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La coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise n'a pas abandonné son projet de reprise des manifestations. Le calendrier de ces manifestations annoncées en conférence de presse la semaine dernière vient d'être communiqué. Elles ont lieu ce week-end et seront menées par quatre équipes composées des leaders et membres du regroupement.

Tino Agbelenko Doglo est l’un des instigateurs du 5 octobre 1990, le premier soulèvement populaire au Togo. Plus de 25 ans après l’avènement qui a été le déclenchement du processus de démocratisation au Togo, l’ancien employé de la Société générale du Golfe de Guinée (S3G), s’en  souvient  comme si c’était hier. Mercredi, il était devant la presse où il a fait revisiter aux médias l’histoire  et a profité de l’occasion pour appeler la nouvelle génération à « remettre le 5 octobre ».

Gilbert Bawara est revenu mercredi sur la situation sociopolitique que traverse le Togo depuis les évènements du 19 août 2017. Le ministre est largement revenu sur les circonstances ayant favorisé ces évènements, qui, selon lui, ne sont ni plus ni moins qu’une tentative de coup d’Etat préparée de longues dates mais qui a échoué. Estimant que les intentions réformatrices de Faure Gnassingbé ont été mal perçues par l’opposition, parce que peu ou mal expliquées, le ministre de la fonction publique indique que l’heure est désormais à l’application intégrale de la feuille de route de la CEDEAO. Dans une longue interview accordée à Afreepress, l’homme de confiance du président togolais annonce que tout sera mis en œuvre pour que les élections législatives se déroulent impérativement le 20 décembre prochain. De même, il annonce qu’un projet de loi portant modification constitutionnelle est en préparation et sera introduit dans les prochains jours à l’Assemblée nationale pour que les réformes soient opérées bien avant les élections législatives. Il précise toutefois que le référendum demeure un ultime recours pour éviter une situation de statu quo.

Nicodème Habia reçoit le renfort de ses collègues leaders de la  coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise à l’Ambassade des Etats Unies d’Amérique au Togo. En grève de faim depuis lundi devant les locaux de l’Ambassade, le président du parti Les Démocrates vient d’être rejoint par une délégation du groupe des 14 conduite par sa coordinatrice. Ensemble ils réclament la libération sans conditions des détenus politiques et l’opérationnalisation des réformes politiques notamment.

Des activistes politiques engagés contre le régime de Faure Gnassingbé n’apprécient pas la gestion de la lutte politique par la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise (C14). Jusque-là solidaires des leaders de l’opposition depuis la résurgence de la crise, certains activistes ne sont plus d'accord avec la stratégie de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et des autres leaders de la coalition. Farida Bemba Nabourema et Classio Koutoglo ont notamment donné de la voix. D’un côté ils tirent à boulet rouge sur la C14 d’avoir accepté d’aller au dialogue inter-togolais ouvert le 19 février dernier et de l’autre s’indignent contre sa décision de suspendre les manifestations des rues.

Les togolais attendront encore un peu pour voir les facilitateurs de la situation politique ou leurs représentants arriver à Lomé. Des leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont annoncé l’arrivée à Lomé ce mercredi de Nana Akufo-Addo et d’Alpha Condé pour régler la question de la CENI et clarifier la feuille de route définie par les Chefs d’Etat de la CEDEAO le 31 juillet dernier. Le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara s’étonne des "annonces intempestives et répétitives". Le point focal du gouvernement indique que lorsque des visites ou missions seront projetées, les facilitateurs, leurs représentants et la CEDEAO l’annonceront sûrement par des "voies autorisées".

Kodjona Kadanga vient d’annoncer le démarrage du recensement électoral en prélude aux prochaines élections législatives. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) fonce et ignore tous les reproches de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. L’opposition rumine sa colère en attendant l’arrivée à Lomé le 27 août prochain des facilitateurs de la crise.

Le Parti National Panafricain (PNP) se souvient de ses premières manifestations publiques qui sont à l'origine de la crise sociopolitique que traverse le Togo. Un an après le soulèvement populaire, Tikpi Salifou Atchadam dresse un bilan et saisit l'opportunité pour se prononcer sur les recommandations de la CEDEAO issues du sommet du 31 juillet dernier.  Pour le président du PNP, la feuille de route de la CEDEAO est un acquis que la coalition des 14 partis de l'opposition doit conserver.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a présenté jeudi à la presse un mémorandum relatif à la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO en vue d’un règlement pacifique de la crise sociopolitique togolaise. Le document prend en compte les points essentiels contenus dans les recommandations de la CEDEAO et réitère la limitation à deux mandats présidentiels avec la mention « En aucun, nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Il est disponible en versions française et anglaise et a été déjà envoyé aux Présidents Alpha Condé et Nana Akufo-Addo, facilitateurs du dialogue inter-togolais.

La Coalition des 14 partis politiques n’est pas du tout d’accord avec la manière dont le pouvoir de Faure Gnassingbé a décidé de conduire la mise en œuvre des décisions de la CEDEAO et elle le dit à qui veut l’entendre. Après Jean Kissi, le Secrétaire général du CAR (parti membre de la coalition) qui a dénoncé une provocation en milieu de semaine, c’est au tour de la Coordinatrice de ce regroupement politique de réagir. Brigitte Adjamagbo Johnson a appelé dimanche le régime togolais à se ressaisir au risque de faire face à « un ouragan que personne ne pourra contenir ».

OTR