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Contre vents et marées, les élections législatives ont été tenues au Togo le 20 décembre 2018. Avec le concours de la CEDEAO, la Commission électorale nationale indépendante (CENI), dirigée par le Prof Kodjona Kadanga et rejetée par la Coalition de l’opposition, a tenu jusqu’au bout. Les résultats du scrutin sont connus et les institutions qui en sont issues sont désormais en place. Les 13 membres de la CENI viennent de dresser le rapport général de l’organisation du scrutin. Le document sera transmis prochainement au Chef de l’Etat.

« Le peuple togolais poursuivra sa lutte pour se libérer de plusieurs années de servitude ». C’est la conviction de Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition de l’opposition togolaise qui se prononce sur la suite de la lutte politique d’après les élections législatives du 20 décembre. Mme Adjamagbo-Johnson ne comprend pas l’attitude de la CEDEAO dans la résolution de la situation togolaise mais estime que les togolais ne s’étaient « pas réveillés un matin d’août 2017 pour aller se coucher un soir de décembre 2018 ». Celle qui soutient que la Coalition n’a pas boycotté les élections législatives mais a souhaité des élections correctes, affirme que la solution à la crise togolaise n’est pas dans un gouvernement d’union nationale. Pour elle, la résolution de la crise passe plutôt par un gouvernement de transition, sinon le pays sera confronté à un « futur est sombre ».

La Cour constitutionnelle a proclamé lundi les résultats définitifs des élections législatives du 20 décembre. Comparativement aux chiffres publiés le 23 décembre dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’Union des Forces des Changement (UFC)  a vu son score s’améliorer. Le parti de Gilchrist Olympio gagne un siège de plus dans la circonscription électorale  de Vo au détriment du Mouvement Patriotique pour un Développement Durable (MPDD). Union pour la République (UNIR) conserve son score de 59 députés.

Le ministre togolais de la fonction publique a fait le point, en cette fin d’année, de la situation qu’a traversée ou que traverse le Togo depuis le 19 août 2017. Pour Gilbert Bawara, les événements d’août 2017 auraient pu constituer un moyen de pression et conduire à l’accélération et à l’intensification des réformes politiques. Mais il regrette que la Coalition des 14 partis, qui s’est montrée intransigeante, n’a pas pris au sérieux le gouvernement et les autorités et a empêché de ce fait tout compromis. Le porte-parole du gouvernement affirme que le boycott des législatives est l’aboutissement d’une succession d’erreurs d’appréciation et de jugement qui se sont révélées en définitive fatales. Le ministre de Faure Gnassingbé, qui n’est pas trop partant pour une idée de gouvernement d’union, soutient que la Coalition s’est exclue elle-même du débat institutionnel à l’avenir. Et au sujet des prochaines manifestations du regroupement de l’opposition, M. Bawara avance que « la C14 commet une grave erreur en persistant dans un esprit d’insurrection ».

Les résultats provisoires des élections législatives du 20 décembre derniers sont désormais connus. Ils ont été proclamés dimanche par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon les chiffres communiqués, 6 partis politiques seront présents à l’assemblée nationale ainsi que 18 députés élus sur des listes indépendantes. Le parti UNIR (au pouvoir) domine le parlement avec 59 députés et l’UFC, avec 6 députés est le 1er parti de l’opposition parlementaire.

Il s’est tenu samedi à Abudja le 54e sommet ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Plusieurs sujets ont été abordés dont la crise sociopolitique togolaise. On apprend que les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’organisation communautaire se sont félicités de la tenue effective, le 20 décembre 2018, des élections législatives. Et selon les informations, la CEDEAO met fin au mandat des facilitateurs de la crise mais encourage le gouvernement togolais à renforcer les mesures d’apaisement et à tenir les élections locales dans le courant de l’année 2019.

Après la CEDEAO et l’Union Africaine, le Conseil de l’Entente présente à son tour son premier rapport sur les législatives du 20 décembre au Togo. Le rapport de la Mission d’Observation Electorale du Conseil de l’Entente exposé à la presse samedi à Lomé fait des observations sur le scrutin, formule des recommandations à l’intention des acteurs politiques et de la CENI et lance un appel au peuple togolais.

La Mission d’Observation  Electorale de la CEDEAO a présenté vendredi à Lomé son premier rapport sur les législatives du 20 décembre au Togo. C’était au cours d’une conférence de presse animée par  Salou Djibo, chef de la Mission en présence du Général Béhanzin, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO et de Garba Lompo, représentant de l'organisation au Togo. La Mission s'est félicitée du bon déroulement du scrutin mais regrette, par ailleurs, la non-participation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise au  processus électoral.

Jean-Pierre Fabre a chargé vendredi la CEDEAO d’avoir été complaisante avec le pouvoir de Faure Gnassingbé. Celui qui était jusque-là Chef de file de l’opposition togolaise a qualifié le silence de l’organisation communautaire d’incompréhensible alors que les églises, les cadres musulmans, les organisations de la société civile appelaient au report du scrutin. M. Fabre qui faisait part de sa déception annonce une nouvelle phase de la lutte politique dans le pays.

On votait jeudi au Togo pour le compte des élections législatives. Le scrutin rejeté par la principale Coalition de l’opposition togolaise s’est déroulé dans un calme, que d’aucuns justifient par les appels au boycott. Mais ce qui est constant, au vu de la constatation sur le terrain, il y a eu une faible affluence dans les Centres de vote. Une situation qui réjouit le regroupement des 14 partis politiques de l’opposition qui qualifie les élections de jeudi d’une erreur à corriger par la mise en place d’un autre processus électoral. Mais le pouvoir ne l’entend pas de cette oreille. Le ministre Gilbert Bawara reconnait un "désintérêt des citoyens pour les scrutins", comme dans d'autres pays africains, mais annonce la mise en place de la nouvelle assemblée nationale.

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