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La situation politique actuelle du Togo préoccupe plus d’un. Le corps diplomatique accrédité au Togo également. Vendredi, le groupe des 5 composé de la Coordination du Système des Nations Unies, la délégation de l’Union Européenne et des ambassades de France, de la République Fédérale d’Allemagne, et des Etats-Unis d’Amérique au Togo a lancé un appel aux togolais pour le dénouement de la crise.

Les militants du parti Union pour la  République (UNIR), comme annoncé,  étaient dans les rues  de Lomé mercredi  pour protéger les institutions  de la République.  Cette manifestation a  été une fois l’occasion pour les cadres du parti au pouvoir d’appeler les jeunes à la non violence. 

Le Projet de loi portant modification des articles 52, 59 et 60 de la Constitution togolaise adopté par le gouvernement et transmis à l’assemblée nationale a été soumis au vote des députés mardi. Sans surprise, il a été voté par les députés de la majorité parlementaire alors que les députés issus des partis de l’opposition ont boycotté la séance.

Payadowa Boukpessi, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales est revenu mardi sur le projet de révision constitutionnelle actuellement sur la table de l’Assemblée nationale et qui porte sur les articles 52, 59 et 60. Un projet qui va perfectionner la démocratie togolaise selon lui. Mais pour Tikpi Atchadam, l’heure n’est plus aux réformes mais au retour de la Constitution de 1992 ou au départ de Faure Gnassingbé. Il propose à cet effet une transition.

Vivement préoccupée par la situation sociopolitique que traverse le Togo depuis quelques semaines, la Conférence des Evêques du Togo a tenu dimanche dans tous les diocèses du pays, une prière de supplication en faveur de la paix et plus précisément en faveur des réformes institutionnelles et constitutionnelles. Selon les Evêques, l’idée est d’implorer la lumière de l’Esprit Saint sur les plus hautes Autorités du Pays afin qu’elles opèrent urgemment les réformes demandées par le peuple conformément à la Constitution de 1992. L’initiative a été sanctionnée par une déclaration.

A la suite de l’échec des discussions en commission des lois constitutionnelles pour l’adoption de la réforme constitutionnelle, la coalition de 14 partis politiques de l’opposition togolaise appelle le peuple togolais à témoin et l’invite à descendre encore plus massivement dans les rues de Lomé et de toutes les préfectures les 20 et 21 septembre prochains.

Les députés de l’opposition et ceux du parti au pouvoir ne se sont pas entendus sur le projet de loi du gouvernement vendredi lors des travaux en commission des lois. Jean-Pierre Fabre et les autres députés de l’opposition qui prenaient part aux travaux ont déposé 47 amendements devant consacrer le retour à la Constitution de 1992. Le rejet de ces amendements les a poussés à quitter la salle des travaux.

L’examen du projet de loi du gouvernement togolais portant modification constitutionnelle a démarré vendredi en Commission des lois constitutionnelles. Mais les débats ne se déroulent pas dans la sérénité. Comme l’on pouvait s’y attendre, les députés de l’opposition parlent de la Constitution de 1992 mais leurs collègues de la majorité pensent qu’il faut avancer sur le projet de loi du gouvernement.

C’est ce vendredi que démarre à l’Assemblée nationale togolaise, l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution adopté le 5 septembre dernier par le gouvernement. Mais l’opposition togolaise pense qu’il n’y a rien de sérieux dans le texte et continue d’exiger le retour de la Constitution originelle de 1992. Pour Gilbert Bawara, c’est un subterfuge de la part des opposants qui cherchent à empêcher la réforme et créer un climat délétère dans le pays. Il déclare que le gouvernement est déterminé à faure adopter la réforme par toutes les voies autorisées par la Constitution.

L’Assemblée nationale togolaise est actuellement sous les projecteurs. Le calme peine à revenir dans les rangs des députés après les tensions observées mardi et mercredi. Jeudi, l’opposition parlementaire, y compris l’Union des forces de Changement (UFC) a fait part de son mécontentement et a boycotté les travaux consacrés à la ratification de deux conventions.

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