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Le leader du Parti national panafricain (PNP) est sorti de sa réserve dimanche pour dénoncer le blocage de l’exécution de la feuille de route de la CEDEAO par le pouvoir togolais. Tikpi Atchadam estime que les recommandations acceptées par l’opposition, comme une victoire d’étape, sont contournées par le gouvernement togolais, qui soutient pourtant les appliquer avec l’aval de l’organisation communautaire. Il a appelé la CEDEAO à prendre ses responsabilités et recadrer le régime de Faure Gnassingbé dont les agissements ont donné un motif sérieux à l’opposition pour reprendre les manifestations de rue. M. Atchadam annonce une gigantesque manifestation pour mettre fin au pouvoir en place. Quant aux élections, il invite à des actes de désobéissance civile pour empêcher leur organisation.

L’Union des Forces de Changement (UFC) croit en une fin éminente de la crise sociopolitique qui secoue le Togo depuis  plus d’un an. Le parti de Gilchrist Olympio dit s’être « sacrifié » pour une issue favorable de la crise et espère que  l’Union de la République (UNIR) et la coalition des 14 en feront autant promptement. Il exprime son attachement aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et exhorte tous les acteurs concernés par leur mise en œuvre à un sursaut patriotique.

Le ministre togolais de la fonction publique a confié dimanche à Togobreakingnews.info que le communiqué des facilitateurs sur la rencontre de Conakry est authentique et ne contenait rien d'inexact, suite aux informations recueillies auprès des facilitateurs et de la Commission de la CEDEAO. Il est convaincu que la coalition des 14 partis de l’opposition s’en est également enquise auprès des autorités guinéennes et des autres instances compétentes. Au sujet de l’appel à la mobilisation lancé par la Coalition de l’opposition, le ministre Bawara indique que le pouvoir s’est préparé à toutes les éventualités et promet une sortie officielle du gouvernement pour éclairer les togolais.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a condamné samedi la convocation du corps électoral par le gouvernement togolais et l’appel à candidatures lancé par le président de la CENI pour les élections législatives, prévues pour le 20 décembre prochain. Le regroupement dénonce la volonté du pouvoir d’organiser des élections à « ses propres conditions, avec un électorat qu’il aura lui-même choisi ». Refusant de se soumettre au « diktat d’un régime aux abois », les leaders de la Coalition mobilisent « les populations togolaises pour la libération totale » du pays des grippes du régime.

Le gouvernement togolais a adopté vendredi en Conseil des Ministres le projet de loi portant modification des articles 59, 60 et 100 de la Constitution de 1992. Les autorités indiquent dans le communiqué ayant sanctionné le Conseil que la démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise au Togo.

A la suite du Chef de file de l’opposition, la coordinatrice de Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise réagit au décret pris jeudi en Conseil des ministres convoquant le corps électoral sur le 20 décembre prochain. Pour Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, rien ne justifie la décision du gouvernement. La secrétaire générale de la CDPA indique que les législatives prochaines n’auront pas lieu sans le regroupement de l’opposition et annonce une série de manifestations pour arrêter le pouvoir de Faure Gnassingbé.

L'Union des Forces de Changement (UFC) n'a pas attendu longtemps pour expliquer ce qui justifie le retrait de son représentant à la CENI. Quelques heures après que l'assemblée nationale a nommé  Francis Pedro Amuzun, membre de la Coalition de l'opposition en remplacement de Jean-Claude Homawoo, le parti réagit et évoque un choix qui fait suite à la demande du facilitateur ghanéen. La formation politique du fils du père de l'indépendance appelle à nouveau aux réformes politiques.

Il est le 2e sur la liste de 8 personnes devant siéger au sein de la CENI comme des représentants de la Coalition de l’opposition togolaise. Francis Pédro Amuzun, un temps recalé, a reçu jeudi l’onction de l’Assemblée nationale pour intégrer la CENI. C’était au cours d’une séance plénière tenue jeudi à Lomé. Si les députés de la majorité et des autres partis de l’opposition ont voté favorablement, ceux de l’UFC ont voté contre. La composition paritaire de l’organe en charge de l’organisation des élections sera désormais une réalité après la prestation de serment des 8 personnes choisies par la Coalition.

Qui est finalement sorti « gagnant » de la 3e réunion du comité de suivi tenu lundi dernier à Conakry ? Alors qu’au niveau de l’opposition on salue une « victoire du peuple » qui se traduira par une reprise du processus électoral et un report des élections, le pouvoir de Lomé dénonce des contre-vérités et une « diversion de la Coalition pour redonner espoir à ses troupes ». Pour l’entourage de Faure Gnassingbé, Alpha Condé n’a jamais été en colère contre le pouvoir togolais. Là-bas, on assure qu’il n’y aura aucune reprise du processus électoral pour faire plaisir à la Coalition des 14 partis politiques.

Aucun relevé de conclusions n’est encore disponible au sujet de la 3e réunion du Comité de suivi tenue lundi à Conakry sous la présidence du Chef de l'Etat guinéen, Alpha Condé, Co-facilitateur dans la crise sociopolitique en cours au Togo. Mais déjà, les protagonistes laissent filer quelques éléments. Dans les rangs de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise, on signale qu’il y aura une « reprise du processus électoral avec à la clé un report des élections ». Les mêmes sources assurent également que le Prof Alpha Condé serait « en courroux contre le pouvoir de Lomé » et annonce une prochaine arrivée à Lomé des deux facilitateurs pour remettre l’exécution de la feuille de route sur les rails.

OTR