Ad Top Header

Ils sont très attendus pour solder la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Après plus de 3 mois de silence sur le sujet, les députés togolais promettent aller de l’avant après la fête de la Pâque. C’est d’ailleurs ce qu’a décidé la Commission des lois constitutionnelles nouvellement mise en place. La structure parlementaire présidée par l’ancien ministre de la justice, Me Tchitchao Tchalim va commencer l’étude du projet de la révision constitutionnelle mardi prochain.

L’assemblée nationale togolaise a procédé mardi à la mise en place de ses différentes commissions. Neuf (9) bureaux de commissions ont été institués dont celles des lois constitutionnelles, des finances et des relations extérieures, de l’agropastorale et de la santé qui seront présidées par UNIR, parti majoritaire. L’Union des Forces du Changement (UFC), le Mouvement Patriotique pour un Développement Durable (MPDD) et le Parti Démocratique Panafricain (PDP) occupent la présidence des autres commissions.

Les députés togolais ont démarré mardi leur première session ordinaire de l’année en cours. Place donc au travail pour satisfaire les attentes des togolais. La Présidente de l’Assemblée nationale en est consciente. Dans son adresse à l’ouverture de la session, Chantale Yawa Tségan a fait part de son engagement et de son courage à conduire l’Assemblée nationale togolaise à bien remplir ses fonctions. Consciente des enjeux politiques, Mme Tségan rassure quant à une prochaine opérationnalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles qui cristallisent l’opinion. Mais au-delà, la Présidente de l’hémicycle fait du développement une priorité. Décryptage !

L’assemblée nationale togolaise issue des législatives du 20 décembre dernier a effectué mardi sa rentrée parlementaire. Une rentrée conforme à l’article 55  de la constitution togolaise de la IVè République qui exige qu’après l’élection des députés, la rentrée solennelle ait lieu le premier mardi du mois d’avril. Elle marque ainsi le démarrage officiel des travaux de cette 6è législature élue pour 5 ans. La première session ordinaire du nouveau parlement togolais a été ponctuée par des allocutions de la présidente de l’assemblée nationale, Djigbodi Yawa Tsegan et des différentes délégations étrangères. La présidente de l’hémicycle rassure que les réformes seront réalisées.

Abass Kaboua n'est pas du tout fier de la manière dont les choses se déroulent actuellement à l'assemblée nationale togolaise. Pour l'exprimer, le député du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) a boycotté la dernière séance de la session extraordinaire qui a eu lieu vendredi. Une absence qu'il entend répéter à chaque fois que ses attentes ne seront pas comblées. Le président du MRC menace même de quitter pour toujours le parlement dans les semaines à venir, si les réformes institutionnelles et constitutionnelles ne sont pas faites.

Les députés togolais ont retrouvé le chemin de l’Assemblée nationale vendredi. Ils sont réunis depuis le matin en session extraordinaire. A l’occasion, il a été constaté l’absence de 17 députés élus. Selon les informations, ces élus se sont débarrassés de leur mandat pour incompatibilité de fonction avec celle de député. La Cour constitutionnelle a acté ces démissions et a fait respecter la loi.

L’organisation des élections reste déterminante pour le renforcement de la démocratie togolaise. C’est ce qu’a estimé mardi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo. David Gilmour, actuellement en fin de mission dans le pays, a échangé avec la Présidente de l’Assemblée nationale sur le sujet. La question de la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles était également au centre des discussions entre Chantal Yawa Tsegan et David Gilmour.

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro remet ça ! L’archevêque émérite de Lomé rejette les résultats des législatives du 20 décembre 2018. Pour lui, le scrutin n’est pas de nature à solder la convulsion politique récurrente qui agite notre pays et que le Parlement actuel ne saurait valablement prétendre refléter l’état de l’opinion publique nationale. Le prélat ne rate pas la communauté internationale dont la CEDEAO qui aurait pris le parti du plus fort dans la résolution de la question togolaise. Il invite instamment à la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles et réclame à Faure Gnassingbé, la libération des personnes encore en détention en lien avec la crise politique.

Aimé Gogue n’a rien à reprocher au bureau  de l’Assemblée nationale togolaise élu mercredi en session de droit. Le président de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) a foi que l’équipe chapeautée par Yawa Djigbodji Tsegan sera à la hauteur de la mission à lui confiée. Seul couac, souligne ce leader de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise, le bureau du parlement est issu d’une législature « illégitime ».

Le bureau de la 6e législature de la IVe République est désormais connu. Les députés réunis mercredi en séance plénière se sont donné un bureau, chapeauté par Yawa Tsegan. L'élue de Klotto-Kpelé était la seule candidate en lice pour le poste du président du Parlement. Dans les rangs de l'opposition parlementaire, l'UFC et le NET figurent dans le bureau.

OTR