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Aucun relevé de conclusions n’est encore disponible au sujet de la 3e réunion du Comité de suivi tenue lundi à Conakry sous la présidence du Chef de l'Etat guinéen, Alpha Condé, Co-facilitateur dans la crise sociopolitique en cours au Togo. Mais déjà, les protagonistes laissent filer quelques éléments. Dans les rangs de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise, on signale qu’il y aura une « reprise du processus électoral avec à la clé un report des élections ». Les mêmes sources assurent également que le Prof Alpha Condé serait « en courroux contre le pouvoir de Lomé » et annonce une prochaine arrivée à Lomé des deux facilitateurs pour remettre l’exécution de la feuille de route sur les rails.

Le Mouvement du Peuple pour la  Liberté (MPL) accuse la CEDEAO d’être complice du gouvernement  togolais qui refuse d’implémenter la feuille de route pour une sortie de la crise que traverse le pays. En conférence de presse mardi à Lomé, le  parti politique a envoyé des ultimatums à l’institution sous régionale au sujet de son mutisme sur la dégradation inquiétante du climat politique et social au Togo. Il exige par ailleurs de l’UFC un sens d’honnêteté et le courage en assumant ses  « actes de transgression » du code moral de l’opposition togolaise.

Les leaders de la Coalition des 14 partis de l’opposition ont fait acte de présence samedi à la manifestation du Front citoyen Togo Debout. Mais ils ont écourté leur participation pour se rendre à Conakry à l’invitation du Président guinéen, Alpha Condé. Le déplacement, prévu la semaine dernière avant d’être annulé in extrémis, permettra de faire une évaluation de la mise en œuvre de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie pacifique de crise au Togo. Nous apprenons que le regroupement de l’opposition compte insister sur quatre (4) importantes revendications.

La coordinatrice de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolais a indiqué vendredi que le regroupement n’a pas été informé de l’arrivée d'une mission d'experts auditeurs de la CEDEAO au Togo. Ceci, alors qu’en début de semaine, une note de la CENI a informé l’opinion nationale de la prise de fonction de ces experts. Brigitte Adjamagbo-Johnson annonce que la Coalition a saisi l’organisation sous-régionale sur le sujet. De même, elle estime que le regroupement des 14 va prochainement prendre ses responsabilités pour que les préoccupations des togolais soient prises en compte.

La Coalition des 14 partis politiques de l'opposition a fait part jeudi de sa préoccupation et de son inquiétude au sujet « de la dégradation de la situation sécuritaire au Togo en particulier dans la ville de Sokodé ». Le regroupement de l’opposition accuse le pouvoir de refuser la mise en œuvre des mesures d’apaisement et de s’adonner à une répression qui « éloigne les perspectives de sortie de crise ». La Coalition appelle, à cet effet, Muhammadu Buhari, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé ainsi que la communauté internationale à agir pour arrêter le régime de Faure Gnassingbé.

Alors que la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition continue d’exiger la reprise du recensement électoral, après son entrée à la CENI, la CEDEAO vient de dépêcher à Lomé deux experts chargés d’auditer le fichier électoral. Dans le même temps, la CENI vient d’indiquer que les experts ayant suivi les opérations de recensement ont donné leur avis et insisté sur la nécessité de préserver la paix au Togo.

Le poste juxtaposé de Noépé-Akanu (30 km de Lomé) a été inauguré vendredi par les présidents togolais, Faure Gnassingbé et ghanéen, Nana Akufo-Addo. C’était en présence notamment de Jean-Claude Brou, le président de la Commission de la CEDEAO. Construite sur une superficie de 17 hectares, cette infrastructure va permettre de faciliter les échanges entre les 2 pays voisins et booster la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région.

Le recensement électoral conduit par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est achevé jeudi dans la Zone 2. Malgré les contestations de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition, dont les représentants n’ont toujours pas intégré l’institution, les autorités togolaises continuent de dérouler les activités. Intervenant jeudi en Conseil des Ministres, le Chef de l’Etat togolais s’est dit satisfait du déroulement des opérations. Faure Gnassingbé a demandé par ailleurs aux services de sécurité et de justice de poursuivre les auteurs des incidents enregistrés.

Le gouvernement togolais et le parti au pouvoir ont qualifié mercredi « d’affabulations et d’affirmations mensongères et tronquées » les déclarations et les accusations formulées à leur encontre notamment par la Coalition des 14 partis de l’opposition et les associations de la société civile. Lors d’une conférence de presse animée par les ministres Gilbert Bawara, Payadowa et le président du groupe parlementaire UNIR, le pouvoir de Faure Gnassingbé a dénoncé des « manœuvres d’intoxication et de désinformation ». Les autorités déclarent que la Coalition n’est pas partie prenante de la CENI et assurent que les élections se tiendront telles que prévues le 20 décembre prochain.

Le Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a entamé mercredi une visite de travail et d’amitié à Accra au Ghana. Ce déplacement sera l’occasion pour lui de s’entretenir avec son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, qui est l’un des facilitateurs désignés de la CEDEAO dans la situation sociopolitique que traverse le Togo.

OTR