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Le Togo, le Bénin et le Niger ont un nouvel avocat. Critiquées et attaquées par plusieurs autorités nigérianes au sujet de l’importation de l’énergie électrique, les 3 nations ont désormais un défenseur de taille. Il s’agit du Président nigérian, Muhammadu Buhari lui-même.

Le gouvernement togolais compte offrir à  plus de 108 000 foyers, soit environ 540 000 personnes vivant en milieu urbain, un meilleur accès à l’électricité. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Programme d'Extension de Réseau Électrique dans les Centres Urbains du Togo (PERECUT).

Le gouvernement togolais met en place un projet d’aménagement du site hydroélectrique de Tététou. Une manière pour les autorités de réduire la dépendance énergétique du Togo face aux pays voisins. L’initiative attend augmenter la capacité de production d’énergie du Togo, augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique, améliorer la qualité du service de l’électricité au Togo et réduire le coût de production de l’énergie.

Le Togo a renoué depuis le week-end dernier avec des coupures intempestives de l'électricité.  Certaines localités ont passé près de 24 heures dans le noir. Lundi, plusieurs quartiers de Lomé ont également goûté le calice du délestage sur plusieurs heures. Une situation qui intervient après les menaces du Nigéria au sujet des ardoises non-payées.

Le Togo prévoit de mettre en place 240 km de ligne haute tension et 23 postes dans les prochaines années. Le projet a été présenté  aux investisseurs japonais lors de la 7è conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD).

Bientôt une centrale thermique tri-fuel sera opérationnelle à Gbétsogbé dans le canton de Baguida à Lomé. La  première pierre de cette infrastructure baptisée « Centrale thermique  Efficient Power » a été posée mercredi par le Premier ministre Selom Komi Klassou. Le projet entre dans le cadre de la nouvelle stratégie d’électrification du Togo pour l’horizon 2030 et vise à fournir l’énergie en abondance mais à petit coût.

Le gouvernement togolais compte mobiliser des investisseurs pour la réalisation du projet d’électrification de 317 localités à partir des mini-réseaux. Il a organisé dans ce sens mercredi à Lomé, en partenariat avec l’Union Européenne, la GIZ et l’Alliance pour l’électrification rurale (ARE), une rencontre dénommée ‘Atelier Off-Grid B2B Togo’. L’idée est de mobiliser les investisseurs du secteur des énergies renouvelables sur les modèles de structuration prévu et le type de localité rurale électrifiée que le Togo envisage.

La déclaration faite en début de semaine par le ministre nigérian en charge de l'Energie, Babatunde Fashola, qui menaçait de déconnecter les pays auxquels son pays fournit de l'électricité en cas de non-paiement de factures, est prise au sérieux. Au Togo, un des pays concernés, les autorités se mobilisent. Marc Ably-Bidamon, le ministre de l’énergie vient d’avoir une réunion avec le Directeur de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) dans ce sens pour éviter des désagréments aux populations.

Nana AKufo-Addo et Alpha Condé ont rencontré mercredi à Lomé les parties  prenantes au dialogue inter-togolais. Les présidents ghanéens et guinéens, qui tentaient de rapprocher deux positions jusque-là diamétralement opposées, ont eu des consultations bilatérales  avec la délégation du pouvoir et de l’opposition. A l’arrivée, les deux facilitateurs disent prendre acte des positions et préoccupations de chacune  des parties. Ils promettent d’examiner en détail ces préoccupations et de faire un rapport au prochain sommet des Chefs d’ Etat et de gouvernement de la CEDEAO.

Au Togo, environ 1,3 millions de ménages vivent encore sans électricité. La situation préoccupe le gouvernement qui a adopté une nouvelle stratégie d’électrification en vue de permettre l’accès à l’électricité pour tous les Togolais d’ici 2030. L’ambitieuse et volontariste stratégie a été lancée mercredi suivi de l’ouverture de la table ronde des bailleurs de fonds et investisseurs par le Premier Ministre Selom Komi Klassou. C’était en présence de Ségolène Royale, l’ex ministre française de l’écologie, des partenaires techniques et financiers du Togo dont la BAD représentée à Lomé par son  vice-président. Amadou Hott a promis venir en appui au projet avec une enveloppe d’environ 30 millions d’euro dès son début.

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