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Des Églises méthodistes, évangélique presbytérienne et catholique du Togo ont décidé d'aider à décrisper la tension socio-politique au Togo. Elles annoncent une rencontre éminente avec des acteurs politiques. Mais d'ores et déjà, elles rassurent que la libération d'Agbeyome Kodjo rendraient les choses faciles.

Les conditions dans lesquelles Agbeyome Kodjo a été arrêté mardi sont décriées par plusieurs acteurs. Mais pour le gouvernement togolais les choses ne pouvaient se passer que de cette façon. Le ministre de la Fonction publique qui se prononçait mercredi sur le sujet affirme que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février n’est pas malade. Gilbert Bawara, qui égratigne les évêques, accuse le Président du MPDD d’avoir défié l’autorité de l’Etat et de la justice.

Essolissam Poyodi s’est prononcé sur l'arrestation manu militari de Gabriel Agbeyome Kodjo. Le procureur de la République justifie la descente "musclée" des soldats chez l'ancien Premier ministre par le fait qu'il a eu à décliner des invitations du Service central de recherches et d'investigations criminelles de la gendarmerie nationale (Scric). Le magistrat indique que  l'enquête judiciaire suit son cours normal.

La conférence des Evêques du Togo s’est prononcée mardi sur l’arrestation d’Agbeyome Kodjo. Les évêques condamnent la « brutalité et la violence » perpétrées par les forces de défense et de sécurité qui ont procédé à l’arrestation de l’opposant. Ils préconisent une solution politique et demandent la libération de l’ancien Premier ministre.

Agbeyome Kodjo est gardé au Service central de recherche et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie nationale. Et la Dynamique Mgr Kpodzro est très remontée contre le régime togolais après l’arrestation. Dans une sortie, la branche internationale de cette organisation dénonce la violence d’Etat exercée sur l’opposant et appelle à l’indignation individuelle et collective.

Les soldats positionnés lundi nuit autour du domicile d’Agbeyome Kodjo sont passés à l’action mardi peu avant 10 heures. Les portes de la maison de l’opposant ont été défoncées par ces éléments qui ont ensuite procédé à son arrestation.

Des éléments de l’Unité spéciale d’intervention de la gendarmerie (USIG) ont bouclé lundi nuit la maison d’Agbeyome Kodjo et ses environs. Une descente nocturne qui intervient alors que les avocats de l’opposant ont exigé lundi la suspension de la procédure dans laquelle il est convoqué pour la 3e fois par le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) pour ce mardi 21 avril.

Le bras de fer entre le pouvoir togolais et le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro reste entier. Alors qu'il est convoqué pour la 3e fois en moins d'un mois par le Service central de recherches et d'investigations criminelles (SCRIC), Agbeyome Kodjo ne pourra pas répondre physiquement. Ses avocats ont tenu à éclairer l'opinion lundi sur le sujet.

Le feuilleton de la crise postélectorale est à son épisode judiciaire. Les avocats d’Agbeyome Kodjo se sont exprimés pour la première fois lundi sur l’affaire et notamment au sujet de la convocation ultime adressée au contestataire de la réélection de Faure Gnassingbé. Pour les conseils du candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro, la position de la gendarmerie est incompréhensible.

Le Service central de recherches et d'investigations criminelles de la gendarmerie nationale n'abdique pas. L'ancien SRI a envoyé vendredi une 3è convocation à Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Le député à l'assemblée nationale togolaise est invité à s'adresser au commandant des lieux pour les nécessités d'une enquête judiciaire.

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