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Université de Lomé: Kokoroko et Wateba tirent les choses au clair

By November 27, 2020 4036

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Majesté Ihou Wateba et le président de l’Université de Lomé, Komla Dodzi Kokoroko également ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat n’en peuvent plus des mouvements d’humeur des enseignants de cette Université. Ils ont tenu jeudi une rencontre avec les responsables des syndicats des enseignants du supérieur. Occasion pour les 2 ministres de situer l’opinion sur le salaire que gagnent les enseignants selon leur grade et de mettre en garde les « fauteurs de trouble ».

La rencontre en question fait suite aux récents mouvements de protestation et à l'Assemblée générale du Collectif des enseignants du supérieur de l'UL. D’entrée, Prof Dodzi Kokoroko a levé une vive protestation contre les accusations infondées, aux propos diffamatoires contre sa personne. Le président de l’UL a annoncé de possibles poursuites judiciaires contre les enseignants qui persévèrent dans l’atteinte à son honneur.

« Vous pouvez revendiquer. Mais vous ne pouvez pas vous permettre de jeter l’honneur des gens aux chiens. J’ai reçu beaucoup de messages et vous vous êtes adonnés à des mensonges qui peuvent vous porter préjudices au plan judiciaires. Vous m’avez traité de détourneur, de voleur et autres… Je vous demande d’arrêter cette comédie qui consiste à mentir sur le compte des gens. Si vous y persistez, vous répondrez devant les tribunaux pour diffamation et atteinte à l’honneur ; ce que je ne souhaite pas mais je n’hésiterai pas à vous faire appliquer le droit, tout le droit et rien que le droit », a adressé Dodzi Kokoroko aux enseignants qu’il accuse de souffrir d’argentite aigüe.

Au sujet des assemblées générales,  Prof Kokoroko précise qu’elles ne sont pas interdites mais doivent se tenir selon les règles. Il a de ce fait invité ses collègues enseignants à respecter les dispositions en vigueur.

A la suite du président de l’Université de Lomé, le ministre de l’enseignement supérieur a invité les enseignants de l’Université à reconnaître les efforts incessants des autorités depuis 2011 pour revaloriser les salaires des enseignants des universités publiques.

« Les acquis et les facilités que nous avions, nous venons de les perdre. Notre statut d’autonomie qui nous permet de recruter quand nous voulons et de payer les avantages des progressions des enseignants, nous l’avons perdu. Quand on donne à des gens qui ne reconnaissent et qui pensent qu’ils n’ont que des droits, il faut mettre fin à certaines choses. Je vais réglementer les choses », a déclaré Majesté Ihou wateba.

Mieux qu'un ministre...

Le ministre de l’enseignement supérieur s’insurge contre le fait que plusieurs enseignants des universités publiques partent enseigner dans les écoles privées et que plusieurs médecins professeurs soient les stars dans les cliniques privées et ce au détriment des hôpitaux publics. Il les a invités à choisir désormais entre le public et le privé.

Revenant sur les salaires et indemnités des enseignants de l’UL qui ont connu des évolutions substantielles ces dix dernières années, il a été démontré qu’ils sont versés selon les grades. Ainsi, un maître assistant gagne plus de 765 000 Fcfa alors qu’un professeur titulaire touche plus de 1,6 millions. Dans certains cas, notamment pour les médecins, un professeur titulaire dépasse 2 millions de Fcfa par mois.

« Je suis médecin et je sais de quoi je parle. Certains d'entre nous gagnent pour tout compte bien fait plus que les ministres normalement. Nous n'allons plus cacher ces informations. Il y a un temps pour construire le pays...», a martelé Prof Wateba qui promet de tout faire pour mettre de l'ordre dans le secteur.  

Toutes choses qui font dire à Dodzi Kokoroko et Majesté Ihou Wateba que l’accord 2011 qui fait l’objet des revendications est soldé avec une augmentation des 141% du salaire de base, de 93% des primes et indemnités pour un taux global de 124%.

OTR