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La crise sociopolitique en cours au Togo ne laisse pas insensibles les autres dirigeants de l’Afrique de l’Ouest. Des initiatives se prennent pour la résolution de la crise. La dernière en date est celle du Président ghanéen, Nana Akufo-Addo. Le dirigeant ghanéen a fait part de sa préoccupation concernant les évènements en cours au Togo lors d’une rencontre qu’il a eue lundi avec des chefs du territoire traditionnel Anlo-Aflao dont Togbega Amenya Fiti V, le chef suprême d'Aflao.

Les manifestations de rues annoncées pour les 7, 8 et 9 novembre auront effectivement lieu. Le gouvernement togolais ayant levé la mesure d’interdiction des marches en semaine. Les leaders de la coalition des 14 partis politiques de l'opposition l’ont confirmé mardi en conférence de presse à Lomé. Ils appellent les populations à sortir pour libérer le Togo afin d'en faire un patrimoine commun.

Le nombre actuel des membres à la Commission Electorale  Nationale Indépendante (CENI) est désormais de 13. L’Union des Forces pour le Changement (UFC)  de Gilchrist Olympio après avoir jeté de l’anathème sur une telle Commission décide finalement d’y siéger. L’élection de son représentant a eu  lieu  mardi en plénière  boycottée par les députés de l’opposition parlementaire. Il ne reste que 4 places à partager par l’ANC, le CAR, l’ADDI, les FDR, le FPD et Sursaut.

La coalition des 14 partis de l’opposition a tenu une conférence de presse en cette  fin de journée au cours de laquelle elle a fait le bilan des manifestations publiques de ce mercredi 18 octobre. Un bilan catastrophique, qui selon les leaders est loin de les amener à surseoir aux prochaines manifestations. D’ailleurs, elle appelle encore les populations à sortir massivement jeudi.

Après le gouvernement, c’est au tour de la coalition des 14  partis de l’opposition de  réagir suite à l’arrestation de l’Imam Djobo Mohamed Alassani. Et comme on pourrait s’y  attendre, l’opposition condamne ce qu’elle appelle l’enlèvement d’un proche de Tikpi Atchadam  et exige sa libération immédiate et inconditionnelle. Elle remobilise ses troupes pour les manifestations de mercredi et jeudi.

L’interdiction des marches en semaine annoncée par les ministres Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et Yark Damehame de la Sécurité mardi dernier ne dit pratiquement rien à la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Ce regroupement a appelé jeudi à 4 jours de manifestation avant la fin du mois d’octobre.

Sept (7) organisations de la société civile sont en colère contre les organisateurs de "la marche de colère" du 05 octobre dernier. Elles ont  annoncé jeudi en un point de presse, des poursuites judiciaires contre ceux-ci, et par la même occasion s'insurgent contre les politiques qui manipulent les jeunes pour parvenir à leur fin.

La mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) qui devrait arriver au Togo pour prendre langue avec les acteurs de la crise sociopolitique en cours dans le pays est en difficulté. Alors même que des informations indiquent que le gouvernement togolais a demandé le report de cette mission qui devrait être dirigée par la Nigérienne Aichatou Miadaoudou, c'est l'opposition togolaise qui prévient qu'elle ne la rencontrera pas.

Les forces démocratiques togolaises ont réagi jeudi suite au communiqué conjoint de la CEDEAO, de l’Union Africaine (UA) et du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Dans un communiqué diffusé jeudi, la coalition de l’opposition togolaise a fait part de son étonnement et de son indignation à la lecture du communiqué et dénonce une incohérence de la part de ces organisations.

Les députés de l'opposition togolaise ont vu  leurs indemnités parlementaires du mois de septembre augmenter de 410. 000 francs CFA sans explication aucune, selon eux. Mais ils comptent utiliser cette surprise pour venir en aide aux victimes des dernières manifestations.

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