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Les élections législatives ne devraient pas se tenir le 20 décembre prochain au Togo dans un souci d’apaisement. C’est cette position qu’a défendu dimanche Aminata Kamara Toungara, la vice-présidente du Parlement de la CEDEAO. La députée ivoirienne a soutenu qu’il ne faut pas précipiter les élections, car rien ne vaut la paix. Dans cette optique, elle invite le Chefs d’Etat de l’organisation sous régionale à exhorter leur homologue togolais, Faure Gnassingbé à "mettre la balle à terre" pour que les élections soient repoussées.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a encore mobilisé ses militants et sympathisants dans les rues de Lomé, de Kpalimé, de Sokodé, de Kparatao, de Tchamba et  de Dapaong samedi. Il s’avère au vu des constats qu’il y a eu une mobilisation plus importante que celle du jeudi dernier. Et pour les responsables du regroupement, pas moins de 500 mille personnes, rien que dans les rues de Lomé, réclamaient l’arrêt du processus électoral, la réalisation des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. L’opposition projette une journée « Togo Mort » mardi prochain, en attendant des actions d’envergure.

Aussitôt ouverte, aussitôt clôturée. La 7è session plénière  de l’assemblée nationale togolaise convoquée sur  ce  vendredi 30 novembre n’a duré que quelques minutes. Les députés de l’opposition, qui assurent n’avoir pas été informés de la tenue d’une telle séance ne se sont pas rendus au Parlement. Une situation qui a obligé Dama Dramani à reporter la session sur une date ultérieure. Le président du groupe parlementaire UNIR accuse ses collègues de l’opposition de mauvaise foi et annonce la saisine des facilitateurs du dialogue inter-togolais.

La manifestation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition bat son plein actuellement dans les rues de Lomé. Les deux cortèges de manifestants se sont ébranlés à Bè-Gakpoto et au carrefour du marché de Bè pour chuter devant l’église des Assemblées de Dieu à Anfamé. Les milliers de manifestants réclament l’arrêt du processus électoral, la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et la mise en œuvre des mesures d’apaisement. Si tout se déroule bien dans l’ensemble, on signale toutefois des heurts à Agoè et à Kparatao. La coalition appelle à des mesures fermes de la CEDEAO vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé.

A l’Assemblée nationale togolaise, les propositions de la CEDEAO devant consacrer les réformes constitutionnelles et institutionnelles telles que préconisées dans la feuille de route du 31 juillet ne sont toujours pas acceptées par le pouvoir togolais. Une semaine après la tentative d’étude du projet de loi du gouvernement, boycotté par les députés de l’opposition, la commission des lois constitutionnelles s’est de nouveau réunie. Mais les travaux ont connu la même fortune. Cette fois, un texte a été présenté oralement par le pouvoir pour étude et dont la copie n’était pas disponible. Les députés de l’opposition se sont retirés de la salle et les travaux ont pris fin.

Les facilitateurs de la CEDEAO  expriment leur indignation face à la violation de sa feuille de route élaborée le 31 juillet dernier pour une sortie de crise au Togo. Dans un nouveau communiqué, l’institution sous régionale souligne que des propos et des écrits sont diffusés ces derniers temps pour appeler à des initiatives susceptibles de créer le désordre et de susciter la violence au Togo, des comportements proscrits dans la feuille de route. Elle lance un appel à toutes les parties prenantes à la crise à s’inscrire résolument dans la voie du dialogue et de la concertation pour résoudre leurs différents.

Le Nouvel Engagement Togolais (NET) a formulé mardi ses recommandations pour la mise en œuvre des réformes constitutionnelles. Dans un communiqué, la formation politique présidée par Gerry Taama a invité les députés du parti UNIR et ceux de le C14, à faire « des amendements du texte du gouvernement en s’appuyant sur les propositions de l’expert de la CEDEAO, qui leur ont été adressées à tous ». Cette formation politique soutient, d’une part que voter le texte de l’expert en l’état serait une folie et affirme d’autre part que le texte du gouvernement n’est pas ambitieux.

Les postures radicales et sans concession risquent d’exacerber la crise politique actuelle. C’est ce qu’indique mardi le Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) dans un communiqué rendu public. Le parti d’Agbéyomé Kodjo, qui prend part aux prochaines élections législatives, estime que les recommandations de la CEDEAO doivent être appliquées avant la tenue des élections. Ce qui permettra selon les responsables du MPDD « d’éviter la tragédie et d’espérer construire ensemble un Togo uni et paisible ».

Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition l’avait annoncé en filigrane il y a quelques jours dans une intervention sur les réseaux sociaux. Le Conseiller du Président du Parti national panafricain (PNP) l’a déclaré publiquement samedi au cours de la réunion hebdomadaire de ce parti à Lomé. L’opposition togolaise reprend les rues avec une série de 4 jours de manifestations publiques le 29 novembre et les 1er, 3 et 4 décembre prochains dans tout le Togo pour en finir avec le régime. Pour Tchatikpi Ouro-Djikpa, ce sera 4 jours de « déluge total ».

Le Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fait vendredi le point de l’organisation pratique du recensement électoral, l’appui de la CEDEAO et le dépôt des candidatures à la presse. On retient qu’à l’issue du recensement électoral organisé du 1er au 25 octobre, 3 041 599 personnes ont été enrôlées. La session de rattrapage a permis d’enregistrer 210 000 autres. 856 candidats sont en lice pour les législatives maintenues au 20 décembre.

TGCEL Vogan Anfoin
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