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Le dialogue politique annoncé par le gouvernement togolais aura bel et bien lieu. Mais si les choses trainent, ce n’est pas de la faute du gouvernement mais de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. C’est ce qu’a indiqué lundi le ministre togolais de la fonction publique, Gilbert Bawara.

Depuis les violentes manifestations qu’a connues la ville de Sokodé entre les mois d’août et de septembre et les violences enregistrées dans la ville voisine de Bafilo à l’occasion des manifestations de septembre, ces deux villes sont quadrillées par les forces de défense et de sécurité et les manifestations de l’opposition n’y sont plus autorisées. Mardi dernier, des militants de l’opposition avaient tenté de se regrouper mais ont été littéralement dispersés. La coalition de l’opposition prévoit une stratégie pour libérer ces deux villes.

Le ministre togolais de la fonction publique est revenu en détails sur les mesures prises par le gouvernement en vue de l’apaisement du climat sociopolitique et pour faciliter le  dialogue attendu prochainement à Lomé. Pour Gilbert Bawara, le gouvernement togolais a toujours été ouvert au dialogue et à la concertation. Dans un entretien avec « Togo Breaking News », M. Bawara a invité les leaders de l’opposition à agir avec le sens de la retenue et de la responsabilité, à faire preuve d’ouverture et d’écoute afin que le dialogue puisse s’engager sans préalables ni exigences inconsidérées, afin d’aboutir à des résultats devant approfondir la démocratie et renforcer l’Etat de droit au Togo.

Devant la presse dans la matinée de mercredi à Lomé, la coalition des 14 partis politiques de l'opposition a fait le point de la manifestation de mardi à Lomé et dans les localités de l'intérieur du pays. Le regroupement a dénoncé la situation qui prévaut à Sokodé et à Bafilo et appelle les populations togolaises à maintenir la pression.

Plusieurs milliers de partisans de l’opposition ont manifesté dans les rues de Lomé et de plusieurs localités du Togo mardi. A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, les manifestants ont exprimé, dans le calme, leur volonté de voir rétablir la Constitution de 1992 dans sa version originelle ainsi que l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora. Au point de chute de la manifestation à Lomé, Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition n’a donné aucun crédit à la volonté du dialogue affiché par les autorités togolaises.

Le parti Union pour la République (au pouvoir) s’est prononcé mardi sur les mesures d’apaisement prises par le gouvernement togolais ainsi que le dialogue dont l’ouverture est annoncée pour prochainement à Lomé. Pour le parti présidentiel, cette démarche gouvernementale est la preuve de la magnanimité et l’ouverture constante de Faure Gnassingbé.

Le Groupe des 5, qui regroupe la Délégation de l’Union Européenne, la Coordination du Système des Nations Unies, et les Ambassades d’Allemagne, de France, et des Etats-Unis d’Amérique au Togo, réagit de nouveau sur la situation togolaise. Dans une nouvelle déclaration, le groupe salue les mesures d’apaisement prises par le gouvernement et encourage les uns et les autres à participer au dialogue annoncé.

L’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy a été reçu mardi par le Premier Ministre, Sélom Klassou. Les deux hommes ont échangé sur les relations de coopération qui unissent la France et le Togo. La rencontre a également été l’occasion de discuter de la crise politique en cours au Togo. Le diplomate français a salué la démarche d’apaisement entreprise par les autorités togolaises.

Le gouvernement togolais a annoncé lundi dans un communiqué des mesures pour,  dit-il, apaiser la tension dans le pays et aller vers la recherche de solution à la crise sociopolitique en cours. Ces mesures prises à la veille de la reprise des nouvelles manifestations publiques de l'opposition vont de la libération des personnes arrêtées dans le cadre des marches, la restitution des motos saisies à la levée du contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre. Par la même occasion, les autorités annoncent l’ouverture prochaine d’un dialogue avec l’ensemble des partis politiques.

Des femmes togolaises sont vivement en colère contre les leaders politiques du pays. Elles disent souffrir au plus profond dans leur chaire de mère de famille des conséquences des manifestations émaillées de violences, de destructions de biens publics et privés, de pertes de vies humaines, de blessés et des arrestations que connait le Togo depuis le 19 août dernier. Réunies au sein du Groupe de réflexion "Femmes mobilisées pour la paix au Togo", ces femmes ont lancé samedi un appel à l'opposition et au pouvoir à se retrouver pour un dialogue franc et sincère.

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