Ad Top Header

Les acteurs politiques togolais s’accorderont-ils sur un cadre électoral consensuel nécessaire à l’organisation de l’élection présidentielle ? La question taraude les esprits. Ces dernières semaines, plusieurs formations politiques de l’opposition ont demandé au pouvoir d’ouvrir des discussions dans le but d’améliorer le cadre électoral. Si à l’heure actuelle il n’est pas sûr qu’un autre dialogue ait véritablement lieu avant l’élection, il nous revient que le gouvernement a décidé d’échanger avec l’opposition.

Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) a posé lundi un certain nombre de revendications à satisfaire  par le gouvernement en vue de la transparence de l’élection présidentielle de 2020. Le mouvement de la société civile, dit ne pas demander la perfection mais exige l’amélioration du processus électoral.

Le mouvement Actions estudiantines pour le soutien au président Faure (AESOF-Togo) se lance dans la mobilisation des électeurs pour la victoire de Faure Gnassingbé en 2020. Cette organisation a eu des échanges mercredi avec le président du Front national (FN), Didier Amela à Lomé. Elle dit affuter ainsi ses armes pour une victoire du Chef de l’Etat actuel à l’élection présidentielle de 2020.

Les choses se précisent un peu plus pour l’organisation de la Présidentielle de 2020. Il n’y aura pas de recensement électoral comme souhaité par l’opposition, mais une révision électorale de 3 jours. Le gouvernement a adopté un décret sur le sujet mercredi en Conseil des ministres et entérine le calendrier de la CENI. La révision se tient les 29, 30 novembre et le 1er décembre prochains.

Déclaré pour mort sur les  réseaux sociaux après un malaise qu’il a eu en début du week-end dernier en pleine réunion avec des partis politiques de l’opposition togolaise et les victimes des incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, le prélat revient à la charge. Mardi, il a présidé la rencontre relative à la conclusion des travaux des 2 commissions instituées pour la transparence du scrutin présidentiel de 2020. A l'issue, Mgr Kpodrzo et les opposants demandent l’arrêt du processus électoral et adoptent une plateforme revendicative à l’endroit du Chef de l’Etat. Le prélat appelle par ailleurs à des manifestations pour le départ de Faure Gnassingbé

Gerry Taama  poursuit sa tournée nationale dans la perspective de la présidentielle de 2020. Le candidat investi par le Nouvel Engagement Togolais (NET) était à  la tête d’une délégation qui a rencontré des populations de la région des plateaux le weekend dernier. Ils ont à l’occasion, sensibilisé  les populations sur le prochain  scrutin présidentiel. A l’occasion, M. Taama a invité les autres opposants à envahir à leur tour le terrain pour donner une chance à l’alternance en 2020.

Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) se prononce de nouveau sur l’organisation de la prochaine élection présidentielle. Le parti d’Agbeyome Kodjo critique la dernière modification du code électoral et disqualifie la Cour constitutionnelle actuelle, illégale selon lui pour conduire le processus électoral. Tout en invitant les populations à une mobilisation sans précédent, le MPDD propose la tenue d’un dialogue inter togolais pour parvenir à un consensus national.

La table ronde des acteurs de l’opposition togolaise avec son Mgr Philippe Fanoko Kpodzro démarrée le 25 octobre dernier s’est poursuivie vendredi à Lomé. A cette 3è réunion, le prélat a invité des Organisations de la société civile et des syndicats des femmes revendeuses des marchés. Occasion pour les femmes victimes de l’incendie du Grand marché de Lomé d’exprimer leur désarroi. Elles ont vertement accusé l’opposition.

L’Assemblée nationale togolaise a adopté mardi le projet de loi modifiant les dispositions des titres I et IV du code électoral. C’était à l’issue d’une séance plénière présidée par Yawa Tségan en présence du ministre Payadowa Boukpessi, commissaire du gouvernement. Les nouvelles dispositions du Code électoral autorise désormais les togolais de l’extérieur à participer aux consultations électorales.

Jean-Pierre Fabre persiste : Des réformes devront être opérées avant la tenue de la prochaine élection présidentielle. Au rang de ces réformes, le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) s’attend à une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Candidat à ce scrutin, M. Fabre a accusé lundi l’équipe actuelle de la haute cour en matière constitutionnelle de violer la loi fondamentale du Togo.

OTR