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Le Togo a souscrit en juin 2014 à la directive de l’UEMOA relative aux lois de finances et qui consacre d’importantes innovations pour une meilleure orientation budgétaire. Cette directive recommande une approche programmatique pluriannuelle par l’introduction des outils de la gestion axée sur les résultats (GAR), puis un débat d’orientation budgétaire (DOB) préalablement à l’élaboration du projet de loi de finances. C’est dans cette logique que s'est ouvert jeudi un atelier de formation sur le débat d’orientation budgétaire et le budget programme à l’intention des membres du parlement. L'initiative est appuyée par la Banque mondiale et vise à permettre aux députés de "s’inscrire dans le plan de réformes du Togo et se doter des outils et compétences nécessaires pour la préparation du projet de loi de finances en examinant les choix stratégiques et budgétaires du gouvernement". "C’est un exercice utile, sinon nécessaire pour l’efficacité de l’action des députés’’, souligne Hawa Cissé Wagué, la Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo dans l’interview ci-après.

La 6e législature togolaise prend des dispositions pour se conformer  au nouveau cadre harmonisé des finances publiques, au sein des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Elle a ouvert jeudi à Lomé une session de formation des  parlementaires sur le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). Les travaux ont été lancés par Yawa Tsegan, Présidente de l’Assemblée nationale.

Un enfant de 17 ans a perdu la vie mercredi dans l’un des bassins de rétention d’eau de Léo 2000, précisément derrière la Pharmacie des Orchidées. Les sapeurs-pompiers togolais étaient démunis face à ce drame, parce que mal équipés. Frédéric Abass Kaboua, député à l’Assemblée nationale, a assisté au drame. Jeudi, il l’a porté à la connaissance de la représentation nationale en créant de l’émoi.

L’adoption de la révision de la constitution togolaise continue de susciter des réactions de part et d’autres. En effet, une semaine après le vote de la nouvelle constitution, le Panel Watch, une initiative du Centre de Documentation et de Formation sur les droits de l’Homme (CDFDH), tient sa 3ème édition ce jeudi 16 Mai à Lomé. 

Si plusieurs observateurs de la scène politique togolaise saluent l’aboutissement des réformes constitutionnelles et institutionnelles, Jean-Pierre Fabre est plutôt critique  et condamne les députés. Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) pense que ce qui s’est passé à l’Assemblée nationale le 8 mai dernier est une forfaiture. L’ex-chef de file de l’opposition, lui-même ancien parlementaire, taxe les députés de la 6e législature d’être des malfaiteurs. En outre, il accuse le pouvoir d'avoir violé le protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.

L’hymne national a retenti à l’Assemblée nationale dans la nuit de mercredi à jeudi. Il n’y avait pas de cérémonie officielle. Mais les députés de la 6e législature venaient d’acter les réformes constitutionnelles et institutionnelles tant réclamées par l’opposition togolaise et une bonne partie des partisans du pouvoir. Votée à l’unanimité, la réforme limite à 2 le mandat présidentiel dont la durée est maintenue à 5 ans. Les mandats des députés, des membres de la Cour constitutionnelle, du sénat sont aussi limités. Il existe désormais dans la loi fondamentale une trame de statut pour les anciens présidents de la République ainsi que d’autres avancées. Pris de joie, l’ensemble des députés et les commissaires du gouvernement se mettent debout, chantent à l’unisson l’hymne national et de tirer sur les cordes vocales vers la fin « Togolais vient, bâtissons la cité ! ». Sous le coup de l’émotion, Yawa Tségan, Bayadowa Boukpessi, Christian Trimua rendent grâce à Dieu, saluant une énorme avancée pour le Togo. Retour sur une journée historique à l’hémicycle togolais.

Va-t-on vers une durée de 7 ans pour le mandat présidentiel au Togo ? C’est en tout cas ce qu'ont défendu mardi les députés de l’Union pour la République (UNIR, au pouvoir) et les commissaires du gouvernement lors des travaux en commission des lois constitutionnelles. Les débats ont été houleux et les députés de l’opposition parlementaire sont contre la démarche. En attendant les conclusions des travaux, on signale que le mandat des députés passe à 6 ans, renouvelable 2 fois.

Faure Gnassingbé a réaffirmé vendredi sa détermination à travailler sans relâche pour léguer aux générations futures, la paix, l’unité nationale, la stabilité et la prospérité. Pour y arriver, il compte faire du dialogue permanent son meilleur allié. Dans une adresse sur l’état de la nation devant les députés, le Chef de l’Etat a salué les performances économiques du pays qu’il compte voir continuelles par le biais du PND 2018-2022. Sur le plan social, M. Gnassingbé annonce des mesures pour accompagner les populations vulnérables et l’extension de la protection sociale. Sur le plan sécuritaire, il confirme la menace terroriste et félicite l’action des forces de défense et de sécurité. Le président togolais a exhorté les députés à privilégier l’intérêt national pour faire aboutir la réforme constitutionnelle. Pour améliorer la gouvernance du pays et amorcer définitivement le développement économique, il a fait d’importantes annonces.

Le Chef de l'État togolais est actuellement devant les députés. Faure Gnassingbé a choisi de se prononcer sur l'état de la nation. Depuis son arrivée au pouvoir, c'est la 2e fois que le président se soumet à cet exercice prévu par la Constitution.

Kossi Aboka n’est plus député à l’assemblée nationale togolaise. Alors qu’il promettait affecter son salaire de député du mois d'Avril à la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND), l’actuel président des délégations spéciales des préfectures du Golfe et d’Agoè-nyivé vient d’être poussé à la démission par son parti, Union pour la République (UNIR, au pouvoir). M. Aboka devient le 18è député à démissionner depuis la mise en place de la 6e législature.

OTR