Le Général Damehame Yark ne veut entendre aucun pétard bruire en ces périodes de fin d’année au Togo. Le ministre de la sécurité et de la protection a rappelé en milieu de semaine que l’utilisation et la vente des pétards restent interdites au Togo. Cette fois, de fermes instructions ont été données aux forces de l’ordre et de sécurité pour arrêter tout contrevenant.

Le Parti national panafricain (PNP)  monte à nouveau au créneau  et désavoue la police nationale togolaise. La formation politique de Tikpi Atchadam a indiqué vendredi qu’elle n’est mêlée ni de près ni de loin à une quelconque tentative d’insurrection armée. Le parti dénonce une opération de chasse à l’homme et accuse le pouvoir d’enclencher un processus macabre pour saboter  la lutte pour l’alternance au Togo.

La police togolaise a présenté une vingtaine de personnes mardi à Lomé. Accusées d’être les auteurs des évènements du 23 novembre dernier, les personnes en question ont été arrêtées à la suite des enquêtes lancées par les autorités togolaises après la tentative d’insurrection armée. Les mis en cause seraient des membres du mouvement « Tigre révolution ». Les autres membres du groupe estimés à des centaines sont activement recherchés.

Union pour la République (UNIR) a exprimé mercredi sa consternation au sujet des attaques perpétrées dans la nuit de samedi dernier à Lomé et à Sokodé. Dénonçant des actes correspondants à des scénarios préalablement annoncés et diffusés sur les réseaux sociaux, le parti de Faure Gnassingbé exhorte le gouvernement togolais à prendre la juste mesure du contexte et à prendre toutes les dispositions pour la protection des citoyens. UNIR invite par ailleurs la classe politique à proscrire la violence et les considérations ethniques ou religieuses, dans le contexte de l’organisation de l’élection présidentielle.

A moins de trois mois de l’élection présidentielle de 2020, le Togo fait de nouveau face à des actes de violence. De nouvelles violences ont été enregistrées le petit matin de samedi à Sokodé et à Agoè-Nyivé, dans la banlieue nord de Lomé. Pour le gouvernement, il s'agit d'une tentative d’insurrection armée qui a fait 5 blessés dans les rangs des gendarmes et 4 AK47 ainsi que leurs chargeurs emportés. Le ministre de la sécurité, Damehame Yark promet de traiter sévèrement les meneurs et les commanditaires de ce mouvement.

Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile fait feu de tout bois pour restaurer la confiance entre les forces de sécurité et les populations togolaises. Des rencontres sont initiées dans ce sens pour éviter des affrontements sanglants. L’objectif selon le Général Damehame Yark est de mettre ensemble les forces de défense et de sécurité et les couches de la population afin qu’il n’y ait plus de blessés ou de morts lors de nouvelles manifestations publiques.

Dans un contexte d’insécurité caractérisé par la montée de l’extrémisme violent, les autorités togolaises s’attendent à un rapprochement entre l’armée et la population. Le ministre togolais de la sécurité et de la protection civile appelle à une meilleure collaboration entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et les populations en vue de cultiver la paix et le vivre ensemble pour la prévention d’éventuels conflits. Conscient que les militaires et les civils se regardent en chiens de faïence, le Général Damehame Yark veut travailler pour résoudre la crise de confiance et le manque de collaboration. Des dialogues civilo-militaire sont en vue.

Des forces de sécurité du Togo ont tiré jeudi des coups de feu à balles blanches à Lomé. Ils essayaient ainsi de neutraliser des terroristes qui ont réussi à s'introduire dans l'enceinte de l'Institut Français du Togo et tentaient de prendre en otage le personnel de cette institution. La réaction des forces spéciales anti-terroristes des Forces armées togolaises a été immédiate. Après plusieurs heures d’échanges de coups de feu, les terroristes ont été maîtrisés.

Damehame Yark se prononce sur  l’interdiction faite  aux membres du mouvement Tournons la Page (TLP) d’entrer au Togo. Réagissant mardi à l’accusation de l’ONG Amnesty International sur le sujet,  le ministre de la sécurité et de la protection civile a justifié la décision du gouvernement togolais par un manque de fondement juridique du  mouvement. Le Général soutient que le Togo n’est pas un terrain d’expérimentation.

Le ministre de la sécurité et de la protection a reconnu en milieu de semaine que son numéro vert 1014 lancé pour parer aux rackets policiers n’est pas encore fonctionnel. Un souci technique est passé par là, retardant ainsi l’engagement du Général de mettre fin à la corruption au sein des policiers et gendarmes. Du moins pour le moment. Le général ordonne aux techniciens de travailler pour résoudre le problème.

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