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La Conférence des évêques du Togo (CET) a plaidé jeudi la libération de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, de Gérard Djossou accusés d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. Les évêques catholiques réclament également le prophète Esaïe Dekpo détenu depuis plusieurs semaines pour des prophéties assimilées à l’atteinte à la sûreté de l’Etat.

L’arrestation et la détention de Brigitte Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou continue de susciter indignation. Au Togo, les acteurs de l’opposition et de la société civile ont unanimement condamné cette entreprise du pouvoir de Faure Gnassingbé remettant en scelle la crise postélectorale. On en était là quand l’Internationale Socialiste réagit. L’organisation mondiale des partis sociaux-démocrates, socialistes et travaillistes dénonce une persécution politique et exige la libération de ses membres.

Une vingtaine de leaders politiques et d’acteurs de la société civile sont revenus mercredi sur l’arrestation de Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson et de Gérard Djossou. En conférence de presse à Lomé, ils ont de nouveau condamné cette entreprise du pouvoir de Faure Gnassingbé. Par la même occasion, ils ont institué un comité de leaders devant travailler à la libération des 2 membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro et par extension tous les prisonniers politiques.

C’est à l’unanimité que les différentes entités de l’opposition togolaise et des organisations de la société civile ont condamné l’arrestation de Gérard Djossou et de Brigitte Adjamagbo-Johnson. Le pouvoir togolais accuse les 2 leaders de la Dynamique Mgr Kpodzro de disposer des documents portant sur un projet d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat. L’ANC, le Front citoyen Togo Debout, les FDR, le PSR, l'UDS-Togo, l’ADDI, François Boko, Dr Jean-Emmanuel Gnagnon, Pasteur Edoh Komi et bien d’autres ont exigé la relaxe pure et simple des opposants.

La Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) contestant le 4e mandat de Faure Gnassingbé est persécutée. A la veille de sa manifestation interdite, un des leaders de ce regroupement de partis politiques a été enlevé et conduit à une destination inconnue. Gérard Djossou a été enlevé après une rencontre avec le G5, Groupe des 5 ambassadeurs accrédités au Togo.

C’est une des causes qui ont conduit à l’éclatement de la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Le Président ivoirien, Alassane Ouattara avait remis le 30 juillet 2018 à Lomé une importante somme d’argent aux leaders de ce regroupement d’alors. Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) avoue finalement la réception de ce présent. Pour Jean-Pierre Fabre, il s’agissait d’un « cadeau » ayant empoisonné l’opposition et la lutte politique

Alors que le pouvoir togolais a tourné la page de la dernière élection présidentielle, Jean Kissi ne l’entend pas de cette oreille. Le Secrétaire général du Comité d’action pour renouveau (CAR) pense que la crise politique togolaise est encore à résoudre. A ce sujet, il appelle les entités de l’opposition à se mettre dans une nouvelle C14 pour relancer la quête de l’alternance.

Les togolais se sont souvenus lundi du soulèvement populaire du 5 octobre 1990. Un évènement qui a donné le ton au processus de démocratisation dans lequel le pays se trouve depuis. Trente ans après ce soulèvement et à l’heure du bilan, l’un des acteurs clés de ce soulèvement exprime son regret. Depuis son exil européen, Tino Agbelenko Doglo déplore l’attitude de certains partis d’opposition qui empêche tout résultat au profit du peuple togolais.

Timothée Ayekomon a reçu une convocation policière pour le lundi 14 septembre prochain avec une mise en garde. Alors même que ce jeune opposant n’a reçu ni une première ni une 2e convocation, l’agent de police le convoquant a pris soin de lui signifier qu’il s’agit de la 3e convocation. La manigance derrière cette pratique est d’aller chercher ce militant de l’Union des forces de changement (UFC) manu-militari. Derrière cette affaire se trouve un député de ce parti à l’Assemblée nationale.

Me Isabelle Ameganvi est en colère contre ses collègues de l’opposition. Dans la ligne de mire de la 2e vice-présidente de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), se retrouve désormais la Convention démocratique des peuples africains (CDPA). L’adjointe au Maire de Golfe 4 (Amoutivé) comprend mal le côté transparent qu’affiche Brigitte Adjamagbo en mettant en public une nouvelle histoire d’argent.

OTR