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Fabre: ‘le retour de la Constitution de 1992 implique le départ de Faure Gnassingbé’

Jean-Pierre Fabre continue par réclamer la tête de Faure Gnassingbe. Le Chef de fil de l’opposition a confirmé jeudi sur les antennes de RFI sa déclaration selon laquelle si le Chef de l’État les appelait ce sera pour aller discuter de son départ.  Pour lui, l’opposition va, dans les prochains jours se remobiliser  pour obtenir le départ du président de la République.

« La question aujourd’hui, c’est le départ du Chef de l’État. Lorsque que nous disons retour à la constitution de 92, nous ajoutons aussitôt toutes les conséquences qui en découlent. Ça veut dire que le Chef de l’État ayant bouclé plus de deux ans, est frappé par la mesure et aussitôt, il part », a expliqué le leader de l’Alliance National pour le Changement (ANC).

Pour lui, il n’est plus question d’attendre la fin du mandat du président au risque de tomber dans les ruses du pouvoir.

« Nous connaissons les ruses du pouvoir en place. La modification constitutionnelle s’applique aussitôt à lui lorsque le texte est voté » a-t-il ajouté.

Se prononçant sur projet de loi relatif à la modification des articles 52, 59 et 60 de la constitution togolaise, M. Fabre a indiqué que  l’opposition parlementaire va fouler au pied cette proposition, qui selon lui, n’est qu’une provocation, une manœuvre de diversions visant à envenimer la situation.

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Jean-Pierre Fabre reproche au projet de loi du gouvernement, l’exclusion de la phrase « Nul ne peut faire plus de deux mandats ».

Le Chef de fil de l’opposition n’est pas non plus d’avis que le texte du gouvernement demande la limitation du mandat chez les députés aussi.

M. Fabre qui a déjà chargé Ibn Chambas de dire à Faure Gnassingbé de quitter le pouvoir, fait un petit clin d’œil au président français.

« A Emmanuel Macron, je dirai que si le sort des Togolais l’émeut qu’il intervienne comme il peut », a-t-il lancé.