déplacement. De même, ils lancent un appel au président de la République à « redresser » les investisseurs qui se comportent au Togo comme en territoire conquis.

Ça grogne à CIMTOGO dans la zone portuaire de Lomé depuis le début de la semaine. Les 280 agents lucratifs de la société productrice du ciment du Togo se disent excédés par les conditions dans lesquelles ils travaillent. Ils ont entamé mardi une grève illimitée non seulement pour manifester leur indignation mais aussi crier le haro sur « l’exploitation de l’homme par l’homme » qui s’érigerait en règle dans cette société.

Les activités ont été de nouveau paralysées lundi et le seront jusqu’à la fin de la semaine au CHU Sylvanus Olympio. Pour cause, les agents de santé observent un mot d’ordre de grève. Ils réclament entre autres l’apurement des arriérés d’avancement depuis 2012, et la suppression des précomptes en cours. Ils fustigent également le gouvernement pour son laxisme dans l’équipement des hôpitaux.

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SNPHOT) a décidé  lundi de suspendre provisoirement ses mots d’ordre de grève. L’organisation syndicale, qui a multiplié des mouvements de grève ces derniers mois, veut ainsi donner une chance aux discussions entamées avec le gouvernement le 05 avril dernier et surtout soulager les peines de la population.  

La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) s'insurge contre le laxisme du gouvernement dans la satisfaction de sa plateforme de revendicative. Dans une note adressée mercredi au ministère de la fonction publique, l'organisation syndicale des travailleurs du Togo indique que le gouvernement n'a fait aucun cas des doléances de la STT depuis qu'elles ont été formulées en octobre 2017. Face à cet état de chose, la Synergie lance un nouveau mot d'ordre de  grève de 48 heures qui prend effet à partir de ce jeudi 03 mai.

La Synergie des Travailleurs du Togo (STT) vient de faire le compte rendu du protocole d’accord signé jeudi entre le gouvernement et les syndicats d’enseignant. Le document qui vise à  rétablir le climat d’apaisement et de sérénité nécessaire au bon déroulement des activités pédagogiques n’engage pas la STT qui tient à sa plateforme revendicative. C’est  ce qu’ont déclaré les responsables de cette centrale syndicale vendredi à l’issue d’une assemblée générale tenue à Lomé. L’organisation syndicale se réjouit  de l’accord mais décide  d’observer une nouvelle grève de 48 heures les 25 et 26 avril prochains.

Le gouvernement togolais semble enfin parvenir à la formule qu’il faut pour rétablir le climat d’apaisement, et de sérénité nécessaire au bon déroulement des activités pédagogiques et scolaires secouées depuis des années par des crises cycliques. Il a signé jeudi à Lomé un protocole d’accord  avec les syndicats d’enseignants visant notamment à promouvoir la compréhension et la confiance mutuelle entre les acteurs du système éducatif. L’accord fait suite aux conclusions du groupe de travail mis en place le 18 janvier 2018 en vue d’examiner l’ensemble des préoccupations et des défis du secteur de l’éducation. La signature du document a été présidée par Komi Selom Klassou, Chef du gouvernement.

Le Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) durcit le ton de ses mouvements de grève. L’organisation a tenu mardi une nouvelle assemblée générale à la maison de la santé transformée en une manifestation spontanée qui a conduit les médecins devant les locaux du ministère de la santé et de la protection sociale. Les agents de santé, qui sont allés réclamer la tête de Moustapha Mijiyawa, ont au finish obtenu la mise en place d’un  groupe d’un travail formel à l’image de celui des enseignants.

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