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La coalition de l’opposition n’est pas d’accord avec la procédure du gouvernement qui consiste à consulter d’autres acteurs politiques dans le cadre des préparatifs du dialogue. Elle a boycotté les consultations du gouvernement et pour mettre un plus la pression, elle était mercredi dans les rues de Lomé et de certaines localités en région. A l’occasion, elle a appelé le gouvernement à respecter ce qui était convenu pour que le Comité préparatoire du dialogue se réunisse.

Abass Frédéric Kaboua  s’insurge contre l’idée que fait la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, plus particulièrement, le  Chef de file de l’opposition des  acteurs devant participer  au prochain  dialogue annoncé par le gouvernement. Le Président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) s’est prononcé mercredi sur le sujet au cours d’une conférence de presse tenue à Lomé sous haute surveillance policière. Pour lui,  seuls le MRC et l’Obuts sont de vrais partis d’opposition au Togo.

« Ce que vous avez réussi au bout de quatre mois de lutte est extraordinaire Nous avez réussi à faire renaître l’unité du peuple togolais derrière un seul et même objectif : l’alternance ». C’est en ces termes que Tikpi Atchadam s’est adressé aux togolais mercredi qui est le premier des trois jours de manifestations qu’organise la coalition des partis politiques de l’opposition. Il a exhorté les manifestants à sortir massivement les mains nues.

Le Front Citoyen « Togo Debout » (FCTD)  fait désormais alliance avec le Groupe de Réflexion et d’Action pour le Dialogue, la Démocratie et le Développement  (GRAD) pour défendre les intérêts du peuple togolais. Face à la presse mardi à Lomé, les deux organisations de la société civile ont entre autres réaffirmé leur engagement ferme aux côtés du peuple, exigé le déverrouillage des institutions de la République et exhorté à une vigilance accrue face au prochain dialogue annoncé par le gouvernement.  Pour le FCTD et le GRAD, le retour à la Constitution originelle de 1992 n’est pas utopique.

La diaspora togolaise qui se mobilise derrière l’opposition togolaise montre quelques signes de division. Des regroupements commencent à s’accuser et les uns menacent les autres de les traduire en justice.  C’est le cas du différend qui oppose depuis quelques jours Lily Gnininvi, responsable de la Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie et Jean Paul Omoulou, à la tête des togolais vivants en Suisse.

Les consultations annoncées par le gouvernement togolais en vue de recueillir les avis et suggestions des partis politiques sur le format et les modalités du dialogue devant solder la question des réformes constitutionnelles ne cessent de susciter des débats. La Coalition des 14 partis de l’opposition accuse les autorités de se muer en juge et partie en prenant cette initiative. Au niveau du gouvernement, on défend une démarche cohérente qui permettra de mener un dialogue inclusif et efficace avec l’apport des principaux partis politiques représentés au parlement et des personnalités qui ont eu à exercer de hautes fonctions dans le pays.

La coalition des 14 partis de l'opposition a dévoilé mardi à la presse les circonstances dans lesquelles certains de ses militants ont été pris à parti sur le chemin du retour de la manifestation du weekend dernier. Les forces démocratiques de l'opposition  assimilent les actes de violence du samedi à une volonté manifeste du gouvernement de braquer l'opposition de la voir repousser le dialogue et appellent le peuple à la vigilance. Elles décident du report de la marche du jeudi en faveur d'une nouvelle série de manifestations de trois  jours prévues sur la semaine prochaine.

Les faits qui se sont produits samedi dernier à la fin de la manifestation de l’opposition dans certains quartiers de Lomé ne sont pas du goût de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition togolaise. Alors qu’ils rentraient chez eux après le meeting de la Plage, plusieurs partisans de la coalition ont été pris à partis par les forces et de sécurité qui ont même fait usage de gaz lacrymogènes. Des agissements qui ne sont pas du goût du Chef de file de l’Opposition, Jean-Pierre Fabre qui a menacé lundi de ne plus dialoguer avec le pouvoir de Faure Gnassingbé si ces brimades continuent. Même son de cloche du côté de Brigitte Adjamagbo-Johnson.

La coalition des 14 partis politiques de l’opposition a achevé samedi à Lomé et dans plusieurs autres villes de l’intérieur du pays la série des manifestations des trois jours démarrée le mercredi dernier. A la plage, point de chute de la manifestation, les organisateurs se sont  réjouis  de la mobilisation. Occasion pour Jean-Pierre Fabre et les autres leaders de la coalition de mobiliser les troupes pour les prochaines échéances et de se prononcer davantage sur le prochain dialogue annoncé par le gouvernement. Ils exhortent également les croyants à prier pour l’aboutissement de la lutte. 

L’opposition togolaise a entamé une nouvelle série de manifestations mercredi à Lomé et en région. Dans les rues de la capitale, ils sont des milliers à battre le pavé pour réclamer le retour à la version originelle de la Constitution de 1992, l’effectivité du droit de vote pour les togolais de la diaspora et la libération des personnes arrêtées et emprisonnées dans le cadre des manifestations depuis le mois d’août. A l’occasion, Jean-Pierre Fabre a adressé un avertissement au régime de Faure Gnassingbé.

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