Ad Top Header

C’est Brigitte Adjamagbo-Johnson qui fait l’annonce de la rencontre avec Faure Gnassingbé. Le Chef de l’Etat togolais reçoit dans le courant de la journée les leaders de la Coalition de l’opposition. Pour la Coordinatrice du regroupement de l’opposition, il sera question de parler essentiellement de la mise en œuvre des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales et l’organisation consensuelle des prochaines élections. L'information est également confirmée par la Présidence togolaise.

Le président des Forces démocratiques pour la République (FDR) est triste. Ce leader de la Coalition de l’opposition ne supporte pas la situation qui prévaut actuellement dans le pays. L’acteur politique qui a avoué il y a quelques jours que le regroupement de l’opposition est en difficulté, se dit également très touché par la gouvernance actuelle du pays. Se prononçant sur le Plan national de développement lancé en début du mois par le Chef de l’Etat, Me Apevon parle de la poudre de perlimpinpin.

Les Forces vives « Espérance pour le Togo » tient depuis vendredi à Lomé un forum citoyen. Le but est de parvenir à une fédération des énergies citoyennes permettant de converger les stratégies pour l’obtention des réformes politiques. Plusieurs leaders des organisations de la société civile, des partis politiques mais aussi des représentants des chancelleries étaient présents à l’ouverture de la rencontre. Dans son intervention à l’ouverture, le Père Pierre Marie-Chanel Affognon a appelé les togolais à s’armer de courage pour faire aboutir la lutte.

La Coalition de l’opposition togolaise a dévoilé mardi les conclusions de ses journées de réflexion. On retient que le regroupement entend se réorganiser et poursuivre la mobilisation populaire pour obtenir les réformes constitutionnelles et institutionnelles. La Coalition s’est restructurée et prévoit participer aux prochaines élections locales en groupe. La même stratégie est prévue pour l’élection présidentielle de 2020 avec le choix d’un candidat unique. Elle s’engage à tout mettre en œuvre pour gagner la prochaine présidentielle et faire du mandat, une transition devant impliquer tous les acteurs.

Le Parti National Panafricain (PNP) entend rencontrer la presse dans les jours à venir pour se prononcer sur l'évolution des dernières actualités sociopolitiques au Togo. En prélude à cette sortie médiatique, la formation politique  de Tikpi Atchadam clarifie sa position sur la participation ou non des prochaines élections locales. Le  parti ira à ces élections si seulement si ses revendications posées depuis le 19 août 2017 arrivent à être satisfaites par le pouvoir.

Gerry Taama renvoie les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales à plus tard et n’a désormais d’yeux que pour les élections locales. Celui qui promettait une session extraordinaire du Parlement pour l’opérationnalisation des réformes a d’autres priorités. Vendredi, il a déclaré qu’il soutient l’organisation des locales même en l’absence des réformes. Pour lui, les réformes demandées n’ont aucun lien avec les élections locales. En plus, M. Taama n’a pas raté la Coalition qu’il accuse d’avoir mené de faux combats pour finalement tout perdre.

Le Togo Autrement divorce officiellement avec  la coalition des 14 partis politiques de l'opposition togolaise. Après avoir cheminé 18 mois avec le regroupement de l'opposition, la formation politique de Fulbert Sassou Attisso décide de se retirer de la dynamique d'unicité d'actions pour reprendre son indépendance. Il  accuse la coalition d'entretenir le "statu quo" depuis son institution.

Dans une interview accordée à certains médias togolais mardi et qui a été initiée par Togobreakingnews.info, le représentant permanent de la CEDEAO au Togo est revenu sur la résolution de la crise sociopolitique togolaise par l’organisation communautaire. Pour Garba Lompo, la CEDEAO est satisfaite d’avoir contribué à ramener le calme et la sérénité au Togo. Le diplomate note qu’il y a eu certainement des actions positives et des actions imparfaites dans le processus de règlement de la crise. Pour lui, la CEDEAO va continuer à poursuivre les efforts pour le renforcement de l’apaisement dans le pays de Faure Gnassingbé, nécessaire à l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit. A l’occasion, M. Lompo a tenu à répondre à ceux qui l’ont accusé d’avoir pris le parti du pouvoir de Lomé et de saboter la lutte de la Coalition des 14 partis politiques. L’ancien ministre nigérien déclare que ces contempteurs sont tous des immatures politiques qui méconnaissent le fonctionnement des institutions. Lecture !

L’assemblée nationale togolaise procédera bientôt à l’élection de six  (6) personnalités pour représenter les partis extra-parlementaires et les organisations de la société civile à la Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI). La démarche s’inscrit dans le cadre du renouvellement des membres de cette institution. Les partis membres de la Coalition de l’opposition vont-ils faire acte de candidature afin de siéger à la CENI ?

Ce n’est plus un secret pour personne. La coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise traverse des moments difficiles depuis les législatives du 20 décembre dernier. Alors que les mauvaises langues considèrent cette période d’impasse comme étant le déclin d’un grand amour qui aura duré 18 mois  entre les partis membres de la coalition, des leaders du regroupement, estiment que la situation ne fait que consolider les ardeurs. Pour Antoine Folly, la coalition a été un don du ciel et il n’est pas question qu’elle se disloque si facilement.

OTR