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Le ministre togolais de la fonction s’est encore longuement prononcé sur la situation togolaise et le processus électoral. Au micro d’Afrikastrategies, Gilbert Bawara est revenu sur la recomposition de la CENI et de ses démembrements et surtout sur l’appel au boycott du recensement lancé par la Coalition de l’opposition togolaise. Le porte-parole du gouvernement s’est aussi prononcé sur les réformes à opérer à l’Assemblée nationale avant les élections du 20 décembre et sur la question de la candidature de Faure Gnassingbé en 2020. M. Bawara pense que son patron est le seul, à même de tenir le pays après 2020, parce que soutient-il « personne au sein de l’opposition n’incarne une alternative sérieuse et crédible » pour le pays.

Gilbert Bawara n’est pas du tout d’accord avec la Coalition des 14 partis de l’opposition qui continue de poser des exigences et préalables pour la suite de l’organisation des élections après avoir salué l’avancée obtenue au sujet de la CENI le 23 septembre dernier lors de la 2ème réunion du comité de suivi de la CEDEAO. Lors d’un entretien improvisé avec un groupe de médias dont Togo Breaking News, le ministre de la fonction publique a indiqué que le gouvernement togolais a pris toutes les dispositions pour que le processus électoral se poursuive et aboutisse aux législatives le 20 décembre prochain. De même, il exhorte les populations togolaises à s’inscrire massivement sur les listes électorales pour pouvoir se déterminer le jour du vote, parce que dit-il, il n’y aura pas de session de rattrapage. 

Le gouvernement togolais a organisé jeudi à Lomé une table ronde sur la protection sociale. Cette activité tenue grâce à l’appui de l’Organisation international du travail (OIT) a enregistré la participation de plusieurs partenaires techniques et financiers du Togo ainsi que des organisations syndicales et patronales. Présidée par le ministre togolais en charge du travail, Gilbert Bawara cette table ronde entre dans le cadre du processus du renforcement et de l’extension de la protection sociale aux différentes couches sociales du pays.

Gilbert Bawara continue d’assurer que les décisions de la CEDEAO seront appliquées et mises en œuvre de manière intégrale et globale et non de manière sélective. Le ministre de la fonction publique réagit ainsi aux nouvelles critiques portées contre le pouvoir depuis l'annonce par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la tenue des élections locales et le référendum le 16 décembre avant les législatives du 20 décembre. Il annonce l’adoption imminente d’un projet de loi qui sera introduit au Parlement. De l'autre, le ministre réaffirme la disponibilité du gouvernement s'entendre avec la Coalition sur la question de la CENI pour tenir des élections crédibles.

Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara s’est confié à Togo Breaking News à l’issue de la séance de lundi de la première réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO. La rencontre placée sous l’autorité du ministre Kan-Dapaah, représentant du président du Ghana, et du président de la Commission de la CEDEAO a permis de faire le point des évolutions depuis la visite préparatoire du 8 août dernier par le numéro un de la commission de la CEDEAO. Le ministre Bawara indique que les débats se déroulent dans une ambiance conviviale et de fraternité. Toutefois, M. Bawara précise que le pouvoir n’entend pas se prêter à des débats qui participeraient davantage à des « tentatives de relance du dialogue ou de manœuvres pour enliser le pays dans des discussions interminables ».

Gilbert Bawara est revenu mercredi sur la situation sociopolitique que traverse le Togo depuis les évènements du 19 août 2017. Le ministre est largement revenu sur les circonstances ayant favorisé ces évènements, qui, selon lui, ne sont ni plus ni moins qu’une tentative de coup d’Etat préparée de longues dates mais qui a échoué. Estimant que les intentions réformatrices de Faure Gnassingbé ont été mal perçues par l’opposition, parce que peu ou mal expliquées, le ministre de la fonction publique indique que l’heure est désormais à l’application intégrale de la feuille de route de la CEDEAO. Dans une longue interview accordée à Afreepress, l’homme de confiance du président togolais annonce que tout sera mis en œuvre pour que les élections législatives se déroulent impérativement le 20 décembre prochain. De même, il annonce qu’un projet de loi portant modification constitutionnelle est en préparation et sera introduit dans les prochains jours à l’Assemblée nationale pour que les réformes soient opérées bien avant les élections législatives. Il précise toutefois que le référendum demeure un ultime recours pour éviter une situation de statu quo.

Les togolais attendront encore un peu pour voir les facilitateurs de la situation politique ou leurs représentants arriver à Lomé. Des leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont annoncé l’arrivée à Lomé ce mercredi de Nana Akufo-Addo et d’Alpha Condé pour régler la question de la CENI et clarifier la feuille de route définie par les Chefs d’Etat de la CEDEAO le 31 juillet dernier. Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara s’étonne des "annonces intempestives et répétitives". Le point focal du gouvernement indique que lorsque des visites ou missions seront projetées, les facilitateurs, leurs représentants et la CEDEAO l’annonceront sûrement par des "voies autorisées".

Point focal du gouvernement et du parti au pouvoir au dialogue inter-togolais et sur les questions politiques, Gilbert Bawara s’est prononcé mercredi sur la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie durable de crise au Togo. Le ministre de la fonction publique explique que le pouvoir accueille les recommandations avec satisfaction. Celui qui croit qu’une nouvelle page s’est ouverte pour le Togo à l’issue du sommet de Lomé indique que les dispositions sont en train d’être prises pour une mise en œuvre rapide des décisions, ensemble avec l’opposition.

La capitale togolaise accueille en début de la semaine prochaine, d’importantes rencontres de la sous-région ouest africaine. Il s’agit notamment du sommet de l’UEMOA, du sommet conjoint CEDEAO-CEEAC et de la rencontre des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO pour connaître entre autres, de la situation politique qui prévaut au Togo depuis un an. Gilbert Bawara, le point focal du gouvernement togolais vient de boucler une tournée dans 4 pays majeurs de la région. Pour le ministre de la fonction publique, il faut bien préparer les sommets et préparer les décisions qui seront prises, y compris la feuille de route de la CEDEAO sur la situation togolaise.

La crise sociopolitique qui a éclaté au Togo le 19 août 2017 tarde à être dénouée. Malgré les efforts des chefs d’Etat de la sous-région, aucune avancée n’est encore perceptible au sujet de la question majeure à l’origine de la situation. Même le dialogue ouvert le 19 février pour tenter de concilier les positions du pouvoir et de l’opposition n’a accouché que de minces résultats, du moins à ce jour. Désormais, c’est vers la CEDEAO que les regards convergent et que les espoirs de chacun des camps en discorde sont portés. Aux lendemains d’une nouvelle mission à Lomé dirigée par Francis Béhanzin, le commissaire paix et sécurité de l’organisation sous-régionale, le chef de la délégation du gouvernement aux pourparlers dresse un état des lieux de la situation et estime que « le gouvernement a fait preuve d’ouverture contrairement à la coalition de l’opposition ». Gilbert Bawara indique que la CEDEAO, qui a eu le temps d’écouter les deux parties, connaît désormais les positions de tous les protagonistes et dispose de tous les éléments d'appréciation pour trancher dans le sens de la « normalisation définitive de la situation en se basant sur les normes et les principes qui fondent la démocratie et l’Etat de droit ».

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