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Si le Togo connait une accalmie depuis les élections législatives du 20 décembre 2018, la crise sociopolitique n’est pas pour autant résolue. Les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont toujours pas faites et la crispation reste entière, même si l’on n'assiste plus aux actes de violences. L’ancien ministre de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques énumère les voies et moyens pour une résolution durable du problème togolais. Pour le Prof Kako Nubukpo, la majorité et l’opposition sont dans une erreur en n’appréhendant pas le problème dans son entièreté.

Faure Gnassingbé a ordonné mercredi la poursuite des mesures d’apaisement du climat politique. A cet effet, le Chef de l’Etat a donné des instructions à son gouvernement et décidé d’accorder la grâce présidentielle à 18 prévenus déjà jugés et condamnés. Par la même occasion, il a demandé la mise en liberté provisoire de 26 autres personnes détenues en lien avec la crise togolaise.

Jean-Pierre Fabre, le président de l’Alliance nationale pour le Changement (ANC) assume le choix du boycott des dernières élections législatives. Dans son message de vœux de nouvel an aux togolais, l’ancien Chef de file de l’opposition estime que les choix de la Coalition depuis le début de la crise togolaise sont lucides, pertinents et largement partagés par l’ensemble des forces vives en lutte. Il appelle les togolais à se départir du découragement et à se mobiliser dans le « Grand mouvement citoyen de libération nationale » auquel la Coalition appelle pour en finir avec le pouvoir de Faure Gnassingbé.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise lance un nouveau mot d’ordre après les législatives du 20 décembre. En conférence de presse mercredi à Lomé, le regroupement de l’opposition a annoncé la fin et le début d’une nouvelle phase de sa lutte pour l’alternance politique au Togo. Les leaders de cette coalition condamnent l’attitude de la CEDEAO pour avoir cautionné « une farce électorale ». Ils se décident de ne compter désormais que sur « le peuple pour finaliser le combat ». 

Il s’est tenu samedi à Abudja le 54e sommet ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Plusieurs sujets ont été abordés dont la crise sociopolitique togolaise. On apprend que les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’organisation communautaire se sont félicités de la tenue effective, le 20 décembre 2018, des élections législatives. Et selon les informations, la CEDEAO met fin au mandat des facilitateurs de la crise mais encourage le gouvernement togolais à renforcer les mesures d’apaisement et à tenir les élections locales dans le courant de l’année 2019.

La Mission d’Observation  Electorale de la CEDEAO a présenté vendredi à Lomé son premier rapport sur les législatives du 20 décembre au Togo. C’était au cours d’une conférence de presse animée par  Salou Djibo, chef de la Mission en présence du Général Béhanzin, commissaire aux affaires politiques, paix et sécurité de la CEDEAO et de Garba Lompo, représentant de l'organisation au Togo. La Mission s'est félicitée du bon déroulement du scrutin mais regrette, par ailleurs, la non-participation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise au  processus électoral.

A la suite des leaders des églises et des cadres musulmans du Togo, le président ghanéen, Nana Akufo-Addo a reçu dimanche une délégation de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Le facilitateur a échangé avec les leaders du regroupement politique au sujet de leurs préoccupations et inquiétudes concernant les élections législatives du 20 décembre. Même si grande chose n’a filtré de la rencontre, on apprend que la Coalition a informé Nana Akufo-Addo qu’elle empêcherait les élections, si elles sont maintenues.

La situation togolaise est à nouveau évoquée au Ghana. Alors que les élections législatives du 20 décembre s’avancent à grands pas, les confessions religieuses du Togo ayant demandé le report du scrutin ont été reçues samedi par le président ghanéen, Nana Akufo-Addo. La délégation a demandé au facilitateur de trouver une solution à la crise.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise continue de s’organiser pour empêcher les élections législatives du 20 décembre, auxquelles elle ne participe pas. Samedi, sa coordinatrice a indiqué que le programme des manifestations est maintenu pour faire en sorte que le scrutin ne se déroule pas. Brigitte Adjamagbo-Johnson déclare que la coalition empêchera les élections dans les conditions qui s’offrent à elle.

Les ambassades d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, de France, la délégation de l’Union européenne au Togo et la coordination du système des Nations unies se prononcent encore une fois sur la crise sociopolitique togolaise. Dans un nouveau communiqué, le Groupe des 5 dit suivre avec préoccupation les derniers développements de la situation au Togo. Ces chancelleries se disent disponible à accompagner les togolais pour une résolution pacifique de la crise.

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