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L’examen du projet de loi du gouvernement togolais portant modification constitutionnelle a démarré vendredi en Commission des lois constitutionnelles. Mais les débats ne se déroulent pas dans la sérénité. Comme l’on pouvait s’y attendre, les députés de l’opposition parlent de la Constitution de 1992 mais leurs collègues de la majorité pensent qu’il faut avancer sur le projet de loi du gouvernement.

L’Assemblée nationale togolaise est actuellement sous les projecteurs. Le calme peine à revenir dans les rangs des députés après les tensions observées mardi et mercredi. Jeudi, l’opposition parlementaire, y compris l’Union des forces de Changement (UFC) a fait part de son mécontentement et a boycotté les travaux consacrés à la ratification de deux conventions.

Les députés togolais étaient de retour à l’Assemblée nationale mercredi mais pas pour longtemps. Tout comme la séance de mardi, celle de mercredi a également été suspendue par le président de l'Assemblée nationale. Une nouvelle est convoquée pour jeudi et sera consacrée à l’examen du projet de loi du gouvernement. Mais déjà l’opposition lève la voix pour exiger le retour de la Constitution de 1992.

Aussitôt ouverte, aussitôt suspendue puis reportée. La session extraordinaire de l'Assemblée nationale togolaise de ce mardi 12 septembre  n'a duré que quelques minutes. L'opposition parlementaire jugeant l'ordre de jour non conforme à l'actualité politique a demandé et obtenu le report de la séance.

L'opposition togolaise doit encore attendre pour voir le projet de loi sur les réformes étudié. Pour cause, la session extraordinaire des députés qui a lieu demain mardi n'abordera pas le sujet mais planchera sur le budget de l’hémicycle. Les députés de la majorité estiment que le projet du gouvernement n’est pas encore sur la table des parlementaires.

Le président de l’Assemblée Nationale, Dama Dramani s’est indigné la semaine dernière au sujet des absences non justifiées de plusieurs députés togolais lors des travaux. Tout comme l’année dernière, le président du Parlement rappelle à l’ordre ses collègues lors de la clôture de la première session ordinaire de l’année 2017 et convoque une session extraordinaire pour les prochains jours.

Au Togo, il parait difficile de rompre avec les habitudes du passé. Les militaires interviennent encore dans la gestion des manifestations et le ministre de la sécurité et de la protection civile a été interpellé par l’Assemblée nationale à ce sujet. Yark Damehane est allé s’expliquer jeudi devant les députés et s’est prononcé sur les circonstances de la mort d’un chauffeur lors des manifestations de février dernier contre la hausse des prix du carburant.

La session de jeudi de la commission des lois de l'assemblée nationale, consacrée à l'étude de la proposition de loi de révision constitutionnelle des députés ANC-ADDI n’a pas abouti. Comme en août dernier, les députés du parti au pouvoir et ceux de l'opposition n'ont trouvé aucun consensus.

« Après la mise en demeure par la Cour Constitutionnelle de devoir réexaminer en commission puis en séance plénière la proposition de loi, présentée par le groupe ANC–ADDI, vous avez au contraire affiché votre morgue ». C’est ce qu’écrit lundi Nicolas Lawson, le président du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR) dans une lettre adressée au président de l’Assemblée nationale togolaise, Dama Dramani.

C’est parti pour la première session ordinaire de l’année 2017 du Parlement togolais. Ladite session a été ouverte mardi par Dama Dramani, le Président de l’institution en présence des délégations des assemblées sœurs du Ghana, du Mali, du Niger, de la RDC et de l’Etat de Katsina au Nigeria, etc.

OTR