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Les prix des produits pétroliers connaissent une nouvelle modification à partir de ce mardi 26 septembre sur toute l'étendue du territoire togolais. Cette baisse intervient près de 7 mois après l’augmentation problématique du 28 février dernier qui a provoqué de violentes manifestations à Lomé.

Au Togo, il parait difficile de rompre avec les habitudes du passé. Les militaires interviennent encore dans la gestion des manifestations et le ministre de la sécurité et de la protection civile a été interpellé par l’Assemblée nationale à ce sujet. Yark Damehane est allé s’expliquer jeudi devant les députés et s’est prononcé sur les circonstances de la mort d’un chauffeur lors des manifestations de février dernier contre la hausse des prix du carburant.

Depuis quelques jours, la répression de la vente illicite du carburant et la traque des vendeurs a pris un nouveau tournant. Elle devient de plus en plus sanglante au vu des dégâts humains qu’elle cause sans oublier les nombreux dégâts matériels qui suivent. Qu’est-ce qui justifie de telles bavures ? Plusieurs togolais se posent la question et le MMLK pense avoir trouvé la réponse.

Pour le Collectif des Associations Contre l'Impunité au Togo (CACIT), il n’est pas question que le cas du jeune togolais qui a trouvé la mort dans les manifestations du 28 février dernier reste impuni. Il fait appel à cet effet à l'habileté du médiateur d'État Awa Nana-Daboya. C'est à travers une lettre ouverte adressée mardi, que le CACIT sollicite madame Awa Nana. 

"Il est inadmissible que l'armée soit encore déployée au Togo pour réprimer les manifestations". C'est la déclaration faite par Amnesty International au lendemain de la mort du jeune chauffeur Alabi Nadjinoudine tué par balle lors de la manifestation contre la hausse des  prix des produits pétroliers. L'organisation internationale exige l'ouverture d'une enquête pour mettre la main sur l'auteur de ce forfait.

Pendant que le gouvernement explique la nouvelle augmentation des prix des produits pétroliers par la conjugaison de deux phénomènes sur le plan international, l'Association Togolaise des Consommateurs (ATC) exige toujours la publication de la structure actuelle du prix de ces produits. Pour l'Association rien ne justifie cette nouvelle flambée qui va  provoquer la fluctuation au niveau des produits de consommation. 

Les réactions continuent de fuser après les manifestations de mardi contre la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Mouvements dont la sanglante répression a fait un mort et plusieurs blessés. Jeudi, le MCD et le PSR, deux partis d’opposition fustigent l'attitude du gouvernement et appellent à annuler la hausse.

C'est une nouvelle situation de tension dans les rues de Lomé ce mercredi. Les autorités togolaises ont posté des forces de l’ordre dans presque chaque quartier pour empêcher toute nouvelle manifestation. Dans le même temps, à la morgue du CHU Sylvanus Olympio, c’est le bras de fer pour la récupération du corps du jeune tué mardi par les forces de sécurité. Un martyr qui sera finalement inhumé au cimetière d'Adetikopé.

Rares sont les partis politiques de l’opposition togolaise qui ne se sont pas encore prononcés sur les évènements qui se sont déroulés mardi à Lomé et qui ont conduit à la mort d’une personne parmi les manifestants contre la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers. La majorité des formations politiques condamne la répression sanglante, exigent une enquête pour élucider les circonstances de la mort du jeune et invite l'autorité à rapporter sa décision.

Dans un communiqué rendu public mardi soir, le gouvernement togolais a condamné les manifestations contre la hausse des prix des produits pétroliers qui ont fait un mort et des blessés. Alors que plusieurs imaginaient que la décision d’augmentation sera rapportée, le gouvernement explique plutôt cette nouvelle flambée.

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