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Des femmes togolaises sont vivement en colère contre les leaders politiques du pays. Elles disent souffrir au plus profond dans leur chaire de mère de famille des conséquences des manifestations émaillées de violences, de destructions de biens publics et privés, de pertes de vies humaines, de blessés et des arrestations que connait le Togo depuis le 19 août dernier. Réunies au sein du Groupe de réflexion "Femmes mobilisées pour la paix au Togo", ces femmes ont lancé samedi un appel à l'opposition et au pouvoir à se retrouver pour un dialogue franc et sincère.

La crise politique est encore d’actualité et la tension est toujours vive. Mais le gouvernement togolais avance. La preuve en est que, même amputée des membres de l’opposition parlementaire, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) s’est dotée d’un bureau présidé par un membre du parti au pouvoir. Dans la foulée le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi annonce la tenue des élections législatives au plus tard le 14 juillet.

Le Chef de l’Etat togolais a eu un agenda chargé ce mardi 31 octobre au palais de la présidence togolaise. Après avoir reçu les lettres de créances de nouveaux Ambassadeurs accrédités au Togo, Faure Gnassingbé s’est entretenu avec le groupe des Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques et consulaires africains accrédités au Togo.

Tikpi Salifou  Atchadam, le leader national du Parti National Panafricain (PNP) s’est de nouveau montré combattif vendredi   à travers  un de ses discours prononcé  depuis son maquis. Le natif de Kparatao annonce  d’autres manifestations publiques, au Togo, en Afrique, en Europe et aux USA. Il s’est prononcé également sur les derniers communiqués de la France et des Etats-Unis d’Amérique sur la crise togolaise et invite le Président Faure Gnassingbé à répondre à l’aspiration du peuple en quittant le pouvoir.

Le gouvernement togolais a rejeté jeudi les accusations portées à son encontre par le département d’Etat américain et le ministère français des affaires étrangères concernant les « milices » qui ont semé la terreur à Lomé les 18 et 19 octobre derniers, lors des manifestations de l’opposition à Lomé et des fois aux côtés des forces de défense et de sécurité. Dans un communiqué, le ministre Payadowa Boukpessi qui assure l’intérim de son collègue de la Sécurité et de la protection civile, pense que les accusations sont fausses et n’ont d’autres buts que de déconsidérer les autorités togolaises et créer du désordre.

La coalition de l'opposition ne compte rien lâcher même après la répression de ses partisans dans les villes de Lomé et de Sokodé les 18 et 19 octobre derniers. Elle vient d’annoncer trois jours de marches pour exiger le retour à la Constitution de 1992, la révision du cadre électoral, la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées depuis le 19 août dernier, entre autres.

L'implication d'Alassane Ouattara dans la résolution de la crise sociopolitique au Togo est désormais une réalité. Le président ivoirien a envoyé vendredi un émissaire à Lomé qui est venu proposer des pistes à Faure Gnassingbé pour une sortie de crise. Faure Gnassingbé va-t-il appliquer les propositions à lui faites par ses pairs de l’Afrique de l’Ouest ?

Edem Kodjo se prononce sur la crise que traverse le Togo depuis deux mois. A travers un communiqué de sa fondation PAX AFRICANA, l’ancien Premier Ministre togolais appelle les différents acteurs à se munir de courage et aller à la discussion. Pour M. Kodjo qui s’offre en médiateur, ce n'est pas seulement de l'extérieur que peut venir la solution.

La sortie jeudi de Tikpi Atchadam sur les antennes de Rfi n’a pas laissé indifférent les autorités togolaises. Un important membre de l’entourage du Président Faure Gnassingbé ironise sur l’appel lancé par le président du PNP à la France et à son président Emmanuel Macron à intervenir dans la résolution de la crise togolaise. Là-bas, on pense que le président du PNP, qui se dit nationaliste et panafricaniste végète désormais dans la contradiction.

La Délégation de l'Union européenne, de la Coordination du Système des Nations Unies et des Ambassades de la République Fédérale d’Allemagne, de France et des Etats-Unis d’Amérique au Togo ont opéré vendredi une nouvelle sortie sur la crise politique que traverse le Togo. Dans une nouvelle déclaration, le Groupe des 5 condamne les violences et réitère son appel au dialogue.

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