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L’Union des forces de changement (UFC) a invité les acteurs politiques togolais à tourner le dos à la confrontation et à opter pour la paix et la tranquillité. Le parti a tenu samedi à Lomé une  conférence-débat suivie d’un atelier politique dans ce sens. L’UFC apporte son soutien au texte proposé par l’expert de la CEDEAO pour les réformes constitutionnelles. Les barons de cette formation politique appellent les leaders de la Coalition à écouter Gilchrist Olympio afin de travailler pour la réalisation d’une alternance politique pacifique et fraternelle.

Les députés de l’opposition togolaise ont déserté mercredi l’Assemblée nationale alors que démarrait l’examen du projet de loi de modification constitutionnelle introduit par le gouvernement togolais il y a deux semaines. Les parlementaires de l’opposition ne comptent pas s’associer à la démarche du pouvoir visant à « décider ce qui lui convient ». S’inscrivant dans la même logique, la Coalition des 14 partis politiques exige la prise en compte des propositions de l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO, qui sont des avancées réelles.

La Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise a manifesté, comme prévu, samedi dans les rues de Lomé. Mécontente du processus électoral en cours et des dernières décisions prises par les facilitateurs, l’opposition a mobilisé ses partisans pour donner un signal fort au régime de Faure Gnassingbé. Occasion d’inviter les Chefs d’Etat de la CEDEAO à véritablement aider le Togo à sortir de la situation actuelle que d’avaliser « un coup de force électoral ». Le regroupement politique réitère son refus d’aller « valider une mascarade électorale » organisée par le régime pour se maintenir.

Le Mouvement du  Peuple pour la Liberté (MPL) met ses menaces en exécution. En conférence de presse le 6 novembre dernier le mouvement politique de Pascal Adjamagbo brandissait la menace de descendre dans les rues et de ne rebrousser chemin que quand ses revendications seront satisfaites. Il vient de joindre l’acte à la parole en appelant ses militants à la manifestation de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise prévue pour ce samedi 17 novembre à Lomé.

Le Groupe des 5, composé des ambassades d’Allemagne, des Etats‐Unis d’Amérique, de France, la délégation de l’Union européenne et la coordination du système des Nations unies au Togo suivent de près l’évolution du problème politique togolais et les efforts en cours pour sa résolution. Mardi,  ces chancelleries ont appelé le pouvoir à poursuivre les mesures d’apaisement. De même, elles demandent à l’opposition de participer au recensement.

La Coalition de l’opposition togolaise a pris acte mardi de la reconnaissance de son droit de désigner ses représentants à la CENI mais a exprimé son désaccord sur les autres points du communiqué des facilitateurs. Pour les leaders du regroupement, le maintien des élections au 20 décembre et la prorogation de 3 jours de recensement ne répondent pas aux revendications soumises au facilitateur guinéen. Ils invitent la CEDEAO a tiré toutes les conséquences des violations répétées de la feuille de route par le régime togolais. Par ailleurs, la coalition appelle encore au boycott des 3 jours supplémentaires de recensement programmés du 16 au 18 novembre prochains.

La prestation de serment des 8 représentants de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise n’a pas eu lieu mardi comme prévu par la Cour Constitutionnelle. Le regroupement politique exige la satisfaction de plusieurs autres conditions devant favoriser l’organisation inclusive des prochaines élections. Pour Brigitte Adjamagbo-Johnson, la Coordinatrice de la Coalition, la prestation de serment ne se tiendra que lorsque les conditions seront réunies pour démarrer un processus consensuel.

A la suite du Chef de file de l’opposition, la coordinatrice de Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise réagit au décret pris jeudi en Conseil des ministres convoquant le corps électoral sur le 20 décembre prochain. Pour Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, rien ne justifie la décision du gouvernement. La secrétaire générale de la CDPA indique que les législatives prochaines n’auront pas lieu sans le regroupement de l’opposition et annonce une série de manifestations pour arrêter le pouvoir de Faure Gnassingbé.

Le Chef de file de l’opposition togolaise a estimé vendredi que le décret pris jeudi en Conseil des ministres, convoquant le corps électoral pour le 20 décembre est un amusement du président togolais, Faure Gnassingbé et de son gouvernement. Jean-Pierre Fabre indique que les élections n’auront pas lieu le 20 décembre, si tant est qu’elles doivent résoudre la crise politique en cours dans le pays. Du côté du pouvoir, on s'engage pour des élections transparentes, crédibles, paisibles et sincères.

Le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) suit de près le déroulement des discussions de la 3e réunion du Comité du suivi de la mise en œuvre de la feuille de route mais n’en attend pas un miracle. Pour son Vice-président, la CEDEAO manque d’efficacité dans la résolution de la crise togolaise. Gérard Adja affirme que les facilitateurs pourront proposer un compromis aux protagonistes mais cela ne pourra pas résoudre le problème togolais. Il invite, par ailleurs, l’opposition dans son ensemble à éviter le nouveau piège de UNIR.

OTR