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La proposition de loi des partis de l'opposition (ANC et ADDI) est au centre de tous les débats. Depuis le blocage de l’examen de la loi en Commission des lois, pouvoir et opposition s’accusent. Mercredi, Me Isabelle Ameganvi a répondu aux accusations du président de l'assemblée nationale et s’est indignée des déclarations du président du Groupe parlementaire UNIR, l'ancien ministre Christophe Tchao.

Le Combat pour l'alternance politique en 2015 et le Groupe des 6 partis politiques de l'opposition ont souligné jeudi la nécessité de se mettre ensemble pour arracher les réformes institutionnelles et constitutionnelles. En conférence de presse, les deux entités ont fait savoir qu’elles veulent se défaire de l'idéologie de chaque parti politique et se mettre d'accord sur ce qui rassemble.

L’Union des Forces de Changement (UFC) se félicite des acquis de l’Accord qu’elle a signé le 26 mai 2010 avec le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) devenu Union pour la République (UNIR). Sept (7) ans après, le parti de Gilchrist Olympio estime que le deal a permis de décrisper le climat politique, relancer l’économie et favoriser le retour du Togo sur la scène internationale.

Le Combat pour l'Alternance au Togo en 2015 (CAP 2015) donne un nouveau rendez-vous à ses militants et sympathisants dans les rues de Lomé sur le 27 mai prochain. Le groupe convie la population à un nouveau meeting d’information pour exiger les conditions d’une alternance politique au pouvoir. Un meeting qui fait suite à un nième échec de modification constitutionnelle au Parlement.

La session de jeudi de la commission des lois de l'assemblée nationale, consacrée à l'étude de la proposition de loi de révision constitutionnelle des députés ANC-ADDI n’a pas abouti. Comme en août dernier, les députés du parti au pouvoir et ceux de l'opposition n'ont trouvé aucun consensus.

Le Togo est dirigé depuis exactement cinquante ans par un seul et même régime. Et pour une frange de la population, il sera nécessaire de voir autre chose. Au même moment, les tenants actuels du pouvoir comptent y rester tant qu’ils auront la possibilité. La problématique de l’alternance politique au Togo alimente l’essentiel des débats sur les plateformes de discussions sur les réseaux sociaux. Le Groupe "Togo Ma Cité", une plateforme Whatsapp a relancé le débat samedi dernier à Lomé lors d'une rencontre.

Au Togo, la nécessité de la réforme de la constitution et des institutions n’est plus à démontrer. Presque tous les acteurs de la vie sociopolitique togolaise s’accordent à dire que le pays a besoin de ces réformes pour son avancement. Et depuis plus de deux ans, une commission de réflexion sur ces réformes a été mise en place par le président Faure Gnassingbé. La Commission, contestée par l’opposition qui réclame que les réformes soient opérées selon les prescriptions de l’Accord Politique Global (APG), a avancé des propositions dans son rapport d’étape remis à Faure Gnassingbé. Des propositions qui font déjà grincer les dents, dans les rangs de l'opposition. 

Les responsables du Groupe des six (6) partis politiques de l’opposition togolaise continuent leur lobbying pour la réalisation des réformes politiques et la décentralisation au Togo. Après les ambassadeurs, le représentant de la CEDEAO, ils viennent de rencontrer la conférence des évêques et les églises presbytériennes et méthodistes du Togo.

Prévues pour être faites il y a plus de dix ans à la suite du dialogue inter togolais de 2006, qui a abouti à la signature de l’Accord politique global (APG), les réformes constitutionnelles et institutionnelles ne sont toujours pas faites au Togo. Le pays fait du surplace sur la question alors que la nécessité de ces réformes n’est plus à prouver. Face à cette situation, certains citoyens togolais viennent de mettre sur pied, un Front pour le référendum au Togo.

La commission de réflexion sur les réformes a reçu jeudi le groupe des cinq, composé du Chef de la délégation de l’Union européenne, de l'Ambassadeur de France, de l'Ambassadeur d’Allemagne, de celui des Etats-Unis ainsi que de la Représentante-Résidente du système des Nations unies au Togo. Ces diplomates étaient allés apporter leur soutien à la commission à laquelle ils ont demandé de faire œuvre utile pour le Togo.

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