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L’on n’en parle pas assez mais le problème inquiète plus d’un. Le Togo traverse depuis août dernier une sérieuse crise politique. Au même moment, d’autres secteurs du pays connaissent des difficultés. Le secteur de l’éducation en est l’illustration parfaite avec les récurrentes grèves des enseignants. Ce mardi, est le début d’une nouvelle grève de 72 heures. Le mouvement visiblement suivi a poussé des milliers d’élèves et écoliers à sortir dans les rues de Lomé. Certains d’entre eux en appellent au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Une cérémonie de distribution des fournitures scolaires aux meilleurs élèves des écoles primaires publiques de Médjigni, Datcha Attikpayé et Gléï (Ilé Bayé), s’est déroulée, vendredi 13 octobre à l’EPP ILE BAYE dans le canton de Gléï, (150 km de Lomé).

La Coordination des Syndicats de l'Education  du Togo (CSET) et la Fédération des Syndicats de l'Education Nationale  (FESEN) ont décidé de mettre de l'eau dans leur vin après que le gouvernement ait annoncé de doubler la prime d'incitation de l'enseignant togolais. Les deux organisations syndicales disent  suspendre les  prochains mots de grève pour sauver l'année scolaire en cours. Par la même occasion, ils exigent le reversement des précomptes.

Une semaine après la réception du rapport du Groupe de travail sur l’éducation, le gouvernement togolais a rencontré vendredi les acteurs de l’éducation pour annoncer des mesures prises pour l’avancement du secteur. Parmi les décisions annoncées, le doublement de la prime de la fonction enseignante. A l’occasion, le Premier Ministre, Sélom Klassou a encore appelé au calme.

Le lycée technique d'Adidogome qui accueille plus de 16 mille élèves, jusque-là épargné par les manifestations d’élèves est entré depuis ce lundi dans la danse. Tôt ce matin, les élèves ont vidé  les salles de classe et tentaient d’occuper l’axe Lomé-Kpalimé avant de tomber sur une horde d’éléments  des forces de défense et de sécurité.

C’est totalement le chaos dans l’éducation au Togo. Depuis le début de cette semaine les enseignants poursuivent leurs grèves et les élèves ne cessent d’arpenter les rues, manifestant ainsi leur mécontentement pour le fait que plusieurs chapitres aient été sautés par ses enseignants qui ont vu leurs salaires amputés par le gouvernement.

Alors qu'un compromis a été trouvé vendredi dernier entre gouvernement, centrales syndicales et autres acteurs de l’éducation à l’issue de près d'un mois et demi de concertation au sein du groupe de travail sur le secteur éducatif, les mouvements de grève ont repris de plus belle lundi. Dans plusieurs localités à travers le territoire national, les élèves sont dans les rues et réclament les enseignants et les cours.

Dapaong, cette ville située à plus de 650 km de Lomé connait depuis ce lundi de nouvelles manifestations d’élèves dans les rues. Ces élèves ont, de nouveau, récupéré la grève des enseignants. Leur mouvement est dispersé par les forces de l’ordre et de sécurité de la ville à coup de gaz lacrymogène.

La TVT est mise à l’épreuve dans la crise du secteur éducatif. Après le passage des ministres Tchakpélé et Bawara sur la télévision nationale se prononçant sur l’actuelle crise qui secoue le système éducatif, la Coordination des Syndicats des Enseignants du Togo (CSET) vient de demander à son tour un temps d'antenne au directeur de la télévision pour des droits de réponse.

On attendait la réaction des syndicats d’enseignants grévistes après le passage des ministres Gilbert Bawara et  Komi Tchakpélé sur la télévision nationale et on l’a enfin. Intervenant jeudi sur Victoire FM, Atsou Atcha, le porte-parole de la coordination des syndicats a conseillé au gouvernement d’ouvrir les négociations au lieu de continuer à menacer.

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