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L’Alliance nationale pour le changement (ANC) exige l’annulation des modifications apportées à la Constitution togolaise par l’Assemblée Nationale. Le parti de Jean-Pierre Fabre vient d’introduire une requête dans ce sens auprès de la Cour constitutionnelle. Les dirigeants de l’ANC affirment que la réforme intervenue vise à « imposer la candidature de Faure Gnassingbé à un 4ème mandat avec pour objectif un pouvoir à vie et une impunité totale ». L’ANC veut également saisir les juridictions internationales à cet effet.

La nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) est désormais en place. Les nouveaux membres la composant ont prêté serment jeudi devant la Cour constitutionnelle. C’était en présence de la Présidente de l’Assemblée nationale Tsegan Yawa et le ministre de l’administration territoriale, des collectivités locales et de la décentralisation Payadowa Boukpessi. Et juste après la cérémonie, les 17 commissaires ont tenu une séance à l’issue de laquelle ils ont mis en place un bureau d’âge.

La modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, telle que proposée par les députés ne passera pas. La Cour Constitutionnelle a rejeté jeudi la mesure selon laquelle le président de l’hémicycle sera élu pour une durée d’un an renouvelable. La modification n’est pas conforme à l’article 54 de la Constitution togolaise.

La dernière sortie de la Cour Constitutionnelle exhortant les acteurs politiques à aller aux législatives avant fin 2018 continue de susciter des réactions. Après la coalition des 14 partis de l'opposition, c'est le tour d'un député du partir au pouvoir de réagir en  attendant peut-être une sortie officielle de l'Union pour la République (UNIR).  Awedeou Tchasse, le  député de Sotouboua relève qu'il revient au  gouvernement de prendre ses responsabilités.

Le communiqué publié mardi par la Cour Constitutionnelle togolaise n’est pas du goût de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Le regroupement politique a indiqué jeudi avoir été choqué par cette sortie de l’institution réclamant l’organisation des élections législatives avant la fin de l’année 2018. Dans un communiqué, elle estime que la démarche de la Cour est provocatrice et a condamné une "manipulation partisane et inacceptable d’Aboudou Assouma".

Des voix au sein de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition réagissent suite au communiqué de la cour constitutionnelle qui demandait à  la CENI et au  gouvernement de prendre des dispositions pour aller aux législatives au plus tard le 19 août prochain. François Kampatibe,   Porte-parole de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI, parti membre de la Coalition) a estimé que la Cour Constitutionnelle est dans son rôle. 

En dehors de la question des réformes constitutionnelles, l’organisation des élections législatives divise actuellement l’opposition et le pouvoir. Pour l’opposition, on ne saura tenir des élections pendant que les discussions sur les réformes portent également sur les institutions impliquées dans le processus. Et si le gouvernement a annoncé la suspension de la préparation des élections, la Cour Constitutionnelle elle autre vient de demander à la CENI et aux autorités d’organiser les élections législatives avant la fin de l’année 2018.
 
TGCEL Vogan Anfoin
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