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La coalition de l’opposition togolaise se dit outillée  plus que jamais pour obtenir l’alternance et le changement au sommet de l’Etat au plus tard en 2020. Ceci grâce à une charte signée lundi à Lomé par les 7 formations politiques qui la composent désormais. Le regroupement de l’opposition appelle les populations à se faire recenser pour les prochaines élections locales auxquelles il entend  participer avec une liste commune.

Sans surprise ! La coalition de l’opposition fustige les réformes constitutionnelles et institutionnelles opérées mercredi par les députés togolais. Pour ce regroupement politique, la modification constitutionnelle est taillée sur mesure pour permettre au président actuel, Faure Gnassingbe d’être totalitaire. Les 7 partis de la coalition condamnent une imposture contre laquelle ils appellent le peuple togolais à se soulever.

La Coalition de l’opposition togolaise et ses partisans ont accueilli dans l’indifférence l’adresse sur l’état de la nation du Président togolais. C’est ce qu’ont indiqué jeudi les responsables de ce regroupement de l’opposition. En conférence de presse à Lomé, ils ont estimé que ce qu’a fait Faure Gnassingbé devant les députés, à la veille de la célébration du 59e anniversaire de l’indépendance du Togo, ne ressemble pas à un discours sur l’état de la nation. La Coalition réclame des discussions pour une bonne organisation des locales et projette de nouvelles manifestations de rue si ses attentes ne sont pas comblées.

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) nourrit l’espoir de voir la lutte pour l’alternance aboutir au plus tard en 2020. Pour y arriver, le parti estime qu’il y a lieu de privilégier la méthode qui gagne. Me Yawovi Agboyibo affirme que la pression et le dialogue, dans le cadre d’une stratégie unitaire, permettront à l’opposition d’obtenir l’alternance au plus tard en 2020. Le parti des déshérités envisage son retour au sein de la Coalition à certaines conditions. Déjà l’ancien Premier ministre invite les leaders de l’opposition à travailler pour que l’alternance politique se réalise dans le respect des grands principes et dans la noblesse.

La mission de collecte d’informations sur la situation sociopolitique au Togo de l'Assemblée parlementaire ACP-UE s’achève mardi. Cette mission a permis à la délégation de rencontrer le gouvernement togolais, le chef de l’Etat, l’opposition parlementaire, la majorité parlementaire et les partis d’opposition extraparlementaire. Les organisations de la société civile dont le Front citoyen Togo Debout ont été également rencontrées. Et lors de cette rencontre, elles ont critiqué la position de Louis Michel qui a dû présenter ses excuses « pour le désagrément qu’a pu causer sa déclaration » faite à l'issue de l'audience avec Faure Gnassingbé.

Patrick Lawson-Banku est revenu mercredi sur les raisons qui ont poussé l’Alliance Nationale pour le  Changement (ANC) à quitter la coalition des 14 partis de l’opposition togolaise.  Selon le 1er vice-président du parti, si cela ne tenait qu’à Jean-Pierre Fabre, l’ANC n’allait jamais claquer la porte du regroupement de l’opposition. L’ancien chef de file de l’opposition aurait finalement cédé sous la pression des responsables du parti. Par ailleurs M. Lawson-Banku assure qu’avec un milliard de franc CFA, l’ANC va terminer la lutte.

Le ministre togolais de la fonction publique s’est prononcé samedi sur les récentes évolutions politiques et socio-économique dans le pays. Gilbert Bawara, qui était sur tous les fronts lors de la crise sociopolitique, parle peu depuis quelques temps. Néanmoins, il se prononce sur le lancement du Plan national de développement (PND) et estime que sa réussite passera par la participation de toutes les forces politiques et sociales. C’est à ce titre qu’il salue l’entretien entre le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé et une délégation de la Coalition de l’opposition. M. Bawara se félicite également de l’esprit d’ouverture politique qui a caractérisé le renouvellement de la CENI.

C’est pratiquement le requiem pour la Coalition de l’opposition. Le regroupement de l’opposition, qui affiche un optimisme après sa rencontre avec le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, vient de perdre un influent membre: l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Le parti de Jean-Pierre Fabre motive sa sortie de la Coalition par les « divergences grandissantes entre sa vision de la lutte de libération héroïque et historique du peuple togolais et les options inexplicables maintes fois retenues ».

La coalition de l'opposition vient de faire le point de sa rencontre tenue mercredi avec le Chef de l'Etat togolais. Le regroupement politique affirme que l'entretien avec Faure Gnassingbé  a porté sur trois sujets essentiels. A l'arrivée, la délégation conduite par Antoine Folly affiche son optimisme de voir le président togolais se plancher urgemment sur les dossiers évoqués.

La rencontre entre le Président togolais et les leaders de la Coalition de l’opposition s’est achevée  aux environs de midi. Dans une note diffusée à la suite des échanges, la Présidence togolaise a indiqué que les deux parties ont évoqué des sujets d’intérêt national. On apprend également que Faure Gnassingbé a demandé à ses interlocuteurs d’œuvrer pour l’enracinement de la démocratie et pour la consolidation de la paix au Togo.

TGCEL Vogan Anfoin
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